Krap HARD/Chapitre 30

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Déconseillé aux moins de 16 ans.svg

AVERTISSEMENT :

Cette œuvre risque de perturber les repères des jeunes de moins de 16 ans, car elle contiens des propos érotiques ou présente des scènes de violence particulièrement impressionnantes.



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Cette œuvre est basée sur une œuvre originale sous licence art libre.

Source : http://kraphard.skyrock.com/

Auteurs de l'œuvre originale : Leopold Zorn

Licences : N/A

Je ne te dirai pas que Jérico est médusé, j'ai déjà fait ce gag plein de pages plus haut. Mais la surprise se lit néanmoins sur son visage. La tocante annonce pas loin de minuit. C'est pas une heure pour rendre visite aux gens. Il va pour me rembarrer quand je lui exhibe le genre d'argument qu'on ne critique pas : un .45 automatique sous le blair, ça s'admire en silence.

Ancien militaire, il sait mieux que personne ce que mon joujou peut faire comme dégât dans sa jolie petite gueule. Surtout que j'ai panaché le magasin : balles à ogive blindée en alternance avec des têtes creuses. Non, je ne suis pas venu pour rigoler. Au cas où, j'ai aussi un .38 spécial à canon court. Comme tu vois, j'apprécie les munitions à faible vélocité mais développant une bonne grosse énergie cinétique. Question de méthodes.

Manifestement, je dérange Monsieur le producteur en plein casting. Une petite louloutte s'enfonce dans le pieu alors que nous entrons dans le loft. Je ne prends aucune risque et, tout en tenant Jerico en respect, découvre le lit. La meuf n'est même pas à poils. Elle n'en a plus. Il y a des amateurs. J'en suis. Mais là, c'est pas le moment. Je lui intime de rejoindre son mec au salon et profite d'un spectacle callipyge lorsqu'elle passe devant moi.

Tout le monde s'assied.

Je commence :

— Je ne suis pas venu faire un carton. Si c'était le cas, il n'y aurait plus que des cadavres ici. OK ?

— C'est du fric que tu veux ?

— Non. Des informations.

— A minuit ?

— C'est pour ça que je ne suis pas venu les mains vides, fais-je en lançant un DVD sur le divan. Toi, la greluche, vas mettre la galette dans le lecteur. Et tu bouges tout doucement. N'oublie pas que tu cours moins vite qu'une balle. On se comprend ?

Elle acquiesce. J'aime mieux ça.

Le DVD démarre. Je n'ai pas passé mon temps à programmer une page de menu. On entre de suite dans le vif du sujet : le meurtre de Tiffany.


— Qu'est-ce que c'est que cette merde ? interroge Jérico.

— Je comptais sur toi pour me le dire.

— Attends mais tu crois quoi, toi ? J'ai absolument rien à voir avec ça. Je fais des films honnêtes, moi.

— Et si on causait de Gaétane ? Honnêtement morte aussi, cette petite-là.

— Ouais mais j'y suis pour rien. Je te jure que je l'ai déposée devant chez elle. Au pied de l'immeuble. Devant la porte. J'ai même attendu qu'elle soit rentrée pour démarrer. Parole !

A mesure que le film avance, je vois la meuf s'écarter de Jérico. Y'a pas dix minutes, elle était prête à lui offrir l'intimité de ses organes ; cinq minutes plus tôt, elle me voyait comme un agresseur ; maintenant, elle me lorgne comme si je venais de lui sauver la vie.


— Le hic, c'est qu'à part toi, je ne connais personne qui produise des pornos. Or ça, fais-je en désignant le téléviseur, ça y ressemble comme deux gouttes d'eau. Tu trouves pas ?

— Je te jure que je ne sais rien.

— Ne me prends pas pour un con. Tu vois l'image ? Elle a beau être bousculée et sous-exposée, elle présente néanmoins un rendu professionnel. On n'arrive pas à ce résultat avec un bête caméscope. Le mec qui filme connaît son biz'. On est d'accord ?

— C'est pas pour autant qu'il travaille pour moi.

— Non... mais Simon Mascagni, oui. Et pour moi, ça fait déjà une coïncidence de trop.

— Je t'assure que je n'étais au courant de rien.

— Mais ?

— Pffff... Shkodër va me tuer.

— Si tu ne te mets pas à table, il n'aura même pas ce plaisir. Tu seras raide dead bien avant.

Prenant une grande respiration, Jérico balance enfin ce qu'il sait : « Le mec à la cagoule, c'est Vojmir Shkodër, mon patron. Celui qui filme, ça ne peut être que Traurig, son porte-flingue. Ils se connaissent depuis des années. Ils ont bossé ensemble dans les services secrets. Après la chute du Mur, ils ont exporté leur savoir-faire à l'ouest. Mais ces mecs-là restent carrément fondus. Vingt ans de contre-espionnage ont fait d'eux de parfaits sadiques. Mais je ne savais pas que ça allait jusque-là. »


— Où est-ce qu'on peut les trouver, ces deux raclures ?

— Ils possèdent une propriété sur les hauteurs de la ville.

— Eh ben on va y aller...

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