Pr0n : une anal-yse en profondeur de la prononciation des nombres et autres énumérations : Différence entre versions

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! rowspan="2"|<math>N^M</math><ref>, avec N et M nombres exprimables par une syllabe précédemment présenté, c'est à dire qu'on à 0 ≤ [N,M] < <math>10^10</math> </ref>
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| rowspan="2"| /''N''nM/ (les sons du ''N'' et le n infixe séparés, tout comme o et m dans dôme. Par exemple pour nuñdo (1¹⁰)S il ne faut '''pas''' prononcer /ɛ̃/, comme dans ''nain'')
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| rowspan="2"| exemple avec 10¹⁰ : do (10) puissance (ñ)<ref>Rappelons que nous avons choisi n pour désigner l'unité, c'est à dire <math>10^0</math>. L'emploie du n comme indicateur de puissance rejoint donc ici l'emploi du zéro pour cette même fonction. Le tilde (~) du n est là pour marquer à la fois qu’il s'agit d'un objet mathématique différent du zéro, mais avec une forte relation, tout en relevant la séparation de la prononciation. L’usage du français voudrait plutôt des trémas, mais le n tréma n'est pas caractère saisissable sur ordinateur. Dit plus formellement le ñ joue ici le rôle d'un opérateur infixe agglutinant deux phonèmes, aux valeurs précédemment définies, et mettant le préfixe à la puissance du suffixe.</ref> dix (do), doñdo.
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| exemple avec 10¹⁰ : do (10) puissance (ñ)<ref>Rappelons que nous avons choisi n pour désigner l'unité, c'est à dire <math>10^0</math>. L'emploie du n comme indicateur de puissance rejoint donc ici l'emploi du zéro pour cette même fonction. Le tilde (~) du n est là pour marquer à la fois qu’il s'agit d'un objet mathématique différent du zéro, mais avec une forte relation, tout en relevant la séparation de la prononciation. L’usage du français voudrait plutôt des trémas, mais le n tréma n'est pas caractère saisissable sur ordinateur. Dit plus formellement le ñ joue ici le rôle d'un opérateur infixe agglutinant deux phonèmes, aux valeurs précédemment définies, et mettant le préfixe à la puissance du suffixe. Notons au passage que les différentes syllabes jouent elles implicitement la fonction d'addition. Ainsi bodo (ou bodono, 110) correspond effectivement à bo+do+no, soi 100 + 10 + 0</ref> dix (do), doñdo.
 
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Version du 1 mai 2012 à 21:27

Sommaire

Résumé

La prononciation des nombres dérive, comme la plupart des mots des langues naturelles, d'un processus historique entropique. On se propose ici d'analyser l'expression de nombre de de dégager une méthode optimal de prononciation.

Dans un premier temps on dégagera des prononciations familières aux francophones pour exprimer uniquement des nombres entiers. Puis dans un second temps en s'appuyant la méthodologie dégagé, on cherchera à exprimer des nombres d'ensembles plus vastes (<math>\mathbb{R}, \mathbb{C}</math>, …) et des opérations entre ces nombres à l'aide de l'alphabet phonétique international (API).


Battons la mesure

Cette idée de prononciation des nombres ne m'est pas venu de nul part un jour en fixant un mur. Elle découle d'un problème bien concret qui m'a suffisamment ennuyé pour que je cherche à le résoudre. Alors que je travaillais ma rythmique, « un, deux, trois, quatre, un, deux, trois, quatre…», il m'apparut que quelque chose n'allais pas. Mon quatre était bien trop long par rapport aux trois nombres précédents !

En effet, transcrit en API, on obtiens « /œ̃/, /dø/, /tʁwa/, /katʁ/ ». Les trois premiers ont leur unique voyelle en fin de prononciation, ce qui permet de les prononcé d'une seule traite, si l'on peut dire. Dans /katʁ/ la voyelle est cerné de part et d'autres par des consonnes. Notons que très concrètement, ce n'était pas la longueur du mot quatre qui me perturbait. Dans la transcription API, on vois immédiatement que trois à autant de son que quatre. Battez la mesure pour vous faire un avis. Évidemment, la prononciation de chacun peut varier. Ré-essayez en prononçant /kat/ à la place de /katʁ/, c'est à dire quate, ou comme le chat des anglophones cat. Ces derniers n'ont d'ailleurs pas de problème avec leur « one, two, three, four» (/wʌn/ /ˈtu/ /ˈθriː/ /fuʁ/), essayez. J'espère que l'expérience vous semble éclairante.


Voilà donc le point de départ de cette réflexion. Bien sûr j'aurais pu m'arrêter là, mais le démon de l'analyse s'était emparé de moi, me sifflant jour et nuit de lui céder, ne me laissant nul répits !

Nous disions donc que /kat/ me paraissait satisfaisant, mais tant qu'à faire, pourquoi ne pas se débarrasser de ce t final ? Et du coté de trois, on pourrait également de se contenter d'une consonne et d'une voyelle. Nous pouvons par exemple alors avoir « /œ̃/, /dø/, /ta/, /ka/ ». Mais puisqu'on en est là, pourquoi ne pas se contenter d'une seule voyelle ? Évidement, il nous faut alors choisir une nouvelle voyelle pour différencier les deux /a/ obtenus par aphérèse[1] de /ta/ et /ka/. Et pourquoi pas de quoi compter au-delà de quatre ?

Soyons francs

Comme nous l'avons précédemment vu, nous pouvons associer à chaque voyelle un nombre, plus exactement les nombres formant la base d'un système de numération. La langue française fourni donc assez de voyelle pour compter en base 16. Si les voyelles forment la base, les consonnes peuvent coder les puissances successives.

Voyelles du français[2]
API X-SAMPA Syllabe ouverte Syllabe fermée Peu coder (par exemple)
/i/ /i/ dit /di/ dite /dit/ 0
/e/ /e/ dé /de/ 1
/ɛ/ /E/ dais /dɛ/ dette /dɛt/ 2
/ɛ̃/ /E~/ daim /dɛ̃/ plainte /plɛ̃t/ 3
/œ̃/ /9~/ d’un /d‿œ̃/ junte /ʒœ̃t/ 4
/œ/ /9/ amateurisme /a.ma.tœ.ʁism/ peur /pœʁ/ 5
/ə/ /@/ de /də/
(non accentuée)
6
/ø/ /2/ deux /dø/ creuse /crøz/ 7
/y/ /y/ dû /dy/ lutte /lyt/ 8
/u/ /u/ doux /du/ douze /duz/ 9
/o/ /o/ dos /do/ dôme /dom/ 10 (A[3])
/ɔ/ /O/ moteur /mɔ.tœr/ lotte /lɔt/ 11 (B)
/ɔ̃/ /O~/ dont /dɔ̃/ monte /mɔ̃t/ 12 (C)
/ɑ̃/ /A~/ dent /dɑ̃/ lente /lɑ̃t/ 13 (D)
/ɑ/ /A/ mât /mɑ/ âme /ɑm/ 14 (E)
/a/ /a/ da /da/ mal /mal/ 15 (F)


Consonnes
API X-SAMPA Initiale Finale Peu coder (par exemple)
/n/ /n/ nan /nɑ̃/ canne /kan/ <math>n\times{}b^0</math>[4]
/ɲ/ /J/ gnon /ɲɔ̃/ cagne /kaɲ/
/ŋ/ /N/ ping /piŋ/
/ɡ/ /g/ gant /ɡɑ̃/ cague /kaɡ/
/k/ /k/ quand /kɑ̃/ caque /kak/
/m/ /m/ ment /mɑ̃/ came /kam/
/b/ /b/ banc /bɑ̃/ cab /kab/
/p/ /p/ pend /pɑ̃/ cape /kap/
/v/ /v/ vent /vɑ̃/ cave /kav/
/f/ /f/ fend /fɑ̃/ gaffe /ɡaf/
/d/ /d/ dans /dɑ̃/ clade /klad/
/t/ /t/ tant /tɑ̃/ patte /pat/
/ʒ/ /Z/ gens /ʒɑ̃/ cage /kaʒ/
/ʃ/ /S/ chant /ʃɑ̃/ cache /kaʃ/
/z/ /z/ zen /zɛn/ case /kaz/
/s/ /s/ sans /sɑ̃/ casse /kas/
/ʁ/ /R/ rang /ʁɑ̃/ carre /kaʁ/
/l/ /l/ lent /lɑ̃/ cale /kal/
/h/ e /h/ ha /hɑ/ <math>n\times{}b^{18}</math>


Un choix dix chiffres/voyelles plus mnémotechnique pour des francophones
Chiffre En français Dans le codage proposé
Orthographe Prononciation API Orthographe (hors ordre) Prononciation API Mnémotechnique
0 zéro /ze.ʁo/ o /o/ zéro
1 un /œ̃/ u /y/ (comme dans lu) un(ité)
2 deux /dø/ eu /ø/ deux
3 trois /tʁwɑ/ oi /wɑ/ trois
4 quatre /katʁ/ a /a/ quatre
5 cinq /sɛ̃k/ in /ɛ̃/ cinq
6 six /sis/ i /i/ six
7 sept /sɛt/ è /ɛ/ (comme dans cèpe) sept
8 huit /ɥit/ ui /ɥi/ huit
9 neuf /nœf/ en /ɑ̃/[5] comme (banc) neuf
Un choix puissance/consonne plus mnémotechnique pour des francophones
Puissance codé Orthographe de la consonne associé Prononciation API Mnémotechnique Exemple de nombre Orthographe française
nombre codé orthographe Prononciation
Aucune (chiffre en tant qu'objet base, et non en tant qu'unité) h /h/ chiffre constitutif d'une base 9 hen /hã/ (comme banc) N/A
<math>10^0</math> (unité) n /n/ unité 0 no[6] /no/ zéro
<math>10^1</math> d /d/ dizaine 10 du /dy/ dix
<math>10^2</math> b /b/ bidécimal 200 beu /bø/ deux cents
<math>10^3</math> m /m/ millier 3 000 moi /mwa/ trois mille
<math>10^4</math> r /ʁ/ myriade (une myriade = 10 000) 40 000 ra /ʁa/ quarante mille
<math>10^5</math> k /k/ kilo-bi-décimal (<math>10^3*10^2</math> 500 000 kin /kɛ̃/ cinq-cents-mille
<math>10^6</math> l /l/ million 6 000 000 li /li/ six millions
<math>10^7</math> s /s/ dix puissance sept 70 000 000 /sɛ/ soixante-dix-millions
<math>10^8</math> t /t/ dix puissance huit 800 000 000 tui /tɥi/ huit-cent-millions
<math>10^9</math> p /p/ il n'y a pas de mnémotechnique ! 9 000 000 000 jen /pã/ neuf milliards
<math>N^M</math>[7] NñM /NnM/ (les sons du N et le n infixe séparés, tout comme o et m dans dôme. Par exemple pour nuñdo (1¹⁰)S il ne faut pas prononcer /ɛ̃/, comme dans nain) exemple avec 10¹⁰ : do (10) puissance (ñ)[8] dix (do), doñdo.
<math>10^{10}</math> doñdo /dondo/ do (10) puissance (ñ) dix (do). 10 000 000 000 nuñdo (1×10¹⁰) /nundo/ dix milliards
40 000 000 410 dañdo-da-do[9] /dandodado/ quarante milliards quatre-cent dix
<math>10^{11}</math> doñdu /dondy/ do (10) puissance (ñ) du (11) 600 000 000 000 diñdu /dindu/ six-cent milliards
<math>10^{12}</math> doñdeu /dondø/ do (10) puissance (ñ) deu (12) 1 000 000 000 000 to /to/ un billion (échelle longue)
<math>10^42</math> doñdaneu /dondanø/ peta- 10 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 042 doñdaneu no daneu Explication, ici le no surnuméraire (doñdaneu daneu n'est pas ambiguë) renforce la séparation entre les parties du nombre qui sont des ordres de grandeurs extrêmement différentes. /dondanø no danø/ un septillion et quarante deux(échelle longue)
<math>10^{100}</math> (un gogol) doñbo /donbo/ 10 (do) puissance (ñ) 100 90 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 (9 gogol) denñbo /dãñbo/ dix sexdécilliard (échelle longue du système Peletier), dix duotrigintillion (échelle courte britannique & américaine « moderne »), dix triacontillion (sytème Gillion) , mille myllions de byllions de quadryllion (système Myriade), un gogol (système Gogol)
<math>10^{10^{100}}</math> (un gogolplex) doñdoñbo /dondonbo/ 10 (do) puissance (ñ)10 (do) puissance (ñ) 100 <math>10^{10^{100}}</math> (L'univers connu dans son entièreté ne dispose pas de suffisamment d’espace pour afficher ce nombre sous sa forme décimal in extenso[10].) ggpo /ggpo/ un gogolplex, dix puissance dix sexdécilliard (échelle longue), l’expression de ce nombre dans les autres systèmes sus-cités est laissé en exercice aux lecteurs.
<math>10^{99^{99^{99}}}</math>[11] doñpenñpenñpen /donpãnpãnpã/ 10 (do) puissance (ñ) 99 (pen) etc. <math>99^{99^{99^{99}}}</math> penñpenñpenñpen /pãnpãnpãnpã/ N/A


Ainsi le nombre 99 671 789 159 735 315 874 se prononce habituellement (en France, en utilisant l'échelle longue, dans une base 10) :

quatre vingt dix neuf trillions, six cent soixante et onze billiards, sept cent quatre vingt neuf billions, cent cinquante neuf milliards, sept cent trente cinq millions, trois cent quinze mille, huit cent soixante quatorze.

Vous êtes encore là ? Vous pouvez utiliser ce nombre pour maltraiterpunir vos enfants : « tu vas me copier 99 671 789 159 735 315 874 fois ce nombre, en toutes lettres ».

En suivant la nomenclature précédemment exposée on dira : hu ləʁøse zøʃyʒu tedœfu vøpɛ̃bœ mɛ̃keɡœ ŋyɲønœ̃. Tout de même plus court ! (mais votre enfant en aura encore sans doute pour plusieurs vies)

Pas convaincu ? Voilà une décomposition qui permet de visualisé la prononciation chiffre à chiffre :

 9 . 6  7  1 . 7  8  9 . 1  5  9 . 7  3  5 . 3  1  5 . 8  7  4
hu  lə ʁø se  zø ʃy ʒu  te dœ fu  vø pɛ̃ bœ  mɛ̃ ke ɡœ  ŋy ɲø nœ̃


Pour des nombres plus grand on peut utiliser la même astuce que nous connaissons déjà en français. À savoir qu'un nombre qui en précède un plus grand indique le cardinal (la quantité) de ce nombre. On dit donc trois cent, trois étant inférieur à cent. De même on pourrait dire hilu pour <math>10^{17}\times{}9\times{}10^{18}</math>, soit <math>9\times{}10^{35}</math>.

Une autre possibilité est d'utiliser d'autres consonnes que celles du français. Le oubykh, par exemple, utilise plus de 80 consonnes. Quand on sais que le nombre d'atome dans l'Univers visible est estimé à <math>10^{80}</math>[12] on peut supposer que cette méthodologie de nomenclature devrait être suffisamment puissante pour nommer la plupart des nombres utilisés.

On remarquera que dans le précédent exemple, il n'y avait nul zéro. Mais dans le cas où un nombre comporte des zéros on peut tout à fait omettre de les prononcer, comme habituellement en français. Ainsi ŋyɲini (ŋy-ɲi-ni, 800) et ŋy (qu'on peut penser <math>8\times{}10^{2}</math>) sont équivalent.

Seul le nombre zéro nécessite que l'on prononce obligatoirement sa syllabe associée. Notons d'ailleurs que si culturellement on sera plus enclin à utiliser la consonne préfixe de l'unité, elle n'a pas vraiment d'importance. Il est équivalent de dire ni, ɲi ou ŋi, etc, comme il est équivalent d'écrire <math>0\times{}10^{n}, n\in\{0,1,2\}</math>.


Choix d'une nomenclature pour les nombres entiers

Précédemment nous avons pris l'exemple d'une nomenclature avec en préoccupation de n'utiliser que des sons connus des francophones. Nous allons ici nous intéresser à la prononciation des nombres dans le monde, afin d'établir une nomenclature qui cette fois prendra en compte les prononciations existantes. L'objectif étant ici de faciliter l'apprentissage, en fournissant des moyens mnémotechniques vis à vis de l'existant.

Musique

En musique on veut coder trois attributs qu'on donne aux sons :

  • l'amplitude ;
  • la durée ;
  • la hauteur.

La monodie modale occidentale est largement construite sur un système dodécaphonique, plus exactement elle utilise le plus souvent douze demi-tons.

Ce sont ces douze demi-tons que nous nous proposons ici de coder en tant que base. Nous y ajouterons également la notion de silence, comme treizième demi-ton virtuel.

Numérotation des notes
En France, Italie, etc. do do♯ (ré♭) (ré♯) mi♭ mi fa fa♯ (sol♭) sol sol♯ (la♭) la (la♯) si♭ si (𝄽)
Prononciation proposée /i/ /e/ /ɛ/ /ɛ̃/ /œ/ /ø/ /y/ /u/ /o/ /ɔ/ /ɔ̃/ /ɑ̃/ /a/

Une première console préfixant ces bases peuvent venir coder une hauteur « absolue », c'est à dire l'indice de l'octave dans laquelle on effectue le son.

Préfixe d'indice d'octave
Indice d'octave/consonne correspondante do do♯ (ré♭) (ré♯) mi♭ mi fa fa♯ (sol♭) sol sol♯ (la♭) la (la♯) si♭ si (𝄽)
0 /n/ /ni/ /ne/ /nɛ/ /nɛ̃/ /nœ/ /nø/ /ny/ /nu/ /no/ /nɔ/ /nɔ̃/ /nɑ̃/ /na/
1 /ɲ/ /ɲi/ /ɲe/ /ɲɛ/ /ɲɛ̃/ /ɲœ/ /ɲø/ /ɲy/ /ɲu/ /ɲo/ /ɲɔ/ /ɲɔ̃/ /ɲɑ̃/ /ɲa/
2 /m/ /mi/ /me/ /mɛ/ /mɛ̃/ /mœ/ /mø/ /my/ /mu/ /mo/ /mɔ/ /mɔ̃/ /mɑ̃/ /ma/
3 /v/ /vi/ /ve/ /vɛ/ /vɛ̃/ /vœ/ /vø/ /vy/ /vu/ /vo/ /vɔ/ /vɔ̃/ /vɑ̃/ /va/
4 /f/ /fi/ /fe/ /fɛ/ /fɛ̃/ /fœ/ /fø/ /fy/ /fu/ /fo/ /fɔ/ /fɔ̃/ /fɑ̃/ /fa/
5 /t/ /ti/ /te/ /tɛ/ /tɛ̃/ /tœ/ /tø/ /ty/ /tu/ /to/ /tɔ/ /tɔ̃/ /tɑ̃/ /ta/
6 /s/ /si/ /se/ /sɛ/ /sɛ̃/ /sœ/ /sø/ /sy/ /su/ /so/ /sɔ/ /sɔ̃/ /sɑ̃/ /sa/

Un souci particulier a été pris pour éviter que de sélectionner des sons trop proches.

La prononciation de chacun pourra faire mentir ces choix, mais ils ont en tout cas été sélectionner avec l'intention d'éviter les amalgames.

Dans une notation plus habituelle aux francophones
Nom usuel Guido d'Arezzo Do Do♯ Mi♭ Mi Fa Fa♯ Sol Sol♯ La Si♭ Si
Notation alphabétique C C♯ D D♯ E F F♯ G G♯ A A♯ B
Indice d’octave \ note (mnémotechnique) o (Do) oi (Do♯) é (Ré) è (proche du é précédent) i (Mi) ui (avant u, après i) u (il fa'llut faire un choix) ou (Sol) eu a (A, La) oin (ouin, j'ai pas trouvé de mnémotechnique) pour Si♭ œ
0 no (nos) noi (noix) né (nez) nè (renaissant) ni nui (nuit) nu nou (nous) neu (nœud) na noin (Nointel) nœ (neuf)
1 go goi gi gui gu gou geu ga goin
2 ko koi ki kui ku kou keu ka koin
3 mo moi mi mui mu mou meu ma moin
4 bo boi bi bui bu bou beu ba boin
5 po poi pi pui pu pou peu pa poin
6 vo voi vi vui vu vou veu va voin

Notes et références

  1. Retranchement d’une syllabe ou d’une lettre au commencement d’un mot.
  2. Source : [1]
  3. en notation hexadécimal classique
  4. Avec <math>n</math> le nombre codé par la voyelle préfixée et <math>b</math> la base dans laquelle on se place.
  5. Ce choix est guidé par le fait que /ɑ̃/ se distingue plus nettement des précédents choix. Notamment /œ/, bien que distinct, se rapproche de /ø/ utilisé pour 2.
  6. La prononciation du zéro à en partie guidé ce choix du n pour désigner l'unité. D'une part en anglais, no, en tant qu’adjectif indéfini, se traduit aucun ; ce qui désigne l'absence d'un élément. Par exemple there is no number, c'est-à-dire il n’y a aucun(/pas de) nombre. De plus, la prononciation correspond aussi à celle du style de théâtre japonais. Nô (ou nō) est la translittération de 能, signifiant littéralement « pouvoir, être puissant, être capable de ». Or le zéro est un objet extrêmement puissant, une des plus fantastique découverte de l’humanité, qui lui a ouvert bien des possibilités. Le zéro mérite bien d'être qualifié de 能 !
  7. , avec N et M nombres exprimables par une syllabe précédemment présenté, c'est à dire qu'on à 0 ≤ [N,M] < <math>10^10</math>
  8. Rappelons que nous avons choisi n pour désigner l'unité, c'est à dire <math>10^0</math>. L'emploie du n comme indicateur de puissance rejoint donc ici l'emploi du zéro pour cette même fonction. Le tilde (~) du n est là pour marquer à la fois qu’il s'agit d'un objet mathématique différent du zéro, mais avec une forte relation, tout en relevant la séparation de la prononciation. L’usage du français voudrait plutôt des trémas, mais le n tréma n'est pas caractère saisissable sur ordinateur. Dit plus formellement le ñ joue ici le rôle d'un opérateur infixe agglutinant deux phonèmes, aux valeurs précédemment définies, et mettant le préfixe à la puissance du suffixe. Notons au passage que les différentes syllabes jouent elles implicitement la fonction d'addition. Ainsi bodo (ou bodono, 110) correspond effectivement à bo+do+no, soi 100 + 10 + 0
  9. Les tirets sont ici totalement optionnels, la liaison (dañdodado) n'introduit aucune ambiguïté. Mais ils peuvent s'avérer tout de fois indispensables pour la lecture, au même titre que les espaces dans la notation indo-européenne dite arabe.
  10. https://en.wikipedia.org/wiki/Googolplex#Size
  11. Cet exemple est choisi pour montrer qu'on peut facilement exprimer des nombres extrêmement grand, ici on dépasse le myryllion du système Myriade. Pour donner un ordre d'idée, l'exposant du myryllion (4×2¹⁰⁰⁰⁰) sous sa forme décimale in extenso est composé de 3011 chiffres, là où il en faut 19560 pour exprimer<math>99^{99^{99}}</math>.
  12. http://www.lacosmo.com/dixpuissance80.html
  1. MOTS pour désigner les NOMBRES Selon diverses langues
  2. Compter en japonais
  3. Histoire universelle des Chiffres - Georges IFRAH, Première édition - éditions Seghers 1981, 568 page
  4. https://fr.wikibooks.org/wiki/Translinguisme/Nombres
  5. La Partition intérieure : jazz, musiques improvisées de Jacques Siron
  6. Nombres en français
  7. Nom des grand nombres
  8. Liste des nombres
  9. Nombres dans le monde
  10. Échelles longue et courte

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Source :

Auteurs de l'œuvre originale : psychoslave

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