Épiménide et Vérace

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Au croisement d’infinis dimensions, Épiménide et Vérace conversaient tout en admirant les envoûtantes ondulations de l’Incertitude, le vaste océan dans lequel ils voguaient. Ils demeuraient debout, appuyés à la proue de leur insubmersible nef : la Critique. Leur dialogue avait atteint une phase de long silence. Chacun méditait sur ce qui venait d’être discuté, tout en plongeant son regard dans les incessants remous de l’Incertitude au gré desquelles tangué la Critique, et en profitant de la brise légère qui caressait leur visage et faisait virevolter les longs cheveux noirs de Vérace. Soudain, Épiménide reprit :

– Finalement, je crois bien qu’on peut dire que tous les pêcheurs sont des menteurs, je suis bien placé pour le savoir ! — En effet, Épiménide était né dans une famille de pêcheurs, comme tous ses amis d’enfance qui pour la plupart avaient suivi la tradition familial, ce qui était également son cas. — Je dirais même, qu’un pêcheur ne dit jamais que des mensonges. - Mais enfin, embraya Vérace, tu ne peux pas dire une telle chose ! toi qui m’a enseigné tellement de choses si utiles.

- … (Épiménide esquissa un mouvement pour reprendre la parole mais se ravisa et tourna son regard vers l’Incertitude)

- De toute manière tu ne peux pas être si catégorique. Il n’y a pas de vérité absolue. - Non, il n’y en a pas.

- Ah ! Tu me vois bien heureuse de te voir reprendre un peu de confiance en toi. Sans confiance, point d’avenir. Moi, je suis convaincu que nous naviguons dans la bonne direction, et même si la carte que nous avons retrouvé est incomplète, je suis sûr qu’elle peut nous y conduire. - Puisque je te dit qu’elle n’existe pas cette dæmoniaque île ! Krino n’est qu’un mythe, voilà tout ! Tu n’aurais pas dû m’écouter, et moi non plus d’ailleurs. Balivernes et sottises, c’est tout ce que je peux proférer. Quelle folie d’avoir lancé une expédition sur mes propos si naïfs. Tu ne m’as pas compris Vérace, je n’ai pas changé d’avis, je ment, il n’y a pas de vérité, c’est du pareil au même. Tout cela est futile et ce voyage ne rime à rien.

- Je… Vérace se mordit les lèvres, puis serra les poings, comme pour en obtenir le soutien face au manque de confiance que ses cordes vocales lui faisaient, refusant d’exprimer son ressentie. Krino, c’est donc tout, et c’est tout ou rien ? Finit-elle par lâcher d’une voix tressaillante. Et toutes les personnes que nous avons rencontré, toutes les aventures que nous avons vécus, les souvenirs que nous avons forgé, les relations que nous avons noué ? Elle s’arrêta un instant. Et nous ? Cela n’est-il rien ?

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Cette œuvre est basée sur une œuvre originale sous licence art libre.

Source :

Auteurs de l'œuvre originale : psychoslave

Licences : N/A

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