Et si je pouvais te ramener/Partie 1 : L'acte

La culture en toute liberté.
Aller à : Navigation, rechercher


Informations légales

Cette œuvre est basée sur une œuvre originale sous licence art libre.

Source : http://helltracher.free.fr/books/Et-si-je-pouvais-te-ramener.pdf

Auteurs de l'œuvre originale : Eleken Traski

Licences : N/A


« Et si je pouvais te ramener ? »

Et si tout ceci n’était qu’un horrible cauchemar, qu’une ignoble farce que me ferait mon esprit. Mais je sais, je le sais au plus profond de moi-même. Je t’ai perdu. Chaque cellule de mon corps hurle ma souffrance, chaque fibre de mon âme se tord de douleur. Je t’ai perdu, Dieu t’a arraché à moi, m’a privé de toi… Pourquoi Seigneur !? Pourquoi !? Dis-moi ce que j’ai fait pour être ainsi puni ! Pourquoi m’as-tu pris l’amour de ma vie ? POURQUOI !? Je retombe mollement sur le canapé, ces dernières heures ont été un véritable cauchemar, ces derniers jours un enfer. Tout commença par un misérable coup de fil, un simple appel téléphonique… Mais je me rappelle avoir bondi sur le combiné comme un fou, remplis de l’espoir que ce soit de bonnes nouvelles… Mais ce n’en était pas. D’une voix presque mécanique, l’homme au bout du fil me l’a annoncé, cruellement, sans partage, sans compassion, sans recul. J’ai pris la nouvelle dans un silence de mort, l’homme au téléphone m’a demandé si j’étais toujours là. Je m’entends encore lui répondre « oui », « oui, j’arrive tout de suite », « l’hôpital Sainte-Marie, oui ce n’est pas trop loin, j’ai une voiture ». Et puis j’ai raccroché, je me suis effondré. Mais aucune larme n’a pu couler de mes yeux. Pendant de longues minutes, j’ai été secoué de sanglots secs et douloureux… Puis je me suis relevé. Ce qui venait d’arriver était-il vraiment arrivé ? Je ne savais plus, je crois que je ne comprenais plus le monde dans lequel j’étais. Alors, j’ai simplement pris mon manteau et mes clefs et je suis sorti prendre la voiture. S’en est suivi le trajet jusqu’à l’hôpital, comme dans un autre espace-temps. Les gens qui roulaient autour de moi, les piétons qui marchaient en rigolant et discutant. Chaque sourire me faisait mal, chaque chose qui aurait dû me rappeler que j’étais vivant me plongeait un peu plus dans le marasme et la rancœur. Ne voyaient donc t-ils pas ce qui m’arrivait ! N’avaient-ils donc aucune compassion pour l’homme que j’étais !? Je pris, à cet instant, conscience de l’égoïsme de l’humanité, de mon propre égoïsme. Non, ils n’avaient aucune conscience de ce qui m’arrivait, ils ne savaient pas et ne voulaient surtout pas savoir. Comme moi, je n’avais jamais su ou voulu savoir, voulu comprendre le malheur des autres… De peur que cela nuise à mon propre bonheur… Bonheur ! Que le bonheur est fragile. Il y a quelques jours, j’avais encore tout, j’étais heureux, j’étais un homme comblé… Aujourd’hui que me reste-t-il ?... Rien… Avec toi, tout à disparu. Je m’en rends compte maintenant, le jour où j’ai croisé ta route, j’ai scellé mon âme dans la tienne, je me suis damné pour toi… Et maintenant que tu n’es plus là, mon âme est morte avec toi.

Je me rappelle l’arrivée à l’hôpital, cette standardiste qui ne me connaissait pas, qui ne savait pas. Elle m’a demandé d’un grand sourire ce que je désirais… Je lui ai dit que la police m’avait appelé, qu’un homme m’avait demandé de venir ici. Son visage s’est fermé, mais j’ai eu le temps d’y voir de la tristesse, du regret, de la peine, du remord d’avoir croisé la route d’un malheureux… Toi aussi, égoïste petite femme, tu es comme je suis, tu ne veux surtout pas entendre parler du malheur des autres. Elle m’a demandé, cessant de me regarder dans les yeux, de bien vouloir patienter une minute. Elle a composé un numéro sur son standard, a parlé quelques instants dans le combiné, a raccroché, puis toujours sans me regarder dans les yeux, m’a dit qu’on venait me chercher. Je l’ai remercié d’une voix sans âme que je n’ai pas reconnue comme étant la mienne, et je suis allé m’asseoir sur un siège en plastique juste en face d’elle.

En effet, quelques minutes plus tard, un homme en uniforme de la gendarmerie est arrivé. Il n’a pas demandé à la secrétaire où je me trouvais. Cela devait se voir sur mon visage que j’étais celui qu’il venait trouver. Pendant qu’il venait me quérir, se présentant comme le lieutenant Sauvebois, vérifiant juste par pure formalité que j’étais bien l’homme qu’il croyait, la secrétaire a relevé la tête, a vu que je l’avais vu faire et a replongé dans la lecture de son écran. Je l’ai suivi, le long de tunnels froids et sans vie. Pendant que je marchais dans un silence étouffant, j’écoutais. J’écoutais ces hommes et ces femmes qui travaillaient à côté de moi, ces autres qui étaient malades, ces derniers qui mourraient… Le tout dans une indifférence que je commençais tout juste à comprendre après trente-sept ans passés dans cette existence. Trente-sept ans pour que je comprenne à quel point le genre humain est méprisable. À quel point tu étais merveilleuse. Et nous y étions déjà. L’homme ouvrit une porte, puis une autre… Nous étions au sous-sol, il y faisait frais. Il se tourna vers moi, me dit de manière laconique « nous y sommes, suivez-moi » et poussa une dernière porte… Et je le suivis. Que pouvais-je faire d’autre ? J’avais l’impression de ne même plus contrôler mes jambes, mon corps était comme un bloc de guimauve distant, mes bras n’étaient que les fantômes d’eux-mêmes et mes yeux ne semblaient plus pouvoir se fermer devant l’horreur de ce qui m’attendait. C’est alors qu’ils me l’ont montré. Ton corps, blanc comme de la craie. Tu étais nue sur cette table froide en acier inoxydable, mais je n’ai vu que ton visage. Tes lèvres autrefois si douces et chaudes étaient bleues et fendues, tes paupières gonflées, tes cheveux retombaient, humides, de chaque côté de ton visage en un simulacre d’esthétique. Tout était horrible, rien de collait avec les nombreux souvenirs que j’avais de toi. Pas de sourire, pas de douceur sur ton visage, pas de regard rempli d’amour, pas de vent dans tes cheveux, pas d’espoir, pas de tendresse, pas de vie. Tu étais là devant moi… Noyée… Et tu étais morte.

Que s’était-il passé ? personne n’avait pu me répondre. On t’avait retrouvé dans la rivière, en aval de la ville. Que s’était-il passé ? T’avait-on agressé ? Aucune trace. Étais-tu tombé à l’eau ? Mais pourquoi, tu portais encore tes vêtements de ville quand ils t'avaient retrouvée. Mais pourquoi ? Pourquoi t’es-tu retrouvé prêt de la rivière ? Que faisais-tu là ? Je ne me rappelle pas être rentré chez moi, mes souvenirs reprennent quand tes parents m’ont appelé pour pleurer avec moi, ce que je n’arrivais pas à faire. Quand les cris hystériques de ta mère sont devenus trop importants, c’est ton père qui s’est emparé du combiné. Il était plus calme et nous avons commencé à organiser tes funérailles. Les jours ont passé comme le vent souffle, dans l’indifférence, me touchant sans me faire changer de chemin, le chemin de l’agonie. Sans toi, j’étais comme mort. Sans toi je n’étais rien. Les jours ont passé et ton enterrement est arrivé… Et je n’ai rien dit. Sur le moment, seul le silence, rien que le silence. Je n’ai pas pu dire un mot devant ton cercueil, je n’ai pas pu faire autre chose que rester là, dans ce monde gris, sans que personne autour ne puisse m’adresser la parole… Ou s’ils l’ont fait, je ne les ai pas entendu. Quand ce fût fini, j’ai franchi la barrière du cimetière, j’ai serré la main de ton père, serré succinctement ta mère dans mes bras, puis je suis partis sans me retourner, je ne pouvais plus supporter leur présence, je ne pouvais plus supporter les autres humains… Je suis parti, les yeux baissés, en silence.

Et depuis, j’ai hurlé, j’ai frappé ma tête contre les murs, j’ai crié, j’ai soupiré… Mais je ne suis pas arrivé à pleurer. Pourquoi ? Je ne le savais pas, mais ce matin, nous avons enterré ton corps lors de cette cérémonie, cette mascarade. Je méprise ce que l’humanité a pu inventer pour combattre la mort, car ce ne sont là que des simulacres, des tromperies. Il n’y a rien qui a été fait pour combattre la mort, rien d’autre que de la poudre aux yeux. Moi, je me bats contre la mort depuis longtemps. Et pour toi, j’ai décidé de la vaincre. En moi, depuis ce jour, inconsciemment, l’idée a grandi. J’ai lu et interprété le Necronomicon, j’en possède un exemplaire ici même que je me suis procuré à grand prix sur le net. Ici, avec l’aide des anciens dieux païens de la mort et de ma science je vais te ramener. Comment croire en la folie des hommes. Pendant des siècles ils ont cru dans des dieux, ils ont vénéré ces entités. Aujourd’hui la mode est à la science, à renier Dieu. Celui qui, aujourd’hui, croit encore est raillé par ses paires. Mais j’ai fini par comprendre à force de recherche, de lecture, de réflexion, que la science est une chose… Complémentaire de la magie, de l’occulte, de la croyance divine. Il y a des événements inexplicables chaque jour, cela ne peut-être nié, et c’est notre esprit conditionné qui nous empêche d’y voir là une possibilité de pouvoir, un pouvoir sur le monde des limbes, le monde de N’Bargol, le dieu simothénien, maître du Styx et des terres d’Oramon d’au-delà les terres d’Otragon. Par lui, je te ramènerais ma chérie. Par lui, nous serons à nouveau unis. J’avais, depuis de nombreuses années, réuni dans un cahier les divers éléments permettant de ramener, par des moyens occultes mêlés de science, un être depuis la mort, plus par jeu et passion, je ne pensais pas un jour l’appliquer réellement. Et même en cet instant, seul le désespoir que je ressentais faisait que mon espoir se cristallisait dans cet acte fou… Je savais que mon acte avait peu de chance de réussir, je savais aussi que quel que soit le résultat, mon âme serait damnée aux enfers éternels des terres maudites du démon…

J’ai attendu la nuit, dans la semi-obscurité de mon salon, assis sur le canapé, relisant sans cesse des pages du Necronomicon prenant des notes, vérifiant et revérifiant encore les paroles rituelles que je devrais prononcer ce soir. Quand la nuit fut tombée, j’attendis encore plusieurs heures, et quand l’horloge murale a indiqué deux heures du matin, je me suis enfin levé. J’étais fébrile et je me suis mi en marche comme dans un rêve. J’avais peur, je savais, j’avais conscience de ce que j’allais faire. Je savais que ce que j’allais faire été terrible, inconscient, fou, horrible… Mais je rangeais dans un coin caché de ma conscience l’avenir. Tout ce qui comptait pour moi était de te ramener, pouvoir te dire au moins une dernière fois que je t’aimais, pouvoir te dire, tout ce dont j’avais été privé de te dire par ta fin si subite.

Je descendis dans mon garage par l'extérieur et contrôlais le coffre que j'avais préparé plusieurs heures auparavant. Une pelle bien sûr, une pince pour le verrou de la grille, une lampe torche que je n'utiliserais vraisemblablement pas, et un pied-de-biche. Dire que j'avais tout cela dans mes affaires, le matériel du parfait petit profanateur. Curieux tout de même pour un homme qui n'a même pas de jardin d'avoir un jour acheté une pelle. Tu avais trouvé cela étrange, je me souviens, et je n'avais pas réussi à te faire une réponse correcte... Je crois qu'à l'époque, je ne savais pas moi-même pourquoi j'avais acheté cet outil... Je me rends compte aujourd'hui que c'était très probablement en vue de cet acte morbide, un instant de prescience dans la vie d’un homme. J’avais su, mais j’avais l’impression de n’avoir pas suffisamment eu de temps avec toi. La voiture, ma bonne vieille bagnole, qui me suivait depuis la fin de mes études quinze années plus tôt, toussota douloureusement, quand je tournais la clef dans le contact, et finit par démarrer. Elle aussi mourrait bientôt, le moteur ne tournait plus rond et les révisions incessantes n'y changeaient plus rien. Je fis le chemin en silence, fenêtre ouverte, guettant le son d'une sirène, d'un klaxon ou d'une radio. Mais la ville à cette heure dormait dans l'obscurité et ne s'en échappait qu'un silence écrasant. Je me suis arrêté à quelques mètres, caché derrière un bosquet d'arbres, du mur au sud du cimetière. C'était un vieux cimetière, le mur de pierre, scellé par un mortier de terre, ne faisait pas plus d'un mètre cinquante de hauteur. Je me hissais sans peine, faisais passer les outils de l'autre côté et me laissais tomber à leur suite. Je parcourais les allées des morts, silencieusement, et remontais jusqu'à la tombe la plus récente. La tienne. La tienne, noire dans la lueur spectrale de la Lune, la terre faisait une butte au milieu de l'herbe, comme les bords déchirés d'une plaie. Je me sentais flotter, comme dans un cauchemar, je ne pouvais accepter la réalité de ce que je faisais. Allais-je vraiment utiliser cette pelle pour mettre au jour le cercueil qui t'abritait, allais-je vraiment utilisé le pied-de-biche pour faire sauter les gonds et te rendre ta liberté, allais-je vraiment vendre mon âme pour te ramener de la mort ? Était-ce moi qui faisais cela ? Ces questions qui me taraudaient tandis que je me suis mis en charge de creuser. La terre meuble ne m’offrit aucune résistance et très vite, plongé dans mes pensées et mes supplications à un Dieu inexistant, j’ai creusé.

Je ne me rappelle plus rien de tout ceci. Mon esprit semble l'avoir enfoui, enterré, à mesure que je te déterrais, les cris de ma conscience qui m'auraient sans nul doute détourné de mon chemin. Je ne recouvrais mes esprits que dans le fracas que fit le couvercle de bois en cédant sous mes assauts. Et tu fus là. Déesse de beauté spectrale sous les rayons caressants de Séléné. Comment aurais-je pu te laisser pourrir dans cette boîte. Toute ta beauté corrompue par le maquillage indécent de l'embaumement, toute ta bonté cachée par le masque de la mort. Non, dès que je te vis, je sus que je faisais le bon choix. Je devais te ramener. Un pied planté dans la terre de chaque côté de ton cercueil, je me suis penché, et j’ai délicatement passé mes bras sous ton corps pour te ramener contre moi. Ta peau me parut incroyable douce quand ton corps froid et rigide entra en contact avec la mienne dans une improbable étreinte. Deux amants éternels avec pour seuls témoins la nuit et les étoiles. Je gravis avec peine la terre pour nous extraire de ce trou et c’est te portant dans mes bras, que je regagnais la voiture, négligeant de récupérer mes outils. Je te déposais sur la banquette arrière et recouvrais te prudemment d’une couverture. Puis je me mis en route, serrant tout le trajet ta main dans la mienne. Je passais l’heure qui suivit à préparer ton corps et les outils nécessaires au rituel. Je récitais les sacrements chrétiens afin de te protéger de mes propres actes, j’enduisais ton corps nu d’une huile de chrysanthème rouge népalaise, je préparais la décoction virale tout en récitant les paroles lui apportant le don de vie. L’ampoule nue au plafond de la cave éclairait la scène d’une couleur jaune et malsaine. J’allumais un à un les soixante-huit bâtons d’encens, un pour chaque âme esclave de N’Bargol et je couvrais mon visage de traits de boue chaude à l’odeur nauséabonde.

J’immergeai dans le bain d’herbes et de mon sang la pierre qui serait mon Origon. Tout en faisant un mouvement tournant de la main au-dessus du liquide, je prononçais les paroles incantatoires pour emplir ce minéral de l’énergie de la non-vie qui me permettrait d’ouvrir la brèche vers les autres terres. Le liquide se colora de brun et une légère brume vint me picoter les narines. J’eus l’impression que l’encens se consumait alors extrêmement vite emplissant la pièce d’une fumée âcre et parfumée. Un vertige me prit, mais me ressaisissant je levais les mains vers le ciel et commençais mon incantation.

« Ô Seigneur absolu des chrétiens, je te déleste de ton serment envers moi ton enfant du péché. Je demande à N’Bargol, seigneur simothénien des limbes et des terres d’Oramon, héritier du trône de N’Barragaas, maître du Styx, je te demande seigneur d’entendre la supplication d’un enfant de la terre. Par mon sang, je te supplie N’Bargol, d’investir ma main et ma lame, de par mon sacrifice, investir le corps de cette femme et de faire à nouveau battre ton cœur. En paiement de cette supplique, je t’offre mon âme ». De la main gauche, je posais l’Origon sur la fragile peau de ton ventre tandis que je levais l’autre au-dessus de ma tête.

Le silence bourdonna à mes oreilles, je savais que je m’intoxiquais avec toute cette fumée. Mes yeux me faisaient terriblement mal, mais restaient désespérément secs. Je crus flotter, pendant une seconde, la pièce se confondit dans une image subliminale, le plafond se confondant avec un ciel lugubre zébré par des éclairs. L’odeur âcre des terres brûlées emplissait mes narines. L’illusion disparue aussi soudainement qu’elle était venue et je me retrouvais à nouveau devant ton corps, le bras tendu au-dessus de moi, armé de la seringue contenant adrénaline et une décoction de ma création. Je te regardais encore une fois, mon amour coulant de mon cœur comme d’une plaie béante, mes espoirs se répandant sur le sol, se mêlant à la fumée, à la lumière qui disparaissait. Il y avait quelqu’un ici avec nous, je le savais, un observateur, une créature infernale, invisible de l’humain, qui scrutait mes actes, qui attendait que je fisse le sacrifice de mon âme pour l’emporter avec elle loin dans les méandres incandescents et ruisselante du feu de l’enfer.

Et j’abattais la seringue sur ton corps, en plein dans ton cœur… La respiration haletante, j’attendis le soubresaut, l’espoir, la réaction, le signe… Mais il ne se passa rien. Je me suis penché par-dessus toi, sur toi, tu n’as eu aucune réaction. Comment était-ce possible, j’étais persuadé… Persuadé que… Non ! Ce n’était pas possible que cela ait échoué ? Je me suis penché à nouveau sur ton visage, écouter, voir si je percevais ton souffle… Rien ! J’ai alors embrassé tes lèvres, baisé ton visage… Je voulais… Je voulais te voir ouvrir les yeux, je t’ai supplié de les ouvrir, j’ai hurlé, j’ai crié, j’ai frappé ton corps… Mais tu n’as pas bougé… Tu es restée étendue, sans revenir à la vie, morte, froide, immobile… Un morceau de viande putride.


Et si je pouvais te ramener/Partie 2 : La vue


Message de l'auteur original aux lecteurs

Cette histoire qui me fut inspirée par ma propre histoire… Cette histoire chaotique et décousue, difficile à écrire, dont je ne pouvais écrire le terme qu’en en prenant connaissance… C’est une histoire triste, à ne pas mal interpréter car elle n’est dotée d’aucune méchanceté, qui rapporte un espoir… Pour un gamin dans le noir…

Outils personnels
Espaces de noms

Variantes
Actions
Wiki
Communauté
Dépôt multimedia
Boîte à outils