La culture en toute liberté.
Cette œuvre est basée sur une œuvre originale sous licence art libre.
Source : http://hodo.free.fr/Romans/Pionniers/
Licences : N/A
Le soir, le conseil réunissait tous les responsables de Hôdo. Depuis longtemps, ils ne s'étaient retrouvés ensemble depuis que deux cités existaient.
Tous manifestaient leur contentement. La colonisation de Hôdo se déroulait mieux que prévu. Mais, Adela, Gus et Frans soulevaient le problème de la maintenance du matériel qui tôt ou tard demanderait des réparations, surtout sous un climat inclément.
— Encore, si nous pouvions marchander avec la Terre, mais nous n'avons rien à donner en échange. On ne peut même pas jouer les ferrailleurs: tous les détritus qui ne sont pas recyclés, à cause de leur excessive nocivité, sont jetés sur le Soleil.
— Tous les détritus, vous rigolez! Les poubelles sont faites par bien des petites mains avant d'arriver dans les centrales de recyclage.
— Il existerait une solution qui permettrait d'accueillir des Terriens tout en évitant que n'importe qui vienne nous envahir et bafouer la société que nous édifions, proposa Ytzhak. Nous appelions cela, en Israël, l'halia. Il s'agissait de parrainer tout nouveau venu. On pourrait établir une période probatoire au bout de laquelle l'immigré serait considéré comme membre de notre communauté, resterait un visiteur ou serait indésirable. Quoiqu'il en soit, il devrait venir avec du matériel en guise de monnaie.
Mais si l'on savait que l'expérience avait réussi, qui viendrait, par la suite? Quel drapeau terrien flotterait sur Hôdo rebaptisée au goût de la nouvelle vague de conquistadores, l'emblème étoilé de la CIES?
Hôdo, pourrait-elle rester un havre de paix, un nouvel élan pour l'humanité, ou fallait-il la sacrifier à la désespérance de la Terre?
La survie de quelques-uns assurerait-elle la survie de l'espèce? Fallait-il condamner l'ancien monde pour en enfanter un nouveau?
Qui prouvait que seuls, quelques privilégiés ne profiteraient de l'occasion pour abandonner la Terre à son sort?
— De toute manière, Moka nous a informés qu'il n'y avait que quatre tycho-drômes munis d'un X2-plasme. En fait, elle utilisait le même que celui du journaliste criminel. De plus, les savants de là-bas se sont rendu compte qu'ils avaient surestimé la puissance des générateurs. Les prochains seraient montés à bord de milanautes. Autrement dit, nous avons le temps de les voir arriver en masse. Et à ce moment là, nous serons trop peu pour leur tenir tête.
— C'est facile, il suffit de propager le message, parmi les astronautes des stations éloignées, par exemple.
— Un comble! certains auraient payé un pont d'or pour venir ici, mais nous n'avons rien à faire de leur or. Et finalement ce sont les rébus qui nous servent de monnaie!