Qu'est ce que l'information ?

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L'information est devenue, pour peu qu'on considère que ça n'a pas toujours été le cas, un sujet central de notre société. On parle même de « société de l'information ». Mais au-delà de cela, ou plutôt au devant, notre perception du monde repose sur l'information. Il serait même tentant de dire que finalement « tout est information », mais il serait plus correct d'affirmer que tout n'est perçu qu'à travers l'information.

Le but de cet essai est de cerner cette notion fondamentale.

Sommaire

Définitions et étymologies du mot

Comme toute bonne réflexion sur un concept[1] nous débuterons par nous informer[2] sur les définitions et étymologies couramment admises du concept.

Wiktionnaire

Nous commenceront notre étude du mot à l'aide de l'entrée du wiktionnaire sur le sujet.

Étymologie

Information dérive du latin informatio et se compose de :

in
Préfixe locatif de la préposition latine in (« dans », « sur »).
forme
Du latin forma, littéralement « ensemble des caractéristiques extérieures de quelque chose ».
ation
Du latin -atio, c'est le suffixe qui marque l'action de…

Une première étymologie nous donne donc « action de l'ensemble des caractéristiques compris dans/sur un objet ».

Définitions

  1. Action d'informer autrui ou de s'informer soi-même.
  2. (En particulier) Recherche que l’on fait pour s’assurer de la vérité d’une chose, pour connaître la conduite, les mœurs d’une personne, etc. Il s’emploie généralement au pluriel.
  3. (Par extension) (Par métonymie) Tout média qui apporte des informations.
  4. (En particulier) Journal télévisé.
  5. (Droit) Enquête faite, en matière criminelle, par les officiers de police, à l’occasion d’un crime, d’un délit. Il se dit aussi de l’ensemble de la procédure faite par le juge d’instruction.
  6. Moyen pour un individu de connaitre son environnement.
  7. Ensemble de connaissances réunies sur un sujet déterminé
  8. (Par métonymie) Toute connaissance, en tant qu'elle est stockée sur un support informatique.
  9. (Par extension) Source de connaissance sur un sujet donné, susceptible d’être représentée afin d’être conservée, traitée, communiquée


Définition de informatio

Le mot latin informatio est lui même composé du radical de informatum, du supin latin informo (« donner forme ») avec le suffixe -io, et peu signifier :

  1. formation, action de façonner, fabrication, ouvrage, forme.
    • informatio verbi, Cicéron : étymologie d'un mot.
    • informatio totius sententiae, Cicéron : une pensée complète. .
  2. dessin, esquisse, plan, conception, notion.

Étymologie de informatio

informo

De formo (« faire, former, travailler ») avec la préposition locative « dans », « sur » :

  1. former, façonner, fabriquer.
  2. former dans l’esprit, imaginer, se représenter, tracer le portrait de.
  3. ébaucher, esquisser, crayonner.
  4. peindre, décrire.
  5. former, instruire.
    • artibus aliquem ad humanitatem informare, Cicéron : instruire quelqu'un pour qu'il soit un homme cultivé.
in

Ici, préposition latine signifiant « dans », « sur ».

forma

Selon le Dictionnaire étymologique latin [3], de la même famille de mots que firmus (« ferme »), frenum (« frein »), fretus (« appui, support »). L’idée commune contenue dans ces mots est celle de « tenir, contenir ». Comparez avec le substantif français tenue. Ces mots latins sont issus de l’indo-européen commun [4] (« tenir ») qui donne le sanscrit धरति dharati (« tenir »), le lituanien derėti (« convenir, se mettre d’accord »). Le grec ancien μορφή, morphê (« forme ») semble être le même mot ayant subi une métathèse.

Littéralement « ensemble des caractéristiques extérieures de quelque chose », il prend un sens identique à celui du mot français forme.

formo

De forma (« forme, conformation, figure, façon, manière »).

  1. façonner, représenter, figurer.
    • materia, quam fingit et format effectio, Cicéron : la matière que moule et met en forme la force motrice.
  2. façonner, faire, travailler, dresser, instruire.
    • oratoris est formare orationem, Cicéron : c'est à l'orateur de donner un corps au discours.
  3. former dans son esprit, concevoir, imaginer.
    • formare consilium : concevoir un dessein.
  4. composer, écrire.
    • si quid res exigeret, Latine formabat, Suetone : quand les circonstances l'exigeaient, il écrivait en latin.
io

Suffixe latin ajouté au supin des verbes actifs ou au parfait des verbes passifs pour construire des substantifs féminins indiquant l'action du verbe.

Larousse

Malgré l'absence de piste éthimologique, ce qu'énonce le Larousse[5] aide tout de fois à cibler le concept :

  1. Action d'informer quelqu'un, un groupe, de le tenir au courant des événements : La presse est un moyen d'information.
  2. Indication, renseignement, précision que l'on donne ou que l'on obtient sur quelqu'un ou quelque chose : Manquer d'informations sur les causes d'un accident. (Abréviation familière : info.)
  3. Tout événement, tout fait, tout jugement porté à la connaissance d'un public plus ou moins large, sous forme d'images, de textes, de discours, de sons. (Abréviation familière : info.)
  4. Nouvelle communiquée par une agence de presse, un journal, la radio, la télévision. (Abréviation familière : info.)
    Cybernétique
    Mesure de la diversité des choix dans un répertoire de messages possibles.
    Droit
    Instruction préparatoire, diligentée par le juge d'instruction en vue de rechercher et de rassembler les preuves d'une infraction, de découvrir l'auteur, de constituer à charge et à décharge le dossier du procès pénal. (Elle est close par un non-lieu ou par un renvoi devant une juridiction répressive. En matière criminelle, l'instruction est à double degré [juge d'instruction, chambre d'accusation].)
    Informatique
    Élément de connaissance susceptible d'être représenté à l'aide de conventions pour être conservé, traité ou communiqué.


TLF

À faire, intégrer la définition tlf qui comprends des images (pour les caractères phonétiques).

Bilan de la piste linguistique

L'information est donc un phénomène caractérisé par :

  • un objet, une forme ;
  • des meta-caractéristiques rattachées subjectivement à cet objet ;
  • des actions déclenchantes et déclenchées.

De la donnée à l'information

Donnée et information sont des concepts qui s'entremêlent et peuvent sembler synonymes; aussi il convient de bien distinguer ce qui les différencie pour éviter toute confusion dans le reste de l'ouvrage.

Comme son nom l'indique une donnée nous est fournie, et c'est toujours le cas : on perçois/reçois une donnée.

L'information elle ne nous est jamais donnée, elle est l'action d'interprétation d'une donnée : c'est celui qui interprète qui fait l'information.

La donnée peut être stockée : la lumière d'une étoile, la trace d'un pas dans le sol, des écrits sur du papier, des musiques sur un disque dur.

L'information ne peut pas être stockée : étant l'action d'interprétation de la donnée, elle n'existe que durant l'exécution de cette action.

On peut stocker les données permettant de reproduire l'information, ou des données résultantes de l'interprétation, mais pas l'information elle même.

Conserver une action est physiquement impossible, tout au plus pourrait-on compresser l'espace temps pour en ralentir le déroulement.

Un exemple concret peut être la danse : elle n'existe que dans l'exécution des gestes. On peu poser sur papier les instructions de chorégraphie et filmer le résultat, mais la danse n'existe que le temps de la danse. Et même les instructions sur le papier et le film sur sa bobine ne sont que des données : elles ne se transforment en information que pendant leurs lectures.

Caractéristiques

Poids

Signifiant

Signifié

Sens

Signification

Utilité

La plupart des informations sont générés sans but, mais n'en demeurent pas moins utile. Les lumières des étoiles et autres signaux provenant du fin fond de l'univers sont autant d'informations précieuses pour mieux comprendre notre univers et améliorer notre quotidien.

L'information à toujours été un atout essentiel à la qualité de vie, et même à la survie.

Fiabilité et véracité

Définitions et caractérisation

On appel vérité une information qui décrit un événement passé, présent ou futur et réel, c'est à dire qui s'inscrit dans le cadre de la réalité où la possibilité d'existence est indépendante de l'esprit qui pense l'information.

On appel fiabilité la probabilité qu'une information soit vrai.

Ces définitions posés, le premier constat que l'on peut faire c'est celui de l'impossibilité d'énoncer une fiabilité totale. En effet, toute vérification d'une information passe forcément par un esprit ce qui rend le jugement dépendant de cet esprit. On ne saurait dire que les hallucinations d'un esprit sous l'emprise de psychotropes correspondent à la réalité du simple fait qu'il les vie effectivement. Inversement on ne saurait dire que cela soit complètement improbable; tout comme on ne saurait dire que les forces de gravité continueront d'agir comme on suppose qu'elle l'ont, pour ainsi dire, toujours fait.

On peu dégager quatre critères qui influe sur la fiabilité d'une information :

  • la probabilité que l'information soit vrai, sans qu'on est effectué aucun test ;
  • le nombre de test effectués qui concordent avec les affirmations énoncées dans l'information et en augmente ainsi la fiabilité ;
  • le nombre de test effectués qui contredisent les affirmations énoncées dans l'information et en diminuent ainsi la fiabilité ;
  • la probabilité que les résultats d'un test soit erronés, c'est à dire que le test soit effectué ou interprété de manière incorrect.

Notez qu'on peu avoir un ou plusieurs types de test. Avoir des tests différents offre un recoupement plus varié de résultats.

On peu alors identifier deux types de fiabilité :

  • les probabilité définies de manière complètement arbitraire, comme les axiomes et les postulats ;
  • les probabilités reposant sur les précédentes et confortés par une majorité de tests concordant.

Dans les premières, on peu notamment mettre :

  • notre propre existence ;
  • l'existence d'un monde en dehors de notre esprit ;
  • nos souvenirs ;
  • les théorèmes mathématiques ;
  • l'existence de phénomènes cycliques reposant sur des règles immuable ;
  • etc.

La fiabilité de ces informations reposent tout entière sur un choix complètement arbitraire. Personne ne saurait démontrer qu'il existe ou que ses souvenirs ne sont pas qu'illusions de manière absolue. Une démonstration demande nécessairement un cadre de raisonnement et l'acceptation de l'hypothèse que la logique conditionne la véracité d'une affirmation. Hors ces éléments sont acceptés ou non de manière arbitraire.

Tentatives de formalisations

Dans cette partie nous tenterons de dégager des formules mathématiques pouvant décrire les méthodes de calcul fiabilité qu'utilisent les êtres humains.

Il paraît clair que tout le monde ne détermine pas de la même manière la fiabilité qu'il attache à une information. Et un même individu aura certainement une approche différente d'une situation à l'autre en fonction de son passif et des autres paramètres contextuels.

On note :

  • <math>f</math> la fiabilité d'une information.
  • <math>\mu</math> la probabilité que l'information soit vrai, sans qu'on est effectué aucun test ;
  • <math>i</math> qui énumère les différents types de test
  • <math>c_i</math> le nombre de test de type <math>i</math> effectués qui concordent avec l'information ;
  • <math>e_i</math> le nombre de test de type <math>i</math> effectués qui contredisent l'information ;
  • <math>\epsilon_i</math> la probabilité que les résultat d'un test de type i soit correct.

Remarques générales, valable pour toutes les approche de fiabilité :

  • <math>i, c_i, e_i \in \mathbb{N}</math> et <math>f, \mu, \epsilon_i \in \mathbb{R}</math>
  • <math>c_i + e_i</math> correspond au nombre total de test effectués
Approche expérimentale

On essai ici de formaliser le calcul dans les démarches fondés purement sur l'expérience, n'accordant pas de crédit plus important à un test qu'à un autre. C'est par exemple sans doute le genre de formule que l'on tend à appliquer dans les domaines scientifiques.

Remarques générales, valable pour cette approche de la fiabilité :

  • <math>0 < f < 1</math> : on ne pose jamais de certitude, tout test à autant d'influence qu'un autre ;
  • on note <math>\Theta</math> tel que <math>\Theta = \sum_{i=0}^\infty c_i - e_i </math>
    • <math>\lim_{\Theta \to +\infty } f = 1</math> : tout test confirmant la théorie rend plus probable sa véracité, sans jamais la rendre totalement certaine ;
    • <math>\lim_{\Theta \to -\infty } f = 0</math> : tout test contredisant la théorie rend moins probable sa véracité, sans jamais la rendre totalement improbable.
    • <math>\lim_{\Theta \to 0^+ } f = \mu </math>: si les tests contredisent autant la théorie qu'elle la conforte la probabilité de sa véracité est réduite à celle de l'appréciation arbitraire.

On note <math>g</math> la variable telle que <math>f = \mu + g</math>. La fonction <math>g</math> représente l'influence expérimentale sur la fiabilité d'une information. Étant données nos hypothèses sur f, on déduit que  :

  • <math>0 < f < 1 \Leftrightarrow 0 < g + \mu < 1 \Leftrightarrow -\mu < g < 1 - \mu</math> ;
  • <math>\lim_{\Theta \to +\infty } g = 1 - \mu</math> ;
  • <math>\lim_{\Theta \to -\infty } g = -\mu</math> ;
  • <math>\lim_{\Theta \to 0^+ } g = 0 </math>.


Approche partisane

On essai ici de formaliser le calcul dans les démarches fondés majoritairement sur une croyance inculqué, accordant plus de crédit aux expériences confortant celle-ci. C'est par exemple sans doute le genre de formule que l'on tend à appliquer dans les religions, les idéaux politiques, mais aussi dans les domaines scientifiques ou la théorie peut difficilement être testé.


Remarques générales, valable pour cette approche de la fiabilité :

  • <math>0 \le f \le 1</math> : l'hypothèse arrangeant le partisan peut être considéré complétement fiable, même indépendament de tout test (<math>f = 1</math>). Inversement, l'hypothèse dérangeant le partisan pourra être complétement contesté, même indépendament de tout test (<math>f = 0</math>).

Remarques générales, valable pour cette approche de la fiabilité :

  • <math>f \in \mathbb{R}</math>, et peu avoir ici des valeurs inférieurs à 0 ou supérieur à 1. Les croyances partisanes donnent plus de poids aux hypothèses qu'aux résultats des expériences. Aussi si une information confirme l'hypothèse, elle sera accepté même si les expériences tendent


Approche émotionnelle

On essai ici de formaliser le calcul dans les démarches fondés majoritairement sur l'émotion, accordant plus de crédit à l'expérience présentement vécu. C'est par exemple sans doute le genre de formule que l'on tend à appliquer dans les rapports sociaux.


Approche sensationnaliste

On essai ici de formaliser le calcul dans les démarches fondés majoritairement sur la sensation, accordant plus de crédit aux expériences impliquant les sensation les plus exaltantes. C'est par exemple sans doute le genre de formule que l'on tend à appliquer dans les milieux hédonistes.

Théories de l'information

Notes et références

  1. Condition fortement recommandée, mais pas absolument nécessaire et certainement pas suffisante. Vous suivez ? Si non, ce n'est pas grave, ceci n'est qu'une note de bas de page sans intérêt !
  2. Ami(e)s de la méta-réflexion récursive, vous allez adorer se passage consistant à s'informer sur l'information. Les autres peuvent tout de suite préparer les aspirines.
  3. Michel Bréal et Anatole Bailly, Dictionnaire étymologique latin, Hachette, Paris, 1885, en ligne
  4. http://www.ieed.nl/cgi-bin/response.cgi?flags=eygtnrl&single=1&basename=/data/ie/pokorny&text_recno=399&root=leiden
  5. http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/information

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Source :

Auteurs de l'œuvre originale : psychoslave

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