Le vent

La culture en toute liberté.
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Partout il perpétue son inextricable vol ;
Quand tout se paralyse en mornes stases et silences
Reste son air harmonieux qui ne connaît licol.
Tantôt allant paisible inspirant l'indolence,

Parfois en plus vivace je le course il me meut,
Tantôt brio ravageur face auquel tout s'incline.
Bien qu'aussi versatile, constamment il m'émeut.
Quel jeu de le défier sans ambitions patelines ;

Car à ce partenaire on ne prend de victoire.
Il éveille à nos sens les vastes exhalaisons
De l'orgueil impavide aux prêches contradictoires.
J'ose tenter remonter ton courant, oraison !

Alors, insignifiant, j'existe enfin, cherté !
Non, ce n'est point un pas qu'avec peine je t'arrache ;
Mais un infime fragment d'absolue liberté,
Merveilleuse et tonnante. Mon étreinte se relâche,

Il fuit, me coupe le souffle. Face à tant de beauté
Je ne peux que pleurer. Lors que je te révère,
Des fous font choix d'une geôle où ils vont s'enfermer ;
Leurs tombes de bois, de roche, de métaux et de verre.

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