La culture en toute liberté.
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AVERTISSEMENT :
Cette œuvre risque de perturber les repères des jeunes de moins de 16 ans, car elle contiens des propos érotiques ou présente des scènes de violence particulièrement impressionnantes.
Cette œuvre est basée sur une œuvre originale sous licence art libre.
Source : http://kraphard.skyrock.com/
Licences : N/A
C'est sorti d'un coup :
« ils sont cons, paresseux, sales, égoïstes, menteurs, incultes, bruyants, malodorants, inciviques, grossiers, vulgaires, fades, irrespectueux et idiots. Mais ça ne les empêche pas d'être très imbus d'eux-mêmes. Ils sont tyranniques, profiteurs, négligés, impolis et très mal élevés. Leur hygiène corporelle laisse franchement à désirer. Ils ne se lavent jamais les mains avant de passer à table. Ce sont des feignasses qui ne respectent même pas le travail d'autrui. Ils ne s'essuient jamais les pieds quand ils rentrent. Ils sont incapables de mettre leur assiette correctement dans le lave-vaisselle. Ils sont trop pourris pour trier leur linge sale et trop crétins pour apprendre à recycler les déchets ménagers. Ils jettent des bouteilles d'eau alors qu'elles ne sont pas vides, ouvrent trois cartons de lait en même temps et ne les écrasent jamais afin que ça prenne moins de place dans la poubelle. Ils empruntent des tas de trucs et ne les rapportent jamais. Je dois toujours chercher mon journal après qu'ils l'ont lu, enfin... après qu'ils en ont regardé les images. Car à l'école, ce sont des cancres, des derniers, des ratés, des losers. Ils ne s'intéressent à rien, même pas aux filles. D'ailleurs, quelle fille s'intéresserait à eux ? Ils sont primaires, néandertaliens, limite mongolitos. Ils se comportent comme des gorets. J'estime que des adolescents devraient être capables de se faire des tartines de choco sans également tartiner le sol, les murs et le plafond. Des enfants de huit ans, ainsi que de nombreux déficient mentaux, y arrivent. Pourquoi pas eux ? Quand ils daignent venir à table, c'est pour y manger aussi salement que dans leur chambre. En outre, ils sont infichus de transporter un liquide quelconque sans le renverser. Mais ils ne ramassent ni ne nettoient jamais rien. Les tâches stagnent sur le carrelage jusqu'à ce que je passe la serpillière. Les rares fois où ils se lavent, ils monopolisent la salle de bain pendant des heures, gaspillent l'eau chaude en la faisant couler jusqu'à l'épuisement de la chaudière. Lorsqu'ils sortent du bain, ils foutent de l'eau partout. Ils ne promènent jamais leur chien. Du coup, le pauvre doit se soulager où il peut. Et, comme par hasard, toujours sur les tapis ! Ils peuvent passer dix fois devant, il ne leur viendrait pas à l'idée d'essuyer tant qu'on ne leur en a pas fait la remarque. Mais en dehors de ça, ils ne se prennent pas pour de la merde, tes petits jean-foutre ! »
Bref, ce soir, on fait une ballade prolongée, le chien et moi...
J'habite un village qui, s'il avait un quelconque intérêt touristique, serait qualifié de charmant et pittoresque. Les catalogues et guides divers adorent le côté pastoral, bucolique, champêtre. En fait, c'est un patelin formé de deux rues principales qui s'entrecroisent sur une place grande comme un demi-terrain de foot. Avant, il y avait encore une épicerie mais elle est fermée depuis un moment. L'activité commerciale se limite désormais à un bistrot tellement traditionnel qu'en entrant tu te demandes si les chiottes sont encore à la turc. Et puis nous avons aussi une boulangerie. Enfin, disons plutôt un dépôt de pains. J'ai quand même mis un S à pain mais je ne vois pas l'utilité de déranger le pluriel pour si peu. La vendeuse délourde dès potron-minet mais n'a rien à fourguer avant la livraison de neuf heures. Trente minutes plus tard, les stocks sont déjà épuisés. Malgré tout, elle met un point d'honneur à rester ouverte jusque midi. Comprenne qui pourra. Du coup, une bonne âme a installé un distributeur un peu plus loin sur la place. Bizarrement, la machine est mieux achalandée... Sans doute parce que ce n'est pas le même fournisseur !
Par contre, nous vivons au cœur d'un village où la nourriture de l'esprit est bien mieux considérée. On y compte pas moins de deux écoles : la première est laïque, la seconde doit son nom à je ne sais quel saint du calendrier. Enfin, notre centre culturel, un bâtiment hyper moderne au mitant d'une place rustique, amène régulièrement des spectacles de haute tenue. Et les embouteillages qui vont avec. Parce qu'il ne faut pas compter sur les bouseux du cru pour venir aux galas. Ou alors prévois de la bière et des saucisses gratos.
Comme toute commune qui se respecte, les autorités ont mis les bouchées doubles sur les activités sportives. De ce point de vue, les jeunes n'ont pas été oubliés. Ceux qui ne se droguent pas, ou qui sont encore trop jeunes pour y penser, peuvent profiter d'une piste d'athlétisme. Conçue aux normes nains de jardin, elle ceinture un terrain de basquet où les paniers, eux, sont étonnamment à la bonne hauteur, environs trois mètres vingt-six. Les jeux de raquettes figurent bien entendu au programme des distractions. Bien que située sur la berge herbeuse de la rivière locale, la surface choisie pour le court de tennis n'est ni le gazon ni la brique pilée mais... le béton armé !
Ce soir, puisque t'as fait l'effort de venir et que, pour des raisons indépendantes de ma volonté, je suis plus ou moins coincé dehors, on va s'offrir la visite complète. La nuit tombe doucement. Il fait un peu plus frais. Ce sont les vacances et il n'y a que des rediffs de merde à la télé. Alors autant qu'on reste ensemble, tu veux ?
Dans ce village à la con, il y a une chose qui m'amuse plus que tout. Quand tu quittes la place et que tu longes la rivière en direction du château, tu arrives très vite en vue de l'école Saint-Machin. Elle s'étale de toute sa longueur et, juste derrière, débute le cimetière. Entre les deux, que dalle ! Rien que l'étroite bande d'un restant de pré. Tu trouves pas qu'elle déchire grave, mon allégorie ?
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