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L'arbre parole/Cri de l’oiseau cracheur de ciel éternité ma nourriture, et phrases nues qui s’aventurent aux saveurs des verbes de miel...

Marteau de juge

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Cette œuvre :

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Cette œuvre est basée sur une œuvre originale sous licence art libre.

Source : http://www.adamantane.net/poecriture/l_arbre_parole/index.html

Auteurs de l'œuvre originale : Jean-Pierre Desthuilliers

Licences : N/A

Parole, cri, souffle essentiel,
Phrase énoncée, strophe future,
Que l’alphabet scande et capture
Et brouille et brise en sons partiels,

Ecartelés comme Arc-en-ciel,
Mots alignés pour la lecture...
Dans le désert de l’écriture
La caravane des pluriels,

Les consonnes et les voyelles,
Des traits d’union en kyrielle
Pour dissimuler les ruptures,

Puis la virgule sépulture
De mes accents artificiels ;
Et le silence
                  signature.

[1] [2]

Notes et références

  1. Ce poème a été publié dans le numéro 1 de la revue de poésie, d'art et de réflexion saraswati, sous le titre abrégé : Silence, point. Ce numéro 1 (il y en eût 7, chiffre réputé parfait, qui est aussi un nombre...), daté du printemps 2001, portait en sous-titre le silence, avec l'explication suivante dans l'éditorial de la fondatrice Sylvaine Arabo : Le premier numéro s'articule autour du thème du silence. Paradoxal. Mais c'est du silence que jaillit le plein de la parole. Presque toujours. Alors rendons hommage à ce silence créateur qui nous fait Être – dans tous les sens du terme – nous, poètes et artistes.
  2. Ce sonnet, bâti sur deux rimes (abba abba aab aba), se trouvait posséder une strophe de trop. Aussi ai-je résolu le problème posé par ces trente-deux syllabes excédentaires en les logeant dans le titre. Le point-virgule ayant été délaissé dans l'énumération des constituants de base du discours, recensés ici il est vrai sur la base de classements différents, je lui ai donné une existence typographique, donc prononçable, à défaut d'une existence prononçée. Le silence, autre atome de discours (encore qu'il puisse être rompu, et même que tel soit son destin), figure dans le blanc prolongé qui sépare «silence» de «signature».

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