Contrastes du Moyen-âge

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Contrastes du Moyen-âge est un ensemble de textes écrits par des historiens spécialistes de la période médiévale, sous la direction de Georges Duby et de Robert Mandrou.

1- Présentation

L'ensemble se présente en deux grandes parties :
- Ténèbres et féodalité qui traite de la première partie de l'époque médiévale qui va de l'époque gallo-romaine après la chute de l'empire romain d'occident jusqu'à ce qu'il nomme 'la première renaissance médiévale' après la stabilisation du pouvoir capétien.
- Lumière des cathédrales qui traite de la seconde partie de l'époque médiévale qui va de l'édification de la première cathédrale romane à Saint-Denis jusqu'à la fin de la guerre de cent après la victoire de Castillon en 1453.

Principales références chronologiques :
- 395 : division du monde romain entre Empires d'Orient et d'Occident;
- 476 : Déposition par Odoacre du dernier empereur romain d'Occident, Romulus Augustule (* vers 460 – † après 511);
- Vers 497 : Baptême de Clovis Ier - Clovis vainqueur à Soissons contre Syagrius, à Vouillé et à Tolbiac;
- 511 : Mort de Clovis Ier et de Sainte Geneviève;
... - 1453 : Chute de Constantinople, capitale de l'Empire romain d'Orient, face aux Ottomans - capitulation de Romulus Augustule;
- 1454 : Fin de la guerre de Cent Ans, avec la victoire française sur l'Angleterre à la bataille de Castillon.

2- Résumé et Contenu

Ténèbres et féodalité

Cette première partie est centrée sur l'instauration progressive de la féodalité comme une réponse à l'insécurité grandissante de la société depuis la disparition de l'Empire romain d'occident et ses conséquences désastreuses sur les structures sociales. Si 476 en marque la disparition effective par la prise de Rome , son déclin se fait sentir en occident et ce n'est pas l'avènement des Mérovingiens avec Clovis qui influe durablement sur cette tendance profonde de l'évolution historique. L'arrêt des 'barbares' aux Champs Catalauniques ne change en rien les structures socio-politiques que ne changeront pas Clovis et ses successeurs. C'est plutôt l'arrêt des 'grandes invasions' à la fin du IXe siècle et l'avènement capétien qui vont être décisifs dans l'essor économique qui se dessine alors.

Lumière des cathédrales

Si l'époque carolingienne constitue une transition, surtout avec Charlemagne bien sûr, vers cette première renaissance interne au Moyen-âge, c'est bien l'érection des cathédrales qui en constitue le symbole le plus éclatant, cathédrales romanes dans un premier temps, encore assez massive, sombres et froides à l'intérieur, pis cathédrales gothiques qui vont s'élever de plus en plus haut dans le ciel, surtout celui de l'île-de-France d'abord, puis s'aérer ers la fin avec ce qu'on a appelé le styles rayonnants et flamboyants. L'insécurité reculant et la sage administration capétienne qui réforme peu à peu l'état, le modernise, marquent le sceau du renouveau quand la nourriture est plus abondante et que la population augmente.

La guerre s'éloigne aussi du territoire capétien, la période de l'an mil est une période de paix intérieure après la disparition des derniers carolingiens, et de paix extérieure où l'état ne cherche pas à s'accroître par des conquêtes militaires. Les guerres sont en quelque sorte 'exportées' vers le proche orient avec l'organisation des croisades et les conquêtes de nouveaux territoires.

Après le Schisme de 1054, l'Occident est catholique et l'Empire byzantin orthodoxe, dichotomie qui deviendra pérenne. Il consacre l'occident et sa culture latino-celte et germanique et l'Orient et sa culture grecquo-slave et arménienne. L'unité occidentale est relative, minorée par la diffusion des 'langues vulgaires' nées de l'affaiblissement du latin, renforcée cependant par l'action des missionnaires et d'une libre circulation dans les principaux pays européens. La société est de type pyramidale, allant du roi aux plus pauvres des paysans journaliers, souvent itinérants qui se louent dans les fermes qu'ils rencontrent. Entre le roi, les différents niveaux de nobles allant du chevalier au prince et aux propriétaires terriens représentant la féodalité, on trouve au même niveau la puissante église catholique avec ses représentants évêques et archevêques.

Dans son ouvrage, "Fondements d'un nouvel humanisme", Georges Duby écrivait en 1966 : « Incontestablement, le XIVe siècle ne fut pas dans l'ordre des valeurs culturelles un moment de contraction, mais bien au contraire de rare fécondité et de progrès.  »

3- Bibliographie

  • Georges Duby, "L'an mil", Gallimard, 1980, ISBN 2-07-032774-4, "Le chevalier, la femme et le prêtre", Hachette, 1981, ISBN 2012790712 et "Guillaume le Maréchal ou Le meilleur chevalier du monde", Fayard, 1984 ISBN 2070323447
  • Jacques Le Goff, "La civilisation de l'Occident médiéval", éditions Flammarion, février 1997, collection Champs, 366 pages, ISBN 2080810472
  • "L'Homme médiéval", ouvrage collectif sous la direction de Jacques Le Goff, éditions Le Seuil, avril 1994, collection Points Histoire, 435 pages, ISBN 202022211
  • Robert Delort, Claude Gauvard, "La vie au Moyen Age", éditions Le Seuil, 3e édition juin 1982, collection Points Histoire, 301 pages, ISBN 9782020061940

Voir aussi

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