Nouvelles orientales

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Les Nouvelles orientales est un recueil de dix nouvelles de l'écrivain Marguerite Yourcenar. Elles furent publiées d'abord séparément, puis retravaillées par l'auteur avant d'être rèunies sous forme de recueil. Le titre provient du fait que Marguerite Yourcenar s'est inspirée essentiellement de thèses provenant d'extrême-orient.

Les dix nouvelles constituant le recueil :

1- Comment Wang-Fô fut sauvé ;
2- Le Sourire de Marko;
3- Le Lait de la mort;
4- Le dernier amour du prince Genghi;
5- L'Homme qui a aimé les Néréides;
6- Notre-Dame-des-Hirondelles;
7- La Veuve Aphrodissia;
8- Kâli décapitée;
9- La Fin de Marko Kraliévitch;
10-La Tristesse de Cornélius Berg.

  • Comment Wang-Fô fut sauvé : Wang-Fô artiste a un ami et disciple qui luiest tout dévoué, qui sera sauvé finalement par son goût pour la peinture. C'est un récit poétique sur l'art et les rapports humains.
  • Le sourire de Marko : Ce héros dont on nous raconte la légende est un être absolu, prêt à résister à tout mais dont la cuirasse à une faille : la faiblesse de l'autre, sa faculté de sourire.
  • Le lait de la mort : Quel est ce savant qui nous conte cette histoire de cette femme si belle et si courageuse mais si pleine de chagrin et elle est si difficile à saisir.
  • Le dernier amour du prince Genghi : C'est un prince qui a une vie de prince, insouciant de ce qui l'entoure, préoccupé uniquement des beautés de la vie. Mais il a pris une décision lourde de conséquences, lui seul sait pourquoi, partir, s'isoler et aller mourir seul, en essayant d'oublier les femmes et leur douceur, malgré l'une d'entre elle qui tente de le détourner du chemin qu'il s'est choisi.
  • L'homme qui a aimé les Néréides : Cet homme est le seul à avoir réussi à approcher les Néréides. Mais peut-on croire son histoire, peut-on lui faire confiance ? Et ces Néréides, qui sont-elles donc, ces femmes à la fois fascinants et inaccessibles, si distantes des hommes qu'elles exercent sur eux leur fascination.
  • Notre-Dame-des-Hirondelles : Comme la précédente avec les Néréides, c'est une histoire de ces femmes qui parviennent à fasciner les hommes, à les envoûter, qui sont capables de tout pour elles mais qui en même temps, par leur froideur, les craignent. Mais un prêtre va leur tendre un piège et dès lors, leur avenir va prendre une autre signification.
  • La veuve Aphrodissia : Cette femme veuve, si elle est inconsolable, ce n'est pas de son mari disparu comme on pourrait le penser, mais de son meurtrier. Histoire d'amour qui échappe à l'entendement et à la logique généralement admise, histoire impitoyable et morale aussi puisque cet hommes et ses complices seront exécutés par les paysans du village.
  • Kâli décapitée : Kâli est une jeune femme naïve qui ne connaît aucune des turpitudes qui jalonnent la vie. Mais les dieux en ont décidé autrement et décident de la transformer en prostituée pour la soumettre à tous les fantasmes d'une vie de luxure.
  • La fin de Marko Kraliévitch : Une âme charitable et compassionnelle dans un corps fort et athlétique : il s'occupe les plus faibles et leur vient en aide. Mais un jour, un vieil homme va le mettre à l'épreuve, contester sa force, dénoncer sa bonté comme une condescendance et provoquer sa perte.
  • La tristesse de Cornélius Berg : C'est un peintre âgé maintenant qui a plutôt la main tremblante, le geste n'et plus aussi sûr mais il est au sommet de son art. Cependant il est triste, le monde qui l'entoure ne lui plaît guère, il le déprime comme le déprime aussi son propre destin et cette vieillesse qui lui pèse. La peinture ne parvient plus à le consoler de tout cela. Contrairement à Wang-Fô, Cornélius qui manque d'amour ne sera pas sauvé.

D'après son interview dans "Les yeux ouverts"

Ces nouvelles se passent en fait à la fois en Extrême orient, en Inde et dans les Balkans car c’était le temps où elle se rendait souvent en Grèce par la route des Balkans. Elles sont donc un mélange de récits d’extrême orient comme Comment Wang-Cho fut sauvé ou Le dernier amour du prince Genghi ou de l'Inde comme Kâli décapitée par exemple.

Le titre est plutôt dans son esprit un pendant aux Nouvelles occidentales de Gobineau. Elle dit avoir découvert très tôt la littérature japonaise, vers sa vingtième année, dans les traductions anglaises alors plus abondantes qu’en France. Elle avait été très impressionnée par le Genghi Monogatari, la complexité des personnages féminins, les nombreuses facettes de prince Genghi, la subtilité des sentiments amoureux et admirait surtout la romancière japonaise Marasaki Shikibu pour son « sens des variations sociales… dans la façon dont les êtres se heurtent à l’impossible. »

  • Référence : Les Nouvelles orientales, éditions Flammarion, collection L'Imaginaire, 149 pages, décembre 1998, ISBN10 2070299732

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