La culture en toute liberté.
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AVERTISSEMENT :
Cette œuvre risque de perturber les repères des jeunes de moins de 16 ans, car elle contiens des propos érotiques ou présente des scènes de violence particulièrement impressionnantes.
Cette œuvre est basée sur une œuvre originale sous licence art libre.
Source : http://kraphard.skyrock.com/
Licences : N/A
Ma vie de couple n'est plus que l'ombre d'elle-même. Nous sommes devenus deux étrangers qui se partagent un appartement désormais trop petit. Nous sommes des colocataires qui dorment dans le même lit. Deux amants oubliés qui s'adressent à peine la parole lorsqu'ils se croisent. Cette situation me pèse d'autant plus que je m'en sais responsable. Je n'ai jamais pu accepter la perte d'intimité. Selon moi, l'acte charnel constitue l'apothéose d'un rapport de chaque instant. Peu importe l'endroit où il se consomme, il est le fruit d'une longue maturation. Même décidé sur-le-champ, sans concertation apparente sinon l'envie de se laisser aller, il résulte d'une mécanique amoureuse où attitudes, paroles, bien-être, respect et confiance mutuelle s'enracinent dans le terreau des heures qui le précèdent.
Privé de ces heures, je nous ai condamnés à l'abstinence.
Madame est en bas, faisant réviser son crétin de fils. Je me tiens à l'étage, en pleine analyse des fichiers.
A la façon dont les choses évoluent, je sens qu'aujourd'hui encore, nous n'échangerons guère plus de quelques phrases, essentiellement utilitaires : « Que veux-tu manger ? », « Mets la table pendant que je termine de cuisiner. », « Que veux-tu regarder ce soir ? », etc.
Sacrifier un si bel amour pour vivre ça...
J'espère au moins qu'elle est heureuse d'avoir ses enfants près d'elle.
J'envisage de plus en plus souvent de me casser.
Mais pour aller où ?
De toute façon, je ne puis envisager de partir sans avoir résolu l'énigme qui nous occupe. C'est une question de fierté. D'orgueil aussi, peut-être. Je n'en sais rien mais c'est comme ça.
J'ai consacré le reste de week-end à extraire les informations provenant du PC des Mascagni. Dans l'ensemble, il n'y avait pas grand-chose à en tirer. Mais, dans ce type d'affaire, c'est le détail qui compte. Et de ce point de vue, je suis tombé sur quelques pièces vraiment gratinées — si tant est que cet adjectif ait encore droit de cité vu la nature particulièrement scandaleuse de mes découvertes.
Accroche-toi, c'est du costaud !
Le répertoire temporaire contenait toute une série d'images au format timbre-poste. Afin d'augmenter la rapidité d'affichage de l'explorateur, les images sont réduites et stockées dans le répertoire temporaire. Il en résulte des traces des images vues même lorsque celles-ci ont été effacées. Dans la profusion des anges argentés, se cachait néanmoins un faible pourcentage de ce que la pornographie produit de plus brutal.
J'ai donc exporté l'historique des connexions vers mon gestionnaire de téléchargement. Comme un bon petit stakhanoviste virtuel, il est allé au charbon, a visité tous les sites, m'a analysé toutes les pages et a suivi tous les liens. De mon côté, je suivais sa progression en matant les images qu'il me rapportait.
Au bout d'une heure vingt environ, il a commencé à me descendre des illustrations correspondant aux timbres-poste. J'ai creusé sur le site d'origine. L'endroit n'était pas à conseiller aux personnes sensibles. Le contenu des pages, comme du reste du serveur, était à la limite de la légalité... Et le problème était que j'ignorais de quel côté elle penchait. En traçant le serveur, c'est-à-dire en essayant de voir où il se situait, j'ai atterri sur une plate-forme perdue en plein océan atlantique, un lieu en dehors de toute législation nationale.
Le serveur hébergeait un matériel hautement illégal. Si tu penses à de la pornographie infantile, tu es dans le vrai... Mais pas seulement !
Il y avait une page dédiée aux snuff movies.
Guidé par une sorte de sixième sens, le flair probablement, j'ai ouvert la page. Plusieurs extraits de films étaient présentés. Les versions intégrales ne s'acquéraient que contre monnaie sonnante et trébuchante. Les extraits suffisaient néanmoins. J'ai lancé l'un d'eux... Je ne l'avais pas choisi au hasard.
Je n'ai pas été déçu !
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