La culture en toute liberté.
Cette œuvre est basée sur une œuvre originale sous licence art libre.
Source : http://www.adamantane.net/poecriture/le_cristal_opaque/index.html
Licences : N/A
Des enfants, à mi-voix, récitaient des comptines
Et l’ombre de la rue égrenait ses pavés.
Des vieilles, sans bouger, murmuraient des ave ;
Les tilleuls aux bras roux s’inclinaient aux courtines ;
Une fille venait s’accouder au rempart
Puis le ciel bu des yeux, les mains lourdes d’œillets
Parfumait de baisers la fleur qu’elle effeuillait
Et mon cœur inquiet berçait chaque départ.
Qu’importe maintenant qu’elle m’aimât peut-être
Ce soir où j’ai passé, la regardant à peine
Dans cette rue sans fin, où en robes anciennes
Les délaissées rêvaient assises aux fenêtres