L'hyperlivre ou l'hypermoyen d'organiser l'hyperconsumérisme des hyperpigeons

La culture en toute liberté.
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Pour noël j'ai eu le droit à «Le sens des choses» de Jacques Attali et tout un tas d'autres. Alors physiquement, il s'agit d'un bouquin tout ce qu'il y a de plus banal, mais attention, il s'agit d'un «hyperlivre». Ce journal parle du concept d'hyperlivre, et pas du sujet du livre que je n'ai pas encore eu le temps de lire (c'est ça quand on passe son temps à troller sur linuxfr…).

Sommaire

Un hyperlivre quoi c'est-donc ?

Si vous avez déjà lu du Jacques Attali, vous avez déjà bouffé du «hyper», de l'hyperdémocratie à l'hyperconflit en passant par l'hyperempire. Vous aurez peut être remarqué que le monsieur continu d'exercer une certaine influence sur les hyperchefs de nos hypercités, l'autre jour encore j'entendais les termes d'hypersénat dans les bouches d'aspirants hyperchefs dans un débat sur l'hypervoilela burqa.

Alors pour ceux qui ce demande à quoi sert le préfixe hyper, il est là pour montrer que le terme qui suit il hachement mieux/pire que le concept normal. Ce qui me fait un peu penser à des paroles de la chanson visionnaire du groupe Contreband : « Mieux que la tuberculose, nous on a l'overdose, symbole occidental du bien-être maximal ».

Bon plus sérieusement, je vous cite la page de garde (en espérant que cela rentre dans le cade légal d'une citation) : Qu'est-ce qu'un hyperlivre ?

Au détour d'une phrase, l'auteur cite une chanson. Et si on pouvait l'écouter tout de suite ? Il évoque un tableau, un vidéo, un film. Et si on pouvait le voir ? Il fait référence à un sondage. Et si on pouvait voter aussi ? Il tient des propos étonnants, provocateurs. Et si on pouvait en discuter avec lui et avec tous les autres lecteurs ? Par l'envoi d'un SMS ou d'un code imprimé dans le texte du livre, le lecteur peut accéder via son téléphone mobile à des hypercontenus, c'est-à-dire une information (texte, image, son, vidéo) venant directement enrichir les lignes qu'il est en train de lire.


S'en suit une explication technique qui explique que les pauvres qui ont pas de mobile qui lit les «flascode» (je vous explique ci-dessous) peuvent envoyer un sms avec le nom de le numéro de la page. Bon si vous avez pas de portable (non mais vous avez pas honte ?) vous pourrez retrouver «la plupart des hypercontenus» sur http://www.hyperlivre-lesensdeschoses.com après le mois de février.

Les flashcode sont en fait des espèces de code bar qu'on vous colle au milieu du livre, dont l'intérêt principale semble ici de cacher les informations stockés à l'utilisateur. En effet si c'est pour m'envoyer un sms avec un hyperlien, on aurait pu tout aussi bien directement me donner l'URL. Mais ça m'aurait fait économiser le prix d'un sms sans doute surtaxé, le besoin d'un mobile qui peut surfer, et le coût de la communication mobile pour télécharger la page. Orange étant un hypepartenaire du principe d'hyperlivre, on se doute qu'ils seront heureux de vous taxer le prix d'une maison la lecture de quelques pages.

Mieux qu'un livre ? Pas sûr. Mieux qu'un livre libre ? Sûrement pas !

Comparons avec le livre «Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur LaTeX sans jamais oser le demander» qui se trouve également sur mes étagères. Ce livre dont on trouve facilement les sources tex n'est pas présenté comme «hyper».

Et pourtant, il est plein de liens vers diverses ressources en lignes, présentés sous des URL au format texte tout ce qu'il y a de plus lisible pour n'importe quel personne alphabétisé. L'auteur y tiens parfois des propos provocateurs[1] et on pourra en discuter avec lui[2] ou même, encore mieux, les retirer, et même modifier le livre dans tous les sens car celui-ci est sous licence art libre. D'ailleurs je pourrait vous citer tout le livre en le commentant mot à mot que je n'en serait pas inquiété, contrairement à d'autres œuvres où la critique ne peu se faire que dans les limites flous du droit de citation.

À coté de toutes ces possibilités qui ne sont pas emballé dans d'hyperhâblerie, l'hyperlivre me paraît bien fade avec un arrière goût de tentative d'escroquerie des personnes les plus naïves et moins au fait des autres phénomènes sociaux existant comme la culture libre.

[1] http://www.culture-libre.org/wiki/Visionnaire pour les paroles et http://www.culture-libre.org/wiki/Image:Contreband_-_05_Cont(...) pour télécharger la musique [2] http://www.liberation.fr/economie/0101603517-encore-une-enor(...) [3] http://www.ilv-bibliotheca.net/librairie/tout_ce_que_vous_av(...) [4] http://cours.enise.fr/info/latex/ [5] Certain trouveront les citations bibliques en début de chapitre comme «Mieux vaut la malice d’un homme que la bonté d’une femme» mal venues, pour ma part j'ai été bien plus choqué par d'autres propos : «emacs ou vi sous Unix sont deux éditeurs de référence qui, bien que le premier soit nettement supérieur au second» [6] Via «message privé» sur http://www.inlibroveritas.net/auteur8718.html par exemple

Notes et références

  1. Certain trouveront les citations bibliques en début de chapitre comme «Mieux vaut la malice d’un homme que la bonté d’une femme» mal venues, pour ma part j'ai été bien plus choqué par d'autres propos : «emacs ou vi sous Unix sont deux éditeurs de référence qui, bien que le premier soit nettement supérieur au second»
  2. Via «message privé» sur http://www.inlibroveritas.net/auteur8718.html par exemple.

Informations légales

Cette œuvre est basée sur une œuvre originale sous licence art libre.

Source :

Auteurs de l'œuvre originale : psychoslave

Licences : N/A

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