Aimé Césaire

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Le poète Aimé Césaire

                     <<<<<<<< Aimé Césaire le martiniquais 26/06/1913 - 17/04/2008>>>>>>>>
                            <<<<<<<< Basse-Pointe - Paris - Fort-de-France >>>>>>>>
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tumb tumb tumbPortraits d'Aimé Césaire

"Ma bouche sera la bouche des malheurs qui n'ont point de bouche, ma voix, la liberté de celles qui s'affaissent au cachot du désespoir." Ainsi s'exprime Aimé Césaire dans Cahier d'un retour au pays natal, essai qui le fera connaître, écrit en partie en Dalmatie pendant l'été 1935 chez son ami Petar Guberina. Il est alors âgé de 22 ans, suit les cours de L'École normale supérieure et a pris ses distances vis-à-vis du système colonial français, ayant fondé avec des amis antillais la revue L'Étudiant noir. C'est à cette occasion qu'il va développer le concept central de négritude et déclarera : "Je suis de la race de ceux qu'on opprime."

Né le 26 juin 1913 à Basse-Pointe sur l'île de la Martinique, il est issu d'une famille métisse de la classe moyenne. C'est une famille cultive qui veut donner à ses sept enfants une bonne éducation; une famille fière aussi, fière de ses origines sociales et qui croit à la promotion sociale : son grand-père a été le premier instituteur noir de la Martinique, sa grand-mère sait lire et écrire, ce qui est très rare à l'époque pour une femme de sa condition et elle se fait un devoir de superviser les études primaires de ses petits-enfants. Sa mère est couturière et son père a été instituteur lui aussi avant de devenir contrôleur des contributions.

Après son mariage avec Suzanne Roussi, une jeune martiniquaise agrégée de lettres, il décide de regagner son île pour y enseigner au lycée Schœlcher à Fort-de-France. Là-bas, il retrouve les dures réalités de la domination coloniales, et ce d'autant plus que, pendant la guerre, le gouvernement de Vichy nomme comme représentant l'amiral Robert dont l'intransigeance et la volonté de répression ne vont rien arranger.[1] De passage à la Martinique au cours de l'année 1941, André Breton rencontre Aimé Césaire et découvre ses écrits, [2] ce qui renforce encore sa résolution de combattre cette oppression qu'il condamnait déjà à Pais, l'aliénation culturelle des sociétés coloniales qu'il juge décadentes et qu'il traduira dans son essai Discours sur le colonialisme paru en 1950 par ce constat tiré de son expérience :

    -  Une civilisation qui s'avère incapable de résoudre les problèmes que suscite son fonctionnement
        est une civilisation décadente;
    -  Une civilisation qui choisit de fermer les yeux à ses problèmes les plus cruciaux est une civilisation atteinte;
    -  Une civilisation qui ruse avec ses principes est une civilisation moribonde.

Ce combat qu'il mène aussi bien sur le plan politique, culturel qu'artistique, ne fait que commencer et il veut lui donner une dimension humaine, universelle « car il n'est point vrai que l'œuvre de l'homme est finie, que nous n'avons rien à faire au monde » écrit-il dans les Cahiers d'un retour au pays natal.

Christian.broussas at orange.fr

tumbCésaire à La Martinique tumbSon village natal

Repères bibliographiques

  • "Ma vie : esquisse de quelques souvenirs" (édition posthume par Ernest Pfeiffer), Presses universitaires de France
  • "Cahiers d'un retour au pays natal", Revue Volontés n°20, 1939, rééditions Pierre Bordas 1947, Présence africaine, Paris, 1956
  • "Discours sur le colonialisme", 1950, éditions Présence africaine, 1989, isbn -7087-0531-8
  • "Victor Schoelcher et l'abolition de l'esclavage", Éditions Le Capucin, réédition 2004, "La Tragédie du roi Christophe", Présence Africaine, 1963 et 1993, "Toussaint Louverture, La révolution Française et le problème colonial", Présence Africaine, 1962

Autres fiches à consulter :

 Quelques écrivains dans "Rhône-Alpes" : Maurice Scève, Louise Labé, Roger Vailland, Bernard Clavel 
 

Références

  1. La censure visera en particulier la revue 'Tropiques' de Césaire
  2. André Breton rédigera la préface de l'édition bilingue des 'Cahiers d'un retour au pays natal' puis en 1944 du recueil 'les Armes miraculeuses'

tumbAimé Césaire dan sa jeunesse

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