La culture en toute liberté.
Cette œuvre est basée sur une œuvre originale sous licence art libre.
Source : http://www.adamantane.net/poecriture/le_cristal_opaque/index.html
Licences : N/A
Le fleuve aux mains de boue a modelé le soir,
Rouge terre où le ciel se consume et prolonge
La douceur de l’instant, ce multiple mensonge
Bouche ferme où le miel se mêle à un sang noir ;
Baigne tes cheveux roux, toi dont les mains caressent
Dans ses eaux lourdes d’herbe et d’or et dont nous sûmes
Goûter le poison pur, laisse rouler les brumes
Au creux de tes seins blancs, naïade, ma déesse ;
L’air a odeur de mort. A quoi bon t’endormir ?
Viens rejoindre la nuit à veiller sur le sable,
Attentive, écouter les mots fous de mes fables
Et apprendre à aimer la crainte de mourir.