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Vendredi 9:00 A.M.

Marteau de juge

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Cette œuvre est basée sur une œuvre originale sous licence art libre.

Source : http://www.okedomia.com/2006/06/02/vendredi-900-am/

Auteurs de l'œuvre originale : Eleken Traski

Licences : N/A

« Je suis incomplet, immature, insuffisant. Et je suis fier de l’être »


Il me faut préciser que vous ne trouverez aucun prénom, dans les faits qui suivent, pour la simple raison que moi et M. Nous nous appelions par nos initiales et nous désignions nos connaissances et amis par le même biais. Cela, un peu par jeu et aussi par rapport à notre rencontre, via un site de rencontre, pour préserver nos vies respectives au début. L'avant M.

Comment raconter ce qui se ressent ? Comment écrire seulement ce qui se pense ? J'ai essayé, j'ai gratté, j'ai finalement trouvé cela assez facile. Exprimer mon désarroi, la fin de A. et S., la fin d'une épopée amoureuse, la fin de L'épopée, la fin de ma première vie, la fin de mon premier couple. Comment l'expliquer ? Tant de passion, trop de pression ? Plus d'imagination. Dans la maison du bonheur, il y a toujours une cave de malheur. Sombre, noire, inconnue mais qui existe, là, présente. J'ai vécu cette fin, j'ai subit cette fin. Maintenant je respire un air nouveau, un air non vicié par l'arrogance de deux individus refusant de constater l'échec cuisant de leurs actes.

Entre moi et S. cela faisait 18 mois que le sexe était déficient. Impossible, douloureux, impénétrable problème. S. n'éprouve plus de désir pour moi et son corps l'écoute, se ferme, me ferme, m'enferme dans la solitude d'un homme qui vit, qui fait semblant de vivre avec une femme qu'il aime. Notre arrivée à Paris, les problèmes avaient déjà commencé avant, mais c'est l'arrivé à Paris qui a scellé notre destin commun d'individu. Plus, ou presque, jamais toucher, je n'ai pu. À la suite de la sexualité, tout le reste, les sentiments, les attentions se sont éteintes, les miennes, les siennes. De couple nous ne donnions plus qu'un simulacre.

Il y a 6 mois, j'ai commencé à en parler dans mon cercle d'amis. "Que faire ? Comment ? La quitter, oui, sans doute, mais quand ? Avec quel courage ? Mais je l’aime dans la haine que je lui porte..."

Pendant 6 mois, 6 mois de trop, je me suis préparé, je l'ai préparé à la rupture. Nous nous sommes entendues, nous en avons convenu... Mais l'application faillit à la spiritualité. Il fallait que je mette fin, que je trouve la fin, que j’écrive la fin, celle la même qui, silencieuse, me crevée le cœur, me brûlée l’âme.

Il me fallait... Me masturber dans une femme plutôt que dans une main... I. Mardi, Saint-Valentin, Pompidou, le pot doré.

Rendez-vous pris, mardi, 20h30 ! Étrange que la soirée d'hier. Étrange, excitante, enivrante, haletante... ennuyante ? Non ! Passionnante, un être intelligent en face moi, serait-ce un miracle ou une manipulation ? Elle avait sans doute une oreillette et un coach. Pas possible, non, de la vérité, je l'ai senti. Mais si naïf je suis, si stupidement influençable je reste. Non, elle me déteste, m'a trouvé nul. Oui ! Non ! Je ne sais pas, je le saurais tout à l'heure. Copieur, vilain copieur, son style m'influence et me codifie. Son style mélangé du mien j'écris.

Soirée agréable, lieu agréable, agréable compagnie. Jolis yeux, jolie bouche, très jolie bouche. M. m'attire c'est indéniable. Cela ne semble pas réciproque. De flamme dans ses yeux, je n'ai pas vu, ou n'ai pas voulu voir. Encore que, non plus de fatigue que de désir, j'y ai vue. Intéressante, elle a beaucoup parlé. Beaucoup de points en commun. Vie, Approche affective, Ambition (un mot à utiliser dans un sens absolu de subjectivité)... Ma plume se calme, la frénésie s'arrête, je me sens mieux, libéré, je retrouve ma plume... Ai- je trouvé ma muse ? Une muse, j'attrapais juste un rhume d'écriture. Que d'espoir sans fond. Je veux bien coucher avec toi M. même si c'est en ami, un plaisir, pas un engagement, ce serait intéressant, très amical... Une vie amicale, bien, très bien, cela me convient... Juste parler, je me contenterai.

La soirée passe trop vite, démarre lentement, finit vite... Je heurte la table de ma trop grande chaussure, versant à même le bois la liqueur dont je me suis délecté. Elle rigole, je suis gêné de ma maladresse... Mais rien n'est grave, la discussion s'emballe, parle, silence, réflexion... Je fais attention à mes mots... Peu nécessaire, elle pense comme moi, j'ai l'impression de comprendre ce qu'elle dit. Elle à l'air de comprendre ce que je dis. J'en suis heureux, une soirée comme je n'en ai pas eu depuis longtemps. Au début, j'aurais cru que ce n'était pas mon type de femme, je me suis trompé. À quelques reprises, je ne peux m'empêcher une pensé, pervertie, un début d'excitation vite contrôlée. Je la désire. Mais du fait de ou grâce a, mon in expression maladive, je ne sais pas si elle l'a vu. Peut-être n'est elle pas aussi perspicace qu'elle le semble, ou peut-être mais je la rebute... Dans peu de temps je saurais, toujours trop peu de temps. J'aime bien le temps qui passe, le temps que j'oublie, ce temps que je perds, moins lourd à porter.

Ad Vitam Æternam Alea Jacta Est

Phrase bidon pour un écrivain raté... Penseur accompli.

Un peu déçus, M. ne veut pas me juger. Pas tout de suite. Un peu trop fatigué je crains. Je me suis emporté dans un tourbillon d'improvisation. Cela veut dire... quoi ? Qu'elle m'apprécie... Qu'elle me voit comme un enfant ? Je ne sais pas. Perplexe je m'avoue. Vaincu, non ! Je crois qu'elle me laisse une chance. Ou alors je fabule, je m'emporte, je m'époumone. Hum... je l'aime cette jeune femme. Elle me donne l'impression d'être inférieur. Une nouvelle étape à franchir. II. Jeudi, dîné de rien, discussion de beaucoup.

Ce soir dîner. Avec M., la belle M. la douce M. J'ai menti à S. ce soir, je lui ai dit que je ne sortais pas mais que je me couchais tôt. Pourquoi lui ai-je menti... Qu'est-ce que j'attends de cette soirée... Ce que j'en attends c'est ce qui se passera. Qui sait, avec un peu de volonté, un peu de sympathie, de complicité. J'en ai envie, la vraie question est « M. tu en as envie ...? »

Demain je finirai, demain je raconterai.

Je suis un écrivain immature et partial. Je me note ceci : nouvelle sur un pays dirigé par des castrés, à fouiller, en faire une histoire pornographique sur les conseils de M.

Hum, étrange soirée, soirée exceptionnelle. J'ai aimé cette soirée. J'ai rendez-vous à 19h30, mais merci RATP "Horaire pour grand-mères, j'arrive à 19h19 - pas 20, 19 ! - Je me dis que tant pis, j'ai un bouquin. Mais bien sûr, comme d'habitude, quand je suis en avance, le rendez-vous est en retard. Je lis, je tourne les pages, histoire glauques, horrible, Lovecraft, j'adore. 19h40, elle arrive, j'ai du mal à sourire, j'ai du mal à parler, je suis gelé. Une bise, je me réchauffe, deux bises, je m'échauffe. Direction le champion du coin pour acheter les quelques bricoles nécessaires au repas. C'est moi qui fais le repas, interrogation cuisine ce soir. Je me prépare, poêlé campagnarde de blé, pas dur, cela devrait être bon... Étrange sensation que de la suivre dans les rayons, je ne me sens pas à ma place, je talonne une inconnue dans une activité très intime, je ne m'immisce pas, du moins j’essaye au maximum.

Arrivé chez M., 9e étage, le chiffre de la déité. Entrer chez M., appartement sympathique, bien agencé, superbe vue. Chez elle, je me sens encore moins à ma place... (Break, je viens de lui parler sur MSN)... Je prépare, crise de larme, saloperie d'oignon. Je coupe, je cuis, nous commençons à discuter, l'atmosphère commence à se dérider, je me détends. Discutions, discutions, regards, regards... Une jeune femme passionnante, désirable, sensuelle... Je la désire... La discussion glisse sur A., je lui dis que je ne suis pas convaincu par sa pirouette de mot, elle avoue qu'elle n'a pas pu faire autrement... Elle ne sait que penser car, me dit-elle, elle ne sait pas ce que j'attends d'elle. Moment étrange et puissant d'intimité, je lui avoue que je la trouve attirante, physiquement et spirituellement, mais que je me contenterais d'une amitié (« Nonnnn !!! ») si n'y a pas moyen d’obtenir plus. Elle hésite, elle réfléchit, elle est troublée. Amis, finit-elle par lâcher, par frapper, la case du prétendant est pour elle trop éphémère. Hum... Sens caché sous cette veste... Je ne veux pas t'utiliser, te faire du mal, soit parce qu'elle ne veut pas de moi, soit parce qu'elle en veut... Grand mystère, la soirée continue, intime, très intime... Elle est fatiguée, dommage, je pense dans d'autre circonstance, elle se serait peut-être laissée aller à faire l'amour avec moi, pas de certitude mais une vague impression, je fais confiance à mes impressions, et puis le fantasme naît dans l’incertitude. Il est tard, je pourrais foncer prendre le dernier RER, mais je suis bien là. Elle m'invite à rester, nous dormons dans le même lit, moi au-dessus des couvertures, elle en dessous... Il ne se passe rien, elle dort adorablement bien... Moi, je ne ferme presque pas l'œil, je suis réveillé constamment par les voitures qui passent, les gaz douloureux que j'essaye d'évacuer en toute discrétion, et une envie continue, contenu seulement par mon jean, ceinture de chasteté. J'ai envie d'elle, mais elle dort et je la respecte. Ou plutôt je respecte S. et le désir que je ressens est la contrepartie de l'inassouvie avec elle. Un chemin est à prendre, je le vois, j'ai le désir de l'arpenter, j'avance mon pas...

Au matin je m'en vais vite, comme un voleur, j'ai toujours la raideur d'une envie, hum, non, je prends le temps, peut-être... Dur, dur, S. revient dimanche, plus dur de voir M. je désire M., j'apprécie M... Mais S. je la respecte.

Une prochaine fois, la prochaine fois je serais plus incisif.

Je suis un être qui se croit un homme, qui se croit un écrivain qui croyait écrire. III. Vendredi, remise en question, question de mise

Vendredi M., 21h, Je vois M., je pense à M., Disons le franchement, elle occupe un capital-temps dans mon esprit beaucoup plus important qu'il ne devrait. Un verre dans le même bar que notre rencontre, un 3e rendez- vous, celui de la maturité... À ce 3e rendez- vous devrait se dessiner la structure réelle de notre relation, amicale ou affective ? Platonique ou sensuelle ? Ou simplement inexistante, bien que j'écarte complètement ce dernier point... À suivre donc, je mettrai à jour en temps voulu... Le temps que je voudrais.

Je suis l'écrivain du tout-rien.

Cela fait deux jours que je me fais remettre à ma place sur MSN par M. Je le mérite, elle ne dit que des vérités, elle ne devrait pas savoir tout cela, cela m'ennuie... Je suis un chaton, elle veut un lion... Que cela peut-être exigeant une femme...

Elle me dit qu’elle ne croit pas que je sois un chaton, elle n’y croit pas une seconde, elle sait qu’il y a un lion, alors pourquoi ne sort-il pas ? Ne comprend-elle donc pas qu’Eleken est dangereux, qu’il pourrait lui faire du mal...

Je ne sais pas ce que va donner la soirée de demain soir... Mais j'éprouve une hargne rarement ressentie ces derniers temps.

Je suis l'écrivain à deux sous.

Ca y est, je l'ai vu, Episode 3... Étrange, encore, plus intimiste... Elle m'a parlé de ses peurs, s'est livrée un peu. Elle m'attire encore plus, plus belle toujours... Rien de plus mais l'ambiguïté de la relation ne la rend que plus intéressante... Le bar (habituel) était plein, on a marché (longtemps) pour en trouvé un... Sympathique... Même si la table bancale a manqué plusieurs fois de se renverser. Enfin bon... j'ai un peu la "défaite-ambiance" là... Elle n'est pas connectée, étrange... ça y est, 3 fois était une fois de trop... Qui sait. Demain sera un autre jour. Mieux.

Je suis l'écrivain déprimé. IV. Vendredi, jour de pique-nique

Vendredi 19h. Rendez-vous est pris avec M., je devais voir Emilie, mais M. m'a soudoyé, vendu à coup de doux mot et d'illusion simili-érotique l'idée de plutôt venir pique-niquer chez elle... Je n'ose lui rappeler qu’à l’ origine un pique-nique était une sorte d'orgie fanfaronne et naturiste de la bourgeoisie avec ses bourgeoises... Je me doute qu'elle le sait déjà.

Ca y est épisode 4... Épisode 3 pour S. mais épisode 4 en vérité... Attention à me rattraper. Arrêter de compter, plus simple, moins de risques de me tromper. Je récupère la dame à son travail, première fois. Deuxième fois que je suis M. dans les rayons, cela devient une habitude d'avant chez elle... Car, oui, je vais chez elle, son nouveau chez elle, depuis ce matin. Cidre, pizza... Nous allons, nous payons, nous cherchons son appartement, pas facile pour elle de le retrouver, nous tournons, elle trouve, je la taquine... GPS en option ? Ces femmes toutes les mêmes, un rien misogyne, en ce moment, je suis.

Chez elle, je ne suis pas intimidé, nous sommes deux inconnus chez elle, plus d'aplomb, le lion est là qui ronronne... Elle est intimidée me semble-t-il, la conversation met un certain temps à venir... Je suis fatigué, je me laisse aller sur le canapé à l'écouter. Elle se confie, encore, encore un peu plus... Je vois parfois dans son regard parfois le désire que je la prenne dans mes bras, que je l'embrasse... ou est-ce le reflet de mon propre désir.

Beignet de crevette, la surprise de M. j'adore, pizza à la poêle, old age of studies remind to me. Nous parlons, parlons encore... Je regrette... 4 fois j'ai été près de m'empresser contre elle, d'écumer ma passion de mes lèvres contre les siennes... Et même si ses yeux parlent, sa bouche ne prononce pas, et puis je suis patient... et apeuré aussi. Je la taquine, un rien plus taquin que d'habitude, elle rigole, elle est gênée, mais c’est un jeu qui lui plaît, je ne joue pas... J'aurais dû, oui... Bonne soirée pour faire un câlin, bonne soirée pour lui faire... hum... Mais de vigueur je n'ai pas pris... trop fatigué sans doute. Un rapide calcul, mon esprit parfois fait des corrélations douteuses, me rappel qu'elle a eu ses règles le 13 février, il y a un peu plus de 15 jours, bonne période pour l'ovulation, cela explique certains points de son discours tendancieux et provocant sur MSN. Encore un point qu'elle ne peut plus cacher quand elle me voit... Elle a le regard qui pétille un peu, qu'elle cache et contrôle, mais il pétille quand même. M. a des projets et je déborde de la case "ami A." qui m'est dédiée. Trop carrée, trop blanche pour moi, je lui en impose une autre. Je m’échappe.

Puis nous partons prestement. Sa maman arrive, déjà là oui... Maman a oublié que M. n'était pas sur place... Tss tss. Le retour est plus court, le froid me revigore... Quelques allusions pernicieuses, je la force à se rendre compte qu'elle se révèle un peu trop, elle fait la moue, je l'ai coincé... Le lion n'est pas loin ce soir, elle sent l'odeur du fauve, elle regrette que cette soirée soit déjà terminée, je le vois bien. Nous nous séparons dans le métro, lieu habituel du "aurevoiralundisurlenet", elle est souriante, elle attend que je l'embrasse, je m'exécute... Sur la joue, pas d'audace pas encore. Nous nous séparons.

Un peu plus tard, je suis dans le Metro 1... Bip... Vibre... SMS. M. : « Tsss... et alors ? » Elle voulait son baiser, mais ce soir pas de gage, elle l'attendra. A. : « Patience » M. : « Hé hé hé »

Elle pourra nier mais le message est passé.

Défense 00h16, train à 00h36, froid, je repense à cette bonne soirée. Essaye d'appeler S. pour lui dire que je rentre, pas d'inquiétude pour ma future ex-S. Tiens, encore absente, téléphone coupé... À 15h00, elle voyait "Johnny Depp", son mâle Meetic du moment... Hum... je suis peut-être déjà célibataire... Non... 00h22, S. M'appel, dans le train, bonne soirée, avec plusieurs hommes... partie de "trou du cul"... hum... contente, à Saint-Lazare me dit-elle, j’attends le même train, le train qui arrive m'apport S. Dommage j'avais envie d'être seul... Finalement retour sympathique, elle a bu, elle est joyeuse, cela me fait plaisir. Pas de S. antipathique ce soir, S.ympathique, sera sûrement de moins bonne humeur le lendemain... (Effectivement) ...

La vie est faite de choix... sur lesquels ont ne peut pas revenir... Très dur de faire des choix... J'ai mal de faire ce choix. L'après S.

Le choix a été fait. Le dernier Vendredi, celui de 21h, a été celui du basculement, de l'abandonnement, de la dérision et du choix. Dans les yeux de M., oui dans les yeux de M. Encore la flamme, la mienne, le reflet de la mienne, la sienne, le reflet de la sienne dans mes yeux. J'ai dormi avec M. J'ai cru avoir aimé M. Et dimanche avec S. d'un commun accord, moi pour M., elle pour "Johnny Depp" nous avons rompu, autour d'un verre à Versailles, puis d'une pizza. Nous avons rigolé, soulagé de mettre fin à cette mascarade, soulagé de pouvoir enfin se côtoyer sans attendre de l'autre plus que de l'amitié. Les jours qui ont suivi ont été durs, très dur. Douloureux et cruels. J'ai pleuré, S. a pleuré. Nous nous sommes aimés, c'est sûr, c'est la seule chose dont je sois encore sûr, c'est que j'ai profondément et sincèrement aimé cette femme, j'ai éprouvé pour elle les seuls vrais sentiments que j'ai jamais ressentis, de mon cœur corrompu et noirci par des années de douleurs et de cruauté.

La flamme du mal, la flamme de l'amour.

La flamme pour M. ? Oui, la mienne, pas la sienne, il n'y a jamais eu de sienne. Trompé j'ai été, jeté je suis. Je me sens trahi... Mais, en fait, je me sens bien, soulagé d'avoir mis fin à cette relation perverse, malsaine, basé sur la sexualité et la rivalité. J'ai quitté S. pour M., et si M. m'a quitté sous une excuse de "monsieur B. tu comprends", je l'en remercie, merci M. Tu m’as montré le chemin et tu es sortie assez vite de ma vie pour me permettre de l'arpenter. Que de chose se passe, le célibat, au début une épreuve, maintenant un réconfort. J'écris, je lis, reprends mes études, continu d'apprendre la guitare, apprends la technique de J., S. m'enseigne le solfège. Merci S. d'être et d'avoir toujours était mon amie, une alliée dans cette vie. Merci M. de n'avoir pas su voir au-delà de ton propre malheur ce que je suis. Merci Eleken, d'exister et de guider mes pas chaque jour vers la sagesse.

Merci à la vie de mettre sur mon chemin ces épreuves, qui me font peu à peu devenir plus humain, qui ramène A. à la surface, qui dompte la puissance implacable d'Eleken.

Le 26 novembre 2006 arrive, et avec lui les nuées ardentes du seigneur sorcier asiatique Anasuma. Ses goules se répandront sur l'Europe, l'humanité, le monde moderne vis ses derniers jours, mais je suis heureux car j'ai retrouvé l'équilibre, je suis prêt à l'affronter. Je suis prêt à être Eleken.

Il y a eu nous.

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