Alain Finkielkraut

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Le philosophe Alain Finkielkraut

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Alain Finkielkraut, fils d'un maroquinier juif polonais déporté à Auschwitz, est né à Paris en 1949. Après l'ENS de Saint-Cloud et son agrégation lettres modernes, il intègre le département Humanités et sciences sociales de l'École polytechnique. En 1987, il engage une critique de la pensée et du monde moderne puis prend parti dans le conflit yougoslave en défendant les thèses croates.

Classé parmi les philosophe conservateurs marqué par l'anticommunisme des années 1980, la judaïté, un nationalisme intransigeant, la tradition et les avantages de la colonisation. Très médiatique, Alain Finkielkraut participe volontiers aux provocations et aux querelles sur les grands thèmes de l'actualité.

Dans sa préface du livre La guerre comme maladie sociale et autres textes politiques de Mirko Grmek, Alain Finkielkraut évoque sa défense de la Croatie dans cette terrible guerre qui a ensanglanté l'Europe, « on a parfois besoin de parler en son nom.(…) En souffrant avec la Croatie, il n’a jamais sacrifié l’exactitude au pathétique... » Il est également tout un défenseur des « nations sans grand pouvoir », alliant la pluralité à la liberté et parle de « cette réalité têtue qui ne se laisse pas dissoudre en fonctionnalité pure ». Un homme qui s'insurge contre une certaine manipulation de la mémoire d'Auschwitz.

A propos de la révolte des banlieue de l'automne 2005, il a pris des positions radicales dignes de positions de l'extrême droite . Il exprime ses positions sur France Culture, l'émission Réplique, diffusée chaque samedi matin. En 2007, il a soutenu Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle et anime de nombreux débats politiques à la télévision où il représente les idées de la droite populiste. Dans la logique de sa critique de la modernité, il dénonce dans Internet ce qu'il définit de « poubelle de toutes les informations ».

Son soutien à Nicolas Sarkozy à la présidentielle de 2007 a accentué une présence médiatique déjà importante dans les débats politiques où il soutient des thèses populistes proches d'une droite autoritaire et où il dénonce de façon toujours plus virulente les méfaits de la modernité, et des moyens modernes de communication.

  • Articles et publications

- "Alain Finkielkraut, bouffon du roi", Dominique Vidal, Le Monde diplomatique, janvier 2007
- "Finkielkraut, 'les noirs' et les 'arabes'" : Interview dans le journal israélien Haaretz sur les violences urbaines en France
- Finkielkraut : "l'équipe de nationale "black-black-black" de football est la risée de l'Europe", Le Nouvel Observateur, 24 novembre 2005
- "Finkielkraut et Dieudonné, l'effet miroir", Le magazine israélien Haaretz où il dresse un portrait flatteur de Nicolas Sarkozy et de Jean-Marie Le Pen (Voir aussi Didier Daeninckx, Amnestia, 24 novembre 2005)
- "Brouillon de culture"  : Finkielkraut à « Campus », Arnaud Rindel, Acrimed, 23 décembre 2003) : le philosophe et les médias. - « Éduquer, c'est transmettre » : l'importance de la lecture et du rêve et ce que vont impliquer les nouvelles technologies dans l'esprit et la vie des enfants (lors du salon du livre de Paris en mars 2000 sur le livre numérique)

  • Bibliographie

- "Au nom de l'autre, réflexion sur l'antisémitisme qui vient", Gallimard, 2003 : essai sur la montée d’une nouvelle forme d’antisémitisme.
- "L'imparfait du présent", Gallimard, 2002 : les 'dérives' du monde moderne
- "Internet, l’inquiétante extase", Mille et une nuits, 2001 : réquisitoire contre Internet
- "Une voix vient de l'autre rive", Gallimard, 2000 : à propos d'Auschwitz et de sa mémoire
- "L'ingratitude, Conversation sur notre temps", Gallimard, 1999, les thèmes du livre : « les petites nations, le destin des langues, la transmission, l'amour du monde, le multiculturalisme, la mort de l'admiration »
- "Comment peut-on être Croate ?", Gallimard, 1992 : « Pourquoi le cauchemar du XXe siècle a-t-il survécu à la chute du Mur de Berlin ? »
- "La sagesse de l'amour", Gallimard, 1984 : Les grandes expériences collectives de notre modernité et le rapport à l'Autre dans la vie individuelle, à travers des écrits d'Emmanuel Lévinas
- "La Défaite de la pensée", Gallimard, 1987 : Le malaise de la culture.
- "Le Mécontemporain, Charles Péguy, Lecteur du Monde Moderne", 1992 : « L'heure est venue, si nous voulons comprendre notre temps, de lever la quarantaine, de lire Péguy, de réintégrer dans la cité intellectuelle la grande pensée poétique et critique..." »

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