La culture en toute liberté.
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AVERTISSEMENT :
Cette œuvre risque de perturber les repères des jeunes de moins de 16 ans, car elle contiens des propos érotiques ou présente des scènes de violence particulièrement impressionnantes.
Cette œuvre est basée sur une œuvre originale sous licence art libre.
Source : http://kraphard.skyrock.com/
Licences : N/A
On aurait pu s'asseoir dans le divan rose bonbon mais la table de la salle à manger convenait mieux à l'entretien. Toutefois, pendant que Christophe auditionne sa voisine, je ne manque pas de faire une rapide inspection du séjour. Comme tu t'en doutes, c'est une petite pièce surchargée d'objets hétéroclites : une collection de masques italiens en plâtre est fixée aux murs, des vitrines présentent toutes sortes de série ; ici les porcelaines de métiers disparus avec le petit ramoneur et son chien, le rémouleur et sa roue, la repasseuse et son fer..., ne manquent que la mère-maquerelle et sa jeune apprentie.
Le coin salon comprend tous les ustensiles d'usage en nos foyers : la lucarne à débiter des conneries, le lecteur de galette à images, le système audio en heptaphonie digitale laser avec effet Sound Surrond. T'as déjà vu ça quelque part ? Moi aussi... Et c'est du 7.0, rien de moins.
A côté du téléphone, ADSL oblige et afin de ne pas tirer un câble qui traverserait la maison, un coin ordinateur a été aménagé. Le moniteur apparaît légèrement décentré. Je tente une expérience scientifique et pose mon cul sur le divan rose. Bien calé au fond, le bras sur l'accoudoir, pile dans le bon axe pour mater la téloche sans s'épuiser les mirettes, je constate qu'on a aussi une vue imprenable sur le PC. Ca donne une idée de la marge de manœuvre dont disposait Simon.
Que les gosses de ma bourgeoise aient trop de libertés informatiques n'aura échappé à personne ! A quatorze ans, le plus jeune savait déjà tout des prestations filmiques d'une certaine star du X. Pourquoi elle et pas une autre ? Je présume qu'il a fait son petit marché sur la toile, vraisemblablement chez un fournisseur ayant l'âne pour emblème, et qu'en parfaite connaissance de cause, il a choisi cette meuf-là.
J'allume la bête. Direct, un cerbère me barre la route. La séquence d'amorçage est soumise à un mot de passe. Je n'en crois pas mes oreilles quand la vieille me sort le sésame : « 1nCaud1V3n3num » — In caudi venenum : le venin est dans la queue ! Tout un programme.
La machine ne contient que des trucs gnangnan, avec des petits anges qui volent et qui scintillent... Il y a une expression pour ça : cucul la praline ! Tout est du même acabit, sans que rien de malséant ne vienne tempérer cette débauche de bons sentiments. Insoutenable ! Je ne puis supporter ça plus longtemps. Par acquis de conscience, je vérifie que la contenance du disque correspond effectivement à ce qui est annoncé. A première vue, il n'y a pas de fichiers cachés.
Enfin, j'ouvre la messagerie de Simon. Le mot de passe est prédéfini. Imagine la scène si maman n'avait pas accès aux mails du petiot...
Sauf qu'on sait tous vers quelles extrémités ce luxe de flicage a conduit le jeune Simon !
Je vérifie l'historique des connexions. Que dalle !
Allez, je vérifie un dernier petit truc. Je navigue jusqu'au répertoire balance, le trop méconnu dossier temporaire. La plupart des gens pensent que leur système d'exploitation le vide automatiquement. Rien n'est plus faux. On le trouve à l'adresse suivante :
C:\Documents and Settings\Simon\Local Settings\Temp:
Mine de rien, il y a des mois d'activités classés dans douze répertoires et plus de huit mille fichiers, soit près de 50 mégas de données. Des résidus d'images, des morceaux d'install, des fichiers renseignant l'ouverture de telle ou telle application.
J'en profite aussi pour explorer l'Internet Temporary File. S'y trouve absolument tout ce dont j'ai besoin : cookies, adresses Internet, fichiers de connexion. Je me fais une copie de l'ensemble et l'envoie à la Casa Mongolita.
J'en reviens à ma bergère et à son blanc mouton. Elle pleurniche sur la difficulté, pour une femme seule, d'élever un adolescent. Mais Simon était un gentil garçon : poli et correct, jamais un mot plus haut que l'autre, toujours pour aider son prochain. Un enfant élevé dans le respect !
J'ouvre le tiroir du mange-disque, y place une galette puis allume la téloche. Me choisissant la meilleure assise, pas trop éloignée de la table basse afin d'y reposer les pieds, je m'affale dans le divan. D'où elle est, la mère Mascagni ne peut pas me voir. Christophe la travaille avec des questions d'emploi du temps. Elle y répond sans la moindre hésitation. Mieux que personne, elle connaît la vie de son fils.
A l'aide de la télécommande, je sélectionne une des scènes les plus marquantes de XXX-Men. Il ne reste plus qu'à pousser le son. Très vite, des râles exaltés retentissent dans la bonbonnière.
Mascagni se retourne, me foudroyant du regard. Je commente :
— Bon film ! Vous devriez bouger votre cul jusqu'ici. C'est super intéressant.
Furax, elle se précipite sur le téléviseur. Soudain, par la grâce d'un arrêt sur image, tout se fige dans la pièce. Interdite, la Mère Mascagni suspend son geste devant les vingt-deux centimètres turgescents de son fils chéri.
— Vous admirez la « fermeté » de vos principes éducatifs ?
Ma question la tétanise. Je relance le film.
Simon, dans la noble nudité du simple appareil, exhibe un vit monstrueux, gorgé de luxure et de rage, s'étend sur la jeune gourgandine, la presse de son poids, écarte les cuisses de la bienheureuse, darde avec une inexprimable fureur son glaive aux bords de ces prémices délicats, qui, destinés à être le prix des amours, paraissent accueillir avec délectations les exécrables entreprises de la scélératesse et du vice. C'est le tigre en courroux dépeçant la jeune brebis. Il lime, il pourfend, il blasphème ; le jus coule et rien ne l'arrête.
Par derrière l'éphèbe se tient un troisième en pâmoison. Considérant ce cul délicieux et frais dont le premier, si vivement excité néglige la protection, il ne peut résister à ces autres prémices et, d'un coup terriblement hardi, décide d'y planter le bâton. Foutons, foutons ce cul divin, qui donnera cent fois plus de plaisir que le con qu'il astique ; entrouvrons-le, sacredieu, déchirons-le sans aucune pitié pendant qu'il fourre mignonne.
Une impétueuse décharge apaise à la fin les désirs de nos trois libertins qui, chancelant, se démettent, regrettant déjà qu'un crime qui vient de leur donner autant de plaisir ne puisse durer un siècle.
Revenant à la mère, je lui demande si elle a une explication pour ça.
— Je ne comprends pas, répond-t-elle dans un sanglot. Ce n'était pas le genre de mon petit Simon. Tout comme moi, il avait une sainte horreur des mauvaises filles.
— Oui, on le voit très bien.
— Ca ne se peut pas, reprend-t-elle avec vigueur. Ce film n'est qu'un montage destiné à salir la réputation de mon fils.
— Pour une femme qui prétend éprouver des difficultés financières, je vous trouve très bien équipée en matière de home cinema. Savez-vous combien coûte votre installation ?
— Mais cela n'a rien à voir, Monsieur. Simon l'a gagnée dans un concours.
— Le concours de la plus longue bite de moins de dix-huit ans, je présume.
— Monsieur, je ne vous permets pas !
Ca, c'est la meilleure façon de me braquer. J'enchaîne à la mitraillette : « Vous savez qu'une autopsie est systématiquement réalisée en cas de mort suspecte ou violente. Or, les cadavres ne mentent pas. Si votre cher fils a eu des rapports anaux, ces détails figureront dans le dossier ; dossier que je me ferai d'ailleurs une joie de transmettre à la presse. Vous ne voudriez pas qu'on pense que Simon était un pervers polymorphe qui, visiblement, prenait beaucoup de plaisir à la visite de son endroit. »
J'ai presque honte mais j'adore faire souffrir cette vieille salope. Si Christophe n'était pas là, je pense même que j'irais bien plus loin et lui révèlerais très certainement les activités criminelles de Simon. Et tant pis si la ligne de conduite prévoyait de s'en tenir à la version du suicide, je me serais payer le luxe d'une petite incartade, un mot de trop, un oubli malencontreux, le détail sordide qui jusqu'à la fin de ses jours instillera le doute en elle.
D'aucuns penseront que la démonstration des prouesses sexuelles du gamin suffit à punir la mère au-delà de la mesure. Et bien qu'il en soit ainsi !
On se casse et, comme par hasard, j'oublie de reprendre le DVD...
— Je ne te cache pas que cette petite audition m'ennuie au plus haut point.
— Il était bien le dernier que j'aurais soupçonné d'être un pervers, un tueur ou quoi que se soit d'autre, dit tristement Christophe.
— Mouais... Mais ce qui m'ennuie, c'est que cette vidéo remet totalement en question son profil.
— Pourquoi ?
— Parce qu'un psychotique est sexuellement immature.
— Et alors ? Qu'est-ce que ça change ?
— Tout...
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