Sur la valeur économique

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Cette œuvre est basée sur une œuvre originale sous licence art libre.

Source :

Auteurs de l'œuvre originale : psychoslave

Licences : N/A

Contrairement à ce qui est souvent, implicitement ou explicitement supposé la notion de valeur n'est pas une exclusivité humaine.

La mouche qui ne se laisse pas écraser, n'attache-t-elle pas de la valeur à sa vie, toute dénuée de conscience de ce fait qu'elle soit ? L'individu humain moyen a-t-il plus conscience des valeurs qui sous-tendent la majorité de ses actions ?

Et qu'est qui fait la valeur ? La rareté assurément est un paramètre de la valeur, avec au sommet de toutes les raretés, le temps que l'on a à vivre, la mouche et moi sommes semble-t-il d'accord.

Bien sûr, une fois son esprit conditionné, un humain ira réduire à zéro son compteur de temps restant pour la gloire et la victoire d'une quelconque «vérité». Souvent tout de fois avec l'assurance d'un crédit de temps illimité[1] une fois trépassé.

Le monde est plein de raretés qu'une bonne organisation peu rendre moins pénible, d'où le développement de l'«économie», en vu de gérer la rareté. Tout au moins, c'est à cela, à mon humble avis, qu'elle servirait idéalement.

La rareté ne fait pas tout, encore faut-il que l'objet rare soit un tant soit peu désiré, car il y a des choses rares dont on se passe volontiers. Qui serait prêt à donner quoi que ce soit pour avoir une maladie extrêmement rare et douloureuse ?

Alors que désire-t-on ? Des instants de jouissance, à défaut de moments de bonheur, tout du moins, on désire ce qu'on s'imagine pouvoir nous conduire à vivre de tels instants.

Et qu'est qui nourrie cette imagination :

  • l'instinct (boire, manger, se reproduire)
  • les interactions sociales (cultures et diverses formes de propagande)

Peut-on mesurer cette rareté qui conduit à l'élaboration de l'économie ? On peut mesurer certains aspects liés à la rareté, assurément : combien de tonneaux de pétrole ai-je encore en cave ? Mais on ne peu pas mesurer toute rareté, et surtout pas les plus importantes : combien de temps me reste-t-il à vivre et combien à passer du «bon temps» ?

De plus même en assument qu'on puisse approximativement mesurer toute forme de rareté, celle-ci ne faisant pas une valeur à elle seule, il resterais à quantifier le désir.

Le but de la monnaie n'est pas de représenter des valeurs, mais au contraire de les masquer, afin que les nécessités à la réalisation de nos désirs ne viennent pas les inhiber. Car bien évidemment, la réalisations de nos désirs passent le plus souvent par des étapes dont on peu tout à fait se passer dans nos esprits. Et ces étapes vont parfois à l'encontre de nos valeurs morales.

Dire «cette chaussure vous en coûtera 1€» est assurément plus attrayant que «cette chaussure vous en coûtera l'instauration de conditions sociales permettant un coût minimal, c'est à dire des enfants qui travaillent 15h par jours dans des locaux insalubres, à l'autre bout de la planète dont le transport gaspille beaucoup d'énergie et pollue la planète». L'exemple est sans doute caricaturale, mais le principe est là.

Cela étant, en tant qu'outil la monnaie n'a sans doute pas uniquement un potentiel à engendrer des maux, comme c'est le cas des armes. Ainsi la réciproque de l'exemple précédent est que l'argent peu faire tomber les réticences xénophobes à acheter un produit «étranger».

Il est important de garder à l'esprit « pourquoi économise-t-on ? » et « pourquoi conçoit-on un système économique ? ».

Car l'économie est une nécessité, et non le résultat d'un élan passionnel. On économise en prévision de hivers ou l'arbre ne donnera rien à manger. On battit des systèmes économiques pour faire tomber les barrière qui nous sépare de nos désirs.

Or voilà qu'aujourd'hui on ajoute à l'économie, déjà pleine de paramètres indéterminables, la gestion d'éléments abondants. Dans ce phénomène il y a notamment l'information et les pratiques culturelles, demain ce sera l'air[2] et la lumière, qui sais.

Le fait est qu'un système économique devrait faire tomber des barrières et non en ajouter là où l'abondance rend l'économie inutile.

Notes et références

  1. offre fortement conditionnée, sans aucune garantie!
  2. On peut dès aujourd'hui trouver des «bars à air» dans la ville de Tokyo, afin de respirer l'air pure de la campagne.
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