Pr0n : une anal-yse en profondeur de la prononciation des nombres et autres énumérations : Différence entre versions

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(ajout d'une sous-section Comparaison des applications dans des bases binaire, décimale et héxadécimale)
(Bâtons la mesure)
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On pourra encore éventuellement étendre cette méthode avec des phonémes non-francophones, l’API en recense pas moins de trente deux, ce qui devrait être suffisant à une grande majorité des compositions. Cela nécessite évidemment un apprentissage supplémentaire, qui pourra être facilité par l’écoute d’échantillons comme on en trouve désormais sur internet<ref>Par exemple dans l’article [https://en.wikipedia.org/wiki/Vowel#Audio_samples Vowel] (voyelle) de la wikipédia.</ref>.
 
On pourra encore éventuellement étendre cette méthode avec des phonémes non-francophones, l’API en recense pas moins de trente deux, ce qui devrait être suffisant à une grande majorité des compositions. Cela nécessite évidemment un apprentissage supplémentaire, qui pourra être facilité par l’écoute d’échantillons comme on en trouve désormais sur internet<ref>Par exemple dans l’article [https://en.wikipedia.org/wiki/Vowel#Audio_samples Vowel] (voyelle) de la wikipédia.</ref>.
  
Une autre solution est d’utiliser la méthode de compte proposé en comptant à la suite les différentes puissances : ''nô, nu, nœ, nâ, na, nû, ni, nê, no, né, dô, du, …, dé, bô, bu, …, po, pé''. On peut ainsi compter une centaine de temps<ref>Ou de tout autres choses pour lesquels on voudrait une méthode de compte associant un nombre à une voyelle unique</ref>, ce qui couvre certainement déjà la plupart des cas exotiques qu’on peut rencontrer comme des mesures en 65/64 par exemple<ref>Encore que, en fonction du tempo, aucune méthode de compte régulière ne pourrait s’avérer utilisable en ''temps réel'' (le terme ''temps anthropique'' serait sans doute plus adapté).</ref>.
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Une autre solution est d’utiliser la méthode de compte proposé en comptant à la suite les différentes puissances : ''nô, nu, nœ, nâ, na, nû, ni, nê, no, né, dô, du, [], dé, bô, bu, [], po, pé''. On peut ainsi compter une centaine de temps<ref>Ou de tout autres choses pour lesquels on voudrait une méthode de compte associant un nombre à une voyelle unique</ref>, ce qui couvre certainement déjà la plupart des cas exotiques qu’on peut rencontrer comme des mesures en 65/64 par exemple<ref>Encore que, en fonction du tempo, aucune méthode de compte régulière ne pourrait s’avérer utilisable en ''temps réel'' (le terme ''temps anthropique'' serait sans doute plus adapté).</ref>.
  
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Si l’on souhaite compter plus de cent éléments avec uniquement des mots d’une syllabe, on peut à l’instar de ce qui a déjà été proposé dans ''[[#Bases supérieurs à dix|Bases supérieurs à dix]]'' étendre par combinaison.  Cependant dans la proposition faites à cette section, c’est l’adjonction d’une seconde voyelle agglutiné par une semi-voyelle qui a été utilisée. Pour ne pas allonger la syllabe, on peut à la place utiliser des consonnes supplémentaires :
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* de façon suffixe, ''nô, […], pé, nôn, nun, […], pot, pét'' ;
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* de façon préfixe, ''nô, […], pé, dnô, dnu, […], tpo, tpé'' ;
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* de façon infixe,  ''nô, […], pé, ndô, ndu, […], pto, pté''.
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Comme on peut le constater d’emblée, la version suffixe  à l’avantage de permettre le réemploi de toutes les consonnes dans le même ordre, là où les versions préfixe et infixe obligent à sauter les consoles jumelles (nnô) ; encore qu’il serait possible d’y associer une interprétation phonétique comme un allongement dans le temps ou une accentuation tonique.
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Cependant si l’on souhaite générer des voyelles en tant que préfixe numérique qui ne risquent pas de se confondre avec les mot préfixés, il est préférable de conserver toute signification numérique avant la voyelle. Dans le cas inverse, le suffixe pourra s’avérer nettement plus ambigüe, sauf à n’avoir que des mots suffixés commençants par une voyelle ou à réserver une (semi-)voyelle agglutinante à cette seule fin.
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Pour lever tout ''saut'' dans les infixe/préfixe, on peut tout simplement utiliser une seconde suite ordonnée de consonnes. Le français par exemple utilise dix-huit consonnes et trois semi-consonnes(/voyelles). Douze consonnes ont déjà été utilisé : dix pour les premières puissances de dix, le ''ch'' pour les chiffres, le ''g'' pour la notation combinatoire en ''dix puissance'', et le ''f'' pour les négations et fractions. Rien qu’en français, il reste donc six consonnes, ainsi que deux semi-consonnes. On peut donc avec ces contraintes très facilement générer huit-cent monosyllabes de la forme ''consonne-consonne-voyelle'' (cCV), tel que ''jnô'' (/ʒno/) ou ''njô'' (/nʒo/). Pour le reste de cette section on préférera la version suffixe à la version infixe, on à ainsi des ordres de grandeur décroissant dans la prononciation.
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Notons cependant qu’une seul consonne permet ici d’ouvrir la voix à un réemploi de toutes les consonnes qu’elle suffixe, de façon à former des voyelles de la forme CcCV. On peut donc ainsi facilement former avec ce que qui à déjà définie :
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* dix V ;
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* cent CV ;
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* deux-cent cCV avec une seule consonne ''c'' supplémentaire ;
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* deux-mille CcCV avec une seule consonne ''c'' supplémentaire.
  
 
=== Acoustique ===
 
=== Acoustique ===

Version du 5 avril 2013 à 15:25

Sommaire

Résumé

La prononciation des nombres dérive, comme la plupart des mots des langues naturelles, d'un processus historique entropique. On se propose ici d'analyser l'expression des nombre de de dégager une méthode pour choisir des nomenclature régulière de prononciation des nombres.

Dans un premier temps on dégagera des prononciations familières aux francophones pour exprimer uniquement des nombres entiers. On présentera également comment exprimer des nombres à virgules flottantes.

Dans un second temps on présentera des choix de nomenclatures utilisant la même méthode, mais s'appliquant à des domaines plus spécifiques.

Battons la mesure

Cette idée de prononciation des nombres ne m'est pas venu de nul part un jour en fixant un mur. Elle découle d'un problème bien concret qui m'a suffisamment ennuyé pour que je cherche à le résoudre. Alors que je travaillais ma rythmique, « un, deux, trois, quatre, un, deux, trois, quatre…», il m'apparut que quelque chose n'allais pas. Mon quatre était bien trop long par rapport aux trois nombres précédents !

En effet, transcrit en API, on obtiens « /œ̃/, /dø/, /tʁwa/, /katʁ/ ». Les trois premiers ont leur unique voyelle en fin de prononciation, ce qui permet de les prononcé d'une seule traite, si l'on peut dire. Dans /katʁ/ la voyelle est cerné de part et d'autres par des consonnes. Notons que très concrètement, ce n'était pas la longueur du mot quatre qui me perturbait. Dans la transcription API, on vois immédiatement que trois à autant de son que quatre. Battez la mesure pour vous faire un avis. Évidemment, la prononciation de chacun peut varier. Ré-essayez en prononçant /kat/ à la place de /katʁ/, c'est à dire quate, ou comme le chat des anglophones cat. Ces derniers n'ont d'ailleurs pas de problème avec leur « one, two, three, four» (/wʌn/ /ˈtu/ /ˈθriː/ /fuʁ/), essayez. J'espère que l'expérience vous semble éclairante.


Voilà donc le point de départ de cette réflexion. Bien sûr j'aurais pu m'arrêter là, mais le démon de l'analyse s'était emparé de moi, me sifflant jour et nuit de lui céder, ne me laissant nul répits !

Nous disions donc que /kat/ me paraissait satisfaisant, mais tant qu'à faire, pourquoi ne pas se débarrasser de ce t final ? Et du coté de trois, on pourrait également de se contenter d'une consonne et d'une voyelle. Nous pouvons par exemple alors avoir « /œ̃/, /dø/, /ta/, /ka/ ». Mais puisqu'on en est là, pourquoi ne pas se contenter d'une seule voyelle ? Évidement, il nous faut alors choisir une nouvelle voyelle pour différencier les deux /a/ obtenus par aphérèse[1] de /ta/ et /ka/. Et pourquoi pas de quoi compter au-delà de quatre ?

Soyons francs

Principe

Comme nous l'avons précédemment vu, nous pouvons associer à chaque voyelle un nombre, plus exactement les nombres formant la base d'un système de numération. La langue française fourni donc assez de voyelle pour compter en base 16. Si les voyelles forment la base, les consonnes peuvent coder les puissances successives.

Voyelles du français[2]
API X-SAMPA Syllabe ouverte Syllabe fermée Peu coder (par exemple)
/i/ /i/ dit /di/ dite /dit/ 0
/e/ /e/ dé /de/ 1
/ɛ/ /E/ dais /dɛ/ dette /dɛt/ 2
/ɛ̃/ /E~/ daim /dɛ̃/ plainte /plɛ̃t/ 3
/œ̃/ /9~/ d’un /d‿œ̃/ junte /ʒœ̃t/ 4
/œ/ /9/ amateurisme /a.ma.tœ.ʁism/ peur /pœʁ/ 5
/ə/ /@/ de /də/
(non accentuée)
6
/ø/ /2/ deux /dø/ creuse /crøz/ 7
/y/ /y/ dû /dy/ lutte /lyt/ 8
/u/ /u/ doux /du/ douze /duz/ 9
/o/ /o/ dos /do/ dôme /dom/ 10 (A[3])
/ɔ/ /O/ moteur /mɔ.tœr/ lotte /lɔt/ 11 (B)
/ɔ̃/ /O~/ dont /dɔ̃/ monte /mɔ̃t/ 12 (C)
/ɑ̃/ /A~/ dent /dɑ̃/ lente /lɑ̃t/ 13 (D)
/ɑ/ /A/ mât /mɑ/ âme /ɑm/ 14 (E)
/a/ /a/ da /da/ mal /mal/ 15 (F)


Consonnes
API X-SAMPA Initiale Finale Peu coder (par exemple)
/n/ /n/ nan /nɑ̃/ canne /kan/ <math>n\times{}b^0</math>[4]
/ɲ/ /J/ gnon /ɲɔ̃/ cagne /kaɲ/
/ŋ/ /N/ ping /piŋ/
/ɡ/ /g/ gant /ɡɑ̃/ cague /kaɡ/
/k/ /k/ quand /kɑ̃/ caque /kak/
/m/ /m/ ment /mɑ̃/ came /kam/
/b/ /b/ banc /bɑ̃/ cab /kab/
/p/ /p/ pend /pɑ̃/ cape /kap/
/v/ /v/ vent /vɑ̃/ cave /kav/
/f/ /f/ fend /fɑ̃/ gaffe /ɡaf/
/d/ /d/ dans /dɑ̃/ clade /klad/
/t/ /t/ tant /tɑ̃/ patte /pat/
/ʒ/ /Z/ gens /ʒɑ̃/ cage /kaʒ/
/ʃ/ /S/ chant /ʃɑ̃/ cache /kaʃ/
/z/ /z/ zen /zɛn/ case /kaz/
/s/ /s/ sans /sɑ̃/ casse /kas/
/ʁ/ /R/ rang /ʁɑ̃/ carre /kaʁ/
/l/ /l/ lent /lɑ̃/ cale /kal/
/h/ e /h/ ha /hɑ/ <math>n\times{}b^{18}</math>

Exemple d’implémentation

Voyelles

Un choix dix chiffres/voyelles plus mnémotechnique pour des francophones
Chiffre En français Dans le codage proposé
Orthographe Prononciation API Orthographe
(hors ordre)
Prononciation API Mnémotechnique
0 zéro /ze.ʁo/ ô /o/ zéro
1 un /œ̃/ u /y/ (comme dans lu) un(ité)
2 deux /dø/ œ /ø/ deux
3 trois /tʁwɑ/ â /ɑ/ trois
4 quatre /katʁ/ a /a/ quatre
5 cinq /sɛ̃k/ û /ɛ̃/ cinq pour le son, un pour la typo
6 six /sis/ i /i/ six
7 sept /sɛt/ ê /ɛ/ (comme dans cèpe) sept
8 huit /ɥit/ o /ɔ/ octogone
9 neuf /nœf/ é /e/ ennéagone
Résumé
chiffre 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
son /o/ /y/ /ø/ /ɑ/ /a/ /ɛ̃/ /i/ /ɛ/ /ɔ/ /e/
orthographe ô u œ â a û i ê o é

Consonnes

Un choix puissance/consonne plus mnémotechnique pour des francophones
Valeur codée[5] Orthographe de la consonne associé Prononciation API Mnémotechnique Exemple de nombre Orthographe française
nombre codé orthographe Prononciation
Aucune (chiffre en tant qu'objet base, et non en tant qu'unité) ch /ʃ/ chiffre constitutif d'une base 9 ché /ʃe/ N/A
<math>n10^0</math> (unité) n /n/ unité 0 [6] /no/ zéro
6 ni /ni/ six
<math>n\times 10^1</math> d /d/ dizaine 10 du /dy/ dix
<math>n\times10^2</math> b /b/ bidécimal 200 /bø/ deux cents
<math>n\times 10^3</math> m /m/ millier 3 000 /mɑ/ trois mille
<math>n\times 10^4</math> r /ʁ/ myriade (une myriade = 10 000) 40 000 ra /ʁa/ quarante mille
<math>n\times 10^5</math> k /k/ kilo-bi-décimal (<math>10^3*10^2</math>) 500 000 /kɛ̃/ cinq-cents-mille
<math>n\times 10^6</math> l /l/ million 6 000 000 li /li/ six millions
<math>n\times 10^7</math> s /s/ dix puissance sept 70 000 000 /sɛ/ soixante-dix-millions
<math>n\times 10^8</math> t /t/ dix puissance huit 800 000 000 to /tɔ/ huit-cent-millions
<math>n\times 10^9</math> p /p/ il n'y a pas de mnémotechnique ! 9 000 000 000 /pe/ neuf milliards
<math>N\times10^M</math>[7] NgM /NgM/ exemple avec 10×10¹⁰ : du (10) fois dix puissance (g)[8] dix (du), dugdu.
<math>(1\times)10^{10}</math> nugdu /nygdy/ 1 (nu) fois 10 puissance (g) dix (du). 10 000 000 000 nugdu (1×10¹⁰) /nugdu/ dix milliards
40 000 000 410 nagdu-ba-du[9] /nagdubadu/ quarante milliards quatre-cent dix
<math>10^{11}</math> nugdunu /nygdyny/ nu (1) fois 10 puissance (g) du (11) 600 000 000 000 nigdu /nigdu/ six-cent milliards
<math>10^{12}</math> nogduneu /nogdynø/ nu (1) fois 10 puissance (g) deu (12) 7 000 000 000 000 nègdeu /nɛgdø/ sept billions (échelle longue)
<math>10^{42}</math> nugdaneu /nugdanø/ nu (1) fois 10 puissance (g) daneu (42) 10 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 042 nugdaneu bo daneu [10] /nugdanø bo danø/ un septillion et quarante deux(échelle longue)
<math>10^{100}</math> (un gogol) nugbu /nugbu/ une (nu) fois dix puissance (g) cent (bu) 90 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 (9 gogol) négbu /negby/ dix sexdécilliard (échelle longue du système Peletier), dix duotrigintillion (échelle courte britannique & américaine « moderne »), dix triacontillion (sytème Gillion) , mille myllions de byllions de quadryllion (système Myriade), un gogol (système Gogol)
<math>10^{10^{100}}</math> (un gogolplex) nugnugbu /nygnygby/ une (nu) fois 10 puissance un (nu) fois dix puissance (g) cent (bu) <math>3\times 10^{10^{100}}</math>[11]. nâgnugbu /nɑgnygby/ un gogolplex, dix puissance dix sexdécilliard (échelle longue), etc.[12]
<math>9\times 10^9 \times{}10^{9\times 10^9 \times 10^{9\times 10^9 \times 10^{9\times 10^9}}}</math>[13] pégpégpégpé /pegpegpegpe/ neuf milliards (pé) fois dix puissance (g) neuf milliards (pé) fois dix puissance (g) neuf milliards (pé) fois dix puissance (g) neuf milliards (pé) N/A

Bases supérieurs à dix

Nous voilà donc bien armé pour exprimer les nombres entiers en base 10. Petite cerise sur le gâteau, nous nous sommes réservé l’usage du f, comme fraction, pour formuler les nombres négatifs. Ainsi on dira fnu (/fny/) pour -1. Le rapport avec l’apocope de la fraction étant qu’on peut alors dire nugfnu (/nugfnu/), c'est à dire <math>1 \times 10^{-1}</math>, autrement dit <math>\frac{1}{10}</math>.

Il nous reste à signaler qu’il nous est également possible d'utiliser des combinaisons de nos voyelles/chiffres via une semi-voyelle infixe pour facilement dépasser la base 10, jusqu’à la base 99. Cela peut être utile pour la base sexagésimal (60) par exemple, usé par les mathématiciens et astronomes babyloniens, et dont découle probablement nos fameuses 60 minutes.

Voyons donc cela.


Chiffres pour des bases n, avec 2 ≤ n ≤ 90
Nombre décimal correspondant Dans le codage proposé
Orthographe (hors ordre) Prononciation API
0 ô /o/
1 u /y/
2 œ /ø/
3 â /ɑ/
4 a /a/
5 û /ɛ̃/
6 i /i/
7 ê /ɛ/
8 o /ɔ/
9 é /e/
10 uyô /yjo/
11 uyu /yjy/
12 uyœ /yjø/
13 uyâ /yjɑ/
14 uya /yja/
15 uyû /yjɛ̃/
16 uyi /yji/
17 uyê /yjɛ/
18 uyo /yjɔ/
19 uyé /yje/
20 œyô /øjo/
21 œyu /øjy/
22 œyœ /øjø/
23 œyâ /øjɑ/
24 œya /øja/
25 œyû /øjɛ̃/
26 œyi /øji/
27 œyê /øjɛ/
28 œyo /øjɔ/
29 œyé /øje/
30 âyô /ɑjo/
31 âyu /ɑjy/
32 âyœ /ɑjø/
33 âyâ /ɑjɑ/
34 âya /ɑja/
35 âyû /ɑjɛ̃/
36 âyi /ɑji/
37 âyê /ɑjɛ/
38 âyo /ɑjɔ/
39 âyé /ɑje/
40 ayô /ajo/
41 ayu /ajy/
42 ayœ /ajø/
43 ayâ /ajɑ/
44 aya /aja/
45 ayû /ajɛ̃/
46 ayi /aji/
47 ayê /ajɛ/
48 ayo /ajɔ/
49 ayé /aje/
50 ûyô /ɛ̃jo/
51 ûyu /ɛ̃jy/
52 ûyœ /ɛ̃jø/
53 ûyâ /ɛ̃jɑ/
54 ûya /ɛ̃ja/
55 ûyû /ɛ̃jɛ̃/
56 ûyi /ɛ̃ji/
57 ûyê /ɛ̃jɛ/
58 ûyo /ɛ̃jɔ/
59 ûyé /ɛ̃je/
60 iyô /ijo/
61 iyu /ijy/
62 iyœ /ijø/
63 iyâ /ijɑ/
64 iya /ija/
65 iyû /ijɛ̃/
66 iyi /iji/
67 iyê /ijɛ/
68 iyo /ijɔ/
69 iyé /ije/
70 êyô /ɛjo/
71 êyu /ɛjy/
72 êyœ /ɛjø/
73 êyâ /ɛjɑ/
74 êya /ɛja/
75 êyû /ɛjɛ̃/
76 êyi /ɛji/
77 êyê /ɛjɛ/
78 êyo /ɛjɔ/
79 êyé /ɛje/
80 oyô /ɔjo/
81 oyu /ɔjy/
82 oyœ /ɔjø/
83 oyâ /ɔjɑ/
84 oya /ɔja/
85 oyû /ɔjɛ̃/
86 oyi /ɔji/
87 oyê /ɔjɛ/
88 oyo /ɔjɔ/
89 oyé /ɔje/
90 éyô /ejo/
91 éyu /ejy/
92 éyœ /ejø/
93 éyâ /ejɑ/
94 éya /eja/
95 éyû /ejɛ̃/
96 éyi /eji/
97 éyê /ejɛ/
98 éyo /ejɔ/
99 éyé /eje/

Voilà pour la liste in extenso de nos néyé chiffres. Néyé égale 99 en base 99, soit déné avec la base 10 que nous nous sommes précédemment donné.

On peut préfixer nos nombres de la base utilisé à l'aide de la consonne que nous avons réservé à cette usage : ch (/ʃ/). Et nous avons donc chuyô-bu égale à chéyé-du soit en notation symbolique <math>(100)_{10} = (10)_{99}</math>.

Vous aurez compris que chuyô désigne la base 10, là où chuyi représente la base 16. Évidemment, nuyô et nuyi sont absent des bases qu'ils nomment, puisqu’une base n change d’ordre après le n-1ième chiffre.

Exemples en base dix

Revenons à une traditionnel base 10 (chuho!) pour un petit exemple. Le nombre 99 671 789 159 735 315 874 se prononce habituellement (en France, en utilisant l'échelle longue) :

quatre vingt dix neuf trillions, six cent soixante et onze billiards, sept cent quatre vingt neuf billions, cent cinquante neuf milliards, sept cent trente cinq millions, trois cent quinze mille, huit cent soixante quatorze.

Vous êtes encore là ? Vous pouvez utiliser ce nombre pour maltraiterpunir vos enfants : « tu vas me copier 99 671 789 159 735 315 874 fois ce nombre, en toutes lettres ».

En suivant la nomenclature précédemment exposée on dira :

nengbu nengden nigdè nègdi nugdin nègda nuigdoi nengdeu nugdu ningdu pen tè soi lin koi ru min bui dè na.

Un peu plus court, mais votre enfant en aura encore sans doute pour plusieurs vies.

Pas convaincu ? Voilà une décomposition qui permet de visualisé la prononciation chiffre à chiffre :

Notation indo-arabo-occidental 9 9 . 6 7 1 . 7 8 9 . 1 5 9 . 7 3 5 . 3 1 5 . 8 7 4
Orthographe avec la nomenclature proposée nengbo nengden nigdè nègdi nugdin nègda nuigdoi nengdeu nugdu ningdo pen soi lin koi ru min bui na
Orthographe française classique quatre vingt dix neuf trillions, six cent soixante et onze billiards, sept cent quatre vingt neuf billions, cent cinquante neuf milliards, sept cent trente cinq millions, trois cent quinze mille, huit cent soixante quatorze

On remarquera au passage les irrégularités dans le système français qui fusionne des ordres.

Concluons en faisant remarque que le système proposé ici peut être utilisé dans les deux variantes de boutisme. C'est à dire que si nous avons, comme en français, adopté un prononciation commençant par le plus grand ordre, l'inverse, comme le font les indiens, est tout à fait envisageable. Ainsi budu et dubu sont tout deux envisageables pour prononcer 110.

Dans le système français classique la présence d'un nombre d'ordre inférieur infixe à valeur multiplicative de l'ordre supérieur. Par exemple trois cent indique bien 3 × 100, car on a 3 < 100. Dans le système que nous proposons, la seule multiplication utile est explicitement exprimé par un g (/g/) infixe. Aussi, l'ordre d'énonciation n'est pas significatif, et l'on pourrait même ne pas du tout respecter les puissance successives de la base. On a pas plus d'ambiguïté dans budunu, nudubu, dubunu, dunubu que dans 100+10+1, 1+10+100, 10+100+1 et 10+1+100.


Comparaison des applications dans des bases binaire, décimale et héxadécimale

à faire

Musique

En musique on veut coder trois attributs qu'on donne aux sons :

  • l'amplitude ;
  • la durée ;
  • la hauteur.

Ton tonton tond ton thon, ta tata tâte ta hâte

La monodie modale occidentale est largement construite sur un système dodécaphonique, plus exactement elle utilise le plus souvent douze demi-tons.

Ce sont ces douze demi-tons que nous nous proposons ici de coder en tant que base. Nous y ajouterons également la notion de silence, comme treizième demi-ton virtuel.

Numérotation des notes
En France, Italie, etc. do do♯ (ré♭) (ré♯) mi♭ mi fa fa♯ (sol♭) sol sol♯ (la♭) la (la♯) si♭ si (𝄽)
Prononciation proposée /i/ /e/ /ɛ/ /ɛ̃/ /œ/ /ø/ /y/ /u/ /o/ /ɔ/ /ɔ̃/ /ɑ̃/ /a/

Une première console préfixant ces bases peuvent venir coder une hauteur « absolue », c'est à dire l'indice de l'octave dans laquelle on effectue le son.

Préfixe d'indice d'octave
Indice d'octave/consonne correspondante do do♯ (ré♭) (ré♯) mi♭ mi fa fa♯ (sol♭) sol sol♯ (la♭) la (la♯) si♭ si (𝄽)
0 /n/ /ni/ /ne/ /nɛ/ /nɛ̃/ /nœ/ /nø/ /ny/ /nu/ /no/ /nɔ/ /nɔ̃/ /nɑ̃/ /na/
1 /ɲ/ /ɲi/ /ɲe/ /ɲɛ/ /ɲɛ̃/ /ɲœ/ /ɲø/ /ɲy/ /ɲu/ /ɲo/ /ɲɔ/ /ɲɔ̃/ /ɲɑ̃/ /ɲa/
2 /m/ /mi/ /me/ /mɛ/ /mɛ̃/ /mœ/ /mø/ /my/ /mu/ /mo/ /mɔ/ /mɔ̃/ /mɑ̃/ /ma/
3 /v/ /vi/ /ve/ /vɛ/ /vɛ̃/ /vœ/ /vø/ /vy/ /vu/ /vo/ /vɔ/ /vɔ̃/ /vɑ̃/ /va/
4 /f/ /fi/ /fe/ /fɛ/ /fɛ̃/ /fœ/ /fø/ /fy/ /fu/ /fo/ /fɔ/ /fɔ̃/ /fɑ̃/ /fa/
5 /t/ /ti/ /te/ /tɛ/ /tɛ̃/ /tœ/ /tø/ /ty/ /tu/ /to/ /tɔ/ /tɔ̃/ /tɑ̃/ /ta/
6 /s/ /si/ /se/ /sɛ/ /sɛ̃/ /sœ/ /sø/ /sy/ /su/ /so/ /sɔ/ /sɔ̃/ /sɑ̃/ /sa/

Un souci particulier a été pris pour éviter que de sélectionner des sons trop proches.

La prononciation de chacun pourra faire mentir ces choix, mais ils ont en tout cas été sélectionner avec l'intention d'éviter les amalgames.

Dans une notation plus habituelle aux francophones
Nom usuel Guido d'Arezzo Do Do♯ Mi♭ Mi Fa Fa♯ Sol Sol♯ La Si♭ Si
Notation alphabétique C C♯ D D♯ E F F♯ G G♯ A A♯ B
Indice d’octave \ note (mnémotechnique) o (Do) oi (Do♯) é (Ré) è (proche du é précédent) i (Mi) ui (avant u, après i) u (il fa'llut faire un choix) ou (Sol) eu a (A, La) oin (ouin, j'ai pas trouvé de mnémotechnique) pour Si♭ œ
0 no (nos) noi (noix) né (nez) nè (renaissant) ni nui (nuit) nu nou (nous) neu (nœud) na noin (Nointel) nœ (neuf)
1 go goi gi gui gu gou geu ga goin
2 ko koi ki kui ku kou keu ka koin
3 mo moi mi mui mu mou meu ma moin
4 bo boi bi bui bu bou beu ba boin
5 po poi pi pui pu pou peu pa poin
6 vo voi vi vui vu vou veu va voin


Bâtons la mesure

Revenons à la problématique évoqué au début de cet article, à savoir compter les temps d’une mesure. Il a déjà été précédemment donné des moyens de compter une dizaine de temps avec des syllabes de longueurs égales. Ceci suffit amplement tant qu’on se restreint à des rythmes à trois ou quatre temps, qui constitue probablement la majeure partie du répertoire occidental. On pourra ainsi compter un rythme ternaire nu, nœ, nâ, nu, nœ, nâ… Ou alternativement « en partant de zéro », on comptera un mesure à quatre temps nô, nu, nœ, nâ, nô, nu, nœ, nâ

On aura donc aucune difficulté à l’aide de nô, nu, nœ, nâ, na, nû, ni, nê, no, né pour les mesures demandant de compter moins de onze temps. En restant dans le domaine phonétique du français, on peut même aller jusqu’à seize temps, puisque nous avons vu que le français use de seize voyelles phonétiques.

On pourra encore éventuellement étendre cette méthode avec des phonémes non-francophones, l’API en recense pas moins de trente deux, ce qui devrait être suffisant à une grande majorité des compositions. Cela nécessite évidemment un apprentissage supplémentaire, qui pourra être facilité par l’écoute d’échantillons comme on en trouve désormais sur internet[14].

Une autre solution est d’utiliser la méthode de compte proposé en comptant à la suite les différentes puissances : nô, nu, nœ, nâ, na, nû, ni, nê, no, né, dô, du, […], dé, bô, bu, […], po, pé. On peut ainsi compter une centaine de temps[15], ce qui couvre certainement déjà la plupart des cas exotiques qu’on peut rencontrer comme des mesures en 65/64 par exemple[16].

Si l’on souhaite compter plus de cent éléments avec uniquement des mots d’une syllabe, on peut à l’instar de ce qui a déjà été proposé dans Bases supérieurs à dix étendre par combinaison. Cependant dans la proposition faites à cette section, c’est l’adjonction d’une seconde voyelle agglutiné par une semi-voyelle qui a été utilisée. Pour ne pas allonger la syllabe, on peut à la place utiliser des consonnes supplémentaires :

  • de façon suffixe, nô, […], pé, nôn, nun, […], pot, pét ;
  • de façon préfixe, nô, […], pé, dnô, dnu, […], tpo, tpé ;
  • de façon infixe, nô, […], pé, ndô, ndu, […], pto, pté.

Comme on peut le constater d’emblée, la version suffixe à l’avantage de permettre le réemploi de toutes les consonnes dans le même ordre, là où les versions préfixe et infixe obligent à sauter les consoles jumelles (nnô) ; encore qu’il serait possible d’y associer une interprétation phonétique comme un allongement dans le temps ou une accentuation tonique.

Cependant si l’on souhaite générer des voyelles en tant que préfixe numérique qui ne risquent pas de se confondre avec les mot préfixés, il est préférable de conserver toute signification numérique avant la voyelle. Dans le cas inverse, le suffixe pourra s’avérer nettement plus ambigüe, sauf à n’avoir que des mots suffixés commençants par une voyelle ou à réserver une (semi-)voyelle agglutinante à cette seule fin.

Pour lever tout saut dans les infixe/préfixe, on peut tout simplement utiliser une seconde suite ordonnée de consonnes. Le français par exemple utilise dix-huit consonnes et trois semi-consonnes(/voyelles). Douze consonnes ont déjà été utilisé : dix pour les premières puissances de dix, le ch pour les chiffres, le g pour la notation combinatoire en dix puissance, et le f pour les négations et fractions. Rien qu’en français, il reste donc six consonnes, ainsi que deux semi-consonnes. On peut donc avec ces contraintes très facilement générer huit-cent monosyllabes de la forme consonne-consonne-voyelle (cCV), tel que jnô (/ʒno/) ou njô (/nʒo/). Pour le reste de cette section on préférera la version suffixe à la version infixe, on à ainsi des ordres de grandeur décroissant dans la prononciation.

Notons cependant qu’une seul consonne permet ici d’ouvrir la voix à un réemploi de toutes les consonnes qu’elle suffixe, de façon à former des voyelles de la forme CcCV. On peut donc ainsi facilement former avec ce que qui à déjà définie :

  • dix V ;
  • cent CV ;
  • deux-cent cCV avec une seule consonne c supplémentaire ;
  • deux-mille CcCV avec une seule consonne c supplémentaire.

Acoustique

À faire : l’acoustique découpe le spectre audible en 10 octave. Utiliser se découpage comme base pour indiquer une hauteur, puis préciser le ton dans cette octave, sans nécessairement se limiter à un découpage en douze demi-tons, le tout en une seule syllabe

Notes et références

  1. Retranchement d’une syllabe ou d’une lettre au commencement d’un mot.
  2. Source : [1]
  3. en notation hexadécimal classique
  4. Avec <math>n</math> le nombre codé par la voyelle préfixée et <math>b</math> la base dans laquelle on se place.
  5. Dans cette ligne, n est le nombre codée par la voyelle tel que précédemment définit.
  6. La prononciation du zéro à en partie guidé ce choix du n pour désigner l'unité. D'une part en anglais, no, en tant qu’adjectif indéfini, se traduit aucun ; ce qui désigne l'absence d'un élément. Par exemple there is no number, c'est-à-dire il n’y a aucun(/pas de) nombre. De plus, la prononciation correspond aussi à celle du style de théâtre japonais. Nô (ou nō) est la translittération de 能, signifiant littéralement « pouvoir, être puissant, être capable de ». Or le zéro est un objet extrêmement puissant, une des plus fantastique découverte de l’humanité, qui lui a ouvert bien des possibilités. Le zéro mérite bien d'être qualifié de 能 !
    Remarquons de plus que notre système permet d'exprimer explicitement des zéro positionnels lô = 0 × 10^6, nogdaneu = 10⁴², ainsi nô n'y est qu'une des infinis possibilités d'exprimer le zéro.
  7. , avec N et M nombres exprimables par une syllabe précédemment présenté, c'est à dire qu'on à 0 ≤ [N,M] < <math>10^10</math>
  8. Le g joue ici le rôle d'un opérateur infixe agglutinant deux phonèmes, aux valeurs précédemment définies, et multipliant le préfixe par la base (10 dans le cas présent) à la puissance du suffixe. Notons au passage que les différentes syllabes jouent elles implicitement la fonction d'addition. Ainsi budu (ou budunô, 110) correspond effectivement à bu+du+nô, soi 100 + 10 + 0
  9. Les tirets sont ici totalement optionnels, la liaison (nagdubadu) n'introduit aucune ambiguïté. Mais ils peuvent s'avérer tout de fois indispensables pour la lecture, au même titre que les espaces dans la notation indo-européenne dite arabe.
  10. Explication : ici le bo (0×10²) surnuméraire (nugdaneu daneu n'est pas ambiguë) renforce la séparation entre les parties du nombre qui sont des ordres de grandeurs extrêmement différentes.
  11. L'univers dans son entièreté, tel que modélisé par la physique standard actuelle, ne dispose pas de suffisamment d’espace pour afficher ce nombre sous sa forme décimal in extenso, voir l’article wikipédia
  12. L’expression de ce nombre dans les autres systèmes sus-cités est laissé en exercice aux lecteurs.
  13. Cet exemple est choisi pour montrer qu'on peut facilement exprimer des nombres extrêmement grand, ici on dépasse le myryllion du système Myriade. Pour donner un ordre d'idée, l'exposant du myryllion (c'est à dire 4×2¹⁰⁰⁰⁰, et non le myryllion lui même) sous sa forme décimale in extenso est composé de 3011 chiffres. Il en faut 9901 rien que pour exprimer <math>10^{99 \times 10^{2}}}</math>.
  14. Par exemple dans l’article Vowel (voyelle) de la wikipédia.
  15. Ou de tout autres choses pour lesquels on voudrait une méthode de compte associant un nombre à une voyelle unique
  16. Encore que, en fonction du tempo, aucune méthode de compte régulière ne pourrait s’avérer utilisable en temps réel (le terme temps anthropique serait sans doute plus adapté).
  1. MOTS pour désigner les NOMBRES Selon diverses langues
  2. Compter en japonais
  3. Histoire universelle des Chiffres - Georges IFRAH, Première édition - éditions Seghers 1981, 568 page
  4. https://fr.wikibooks.org/wiki/Translinguisme/Nombres
  5. La Partition intérieure : jazz, musiques improvisées de Jacques Siron
  6. Nombres en français
  7. Nom des grand nombres
  8. Liste des nombres
  9. Nombres dans le monde
  10. Échelles longue et courte

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Auteurs de l'œuvre originale : psychoslave

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