Sur le mérite

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La notion de mérite est une escroquerie s'appuyant sur notre besoin d'égoïsme. Elle le dilate de manière disproportionné, le retournant contre nous même ; car il enfle au point d'éttouffer notre besoin d'aider notre prochain. Il dévore toute notre attention dans la tentative de satisfaction exacerbé du besoin de reconnaissance.

Contrairement à ce que prétends l'adage[1], la charité bien ordonnée commence par tous. Car si tous ont leurs besoins satisfait, « soi » aura également satisfaction de ses besoins.

Toute action demande des ressources. Si on dispose de peu de ressources au départ, on peut au mieux entreprendre uniquement ce que ces ressources permettent.

Si on se base sur un système méritocratique, on arrivera logiquement à privilégier ceux qui ont initialement le plus de ressources.

Les rares qui arriveront à se dégager d'une situation où ils monopolisent initialement peu de ressources (c'est à dire externes à eux même), sont ceux qui auront eu de la chance ou suffisamment de ressources intérieurs (aptitudes physiques/intellectuelles innées plus adaptées aux exigences du système) pour compenser leur handicape monopolistique.

Si l'on avait ce que l'on mérite, il n'y aurait pas d'être vivant, pas d'être humain. Le mérite est fondé sur l'idée d'une rétribution relative aux actes passés. Mais on ne reçoit pas la vie en récompense ou punition d'actions passés puisqu'avant la naissance, point d'existence, point d'action.

Même en faisant l'hypothèse de la réincarnation et du karma, on ne fait que renvoyer l'absurdité du concept sur les premières formes de vie, en rien elle n'est démentie.

Au « mieux », la méritocratie est un système eugéniste. Si on donnait effectivement à chacun la même quantité de ressources (externes) pour se débrouiller, ce qui ne se vérifie pas. Or l'eugénisme conduit à la pauvreté (par opposition à la diversité) tant en terme génétique que culturel. On aboutit à une unicité par nivellement sur des critères uniformes, qui permet moins d'adaptation aux changements : plus on est spécialisé, moins on est flexible.

Notes et références

  1. À savoir « charité bien ordonnée commence par soi-même ».

Informations légales

Cette œuvre est basée sur une œuvre originale sous licence art libre.

Source :

Auteurs de l'œuvre originale : psychoslave

Licences : N/A

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