Alain Georges Leduc (Biographie)

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L'écrivain et critique d'art Alain Georges Leduc : Présentation du parcours biographique d'Alain Georges Leduc, de l'œuvre multiple de l'écrivain et de l'action et des écrits du critique d'art.

Sommaire

1- Présentation générale

Alain Georges Leduc, né à Paris en 1951 mais originaire du nord de la France, est un écrivain et critique d'art qui enseigne actuellement les pratiques littéraires et éditoriales, ainsi que l’analyse des formes à l'École supérieure d'art de Metz. Originaire d’une famille du Nord de la France dans le Cambrésis, Alain Georges Leduc a publié une trentaine d'ouvrages (recueils de poésie, essais, nouvelles et romans) et même s'il vit le plus souvent à Paris, il reste très attaché à sa région d'origine. Il est également membre de deux mouvements importants, l'AICA, l'Association internationale des critiques d'art, et l'AISLF, l'Association internationale des sociologues de langue française, son premier roman.

Comme professeur, historien de l'art ou écrivain, il a participé à de très nombreux séminaires, colloques ou symposiums, en particulier dans des universités françaises, européennes (Fano en Italie, Lund en Suède, Aveiro au Portugal), africaines ou chinoises. Dans le domaine littéraire, il a été membre des comités de rédaction du magazine Artension et de la revue Esthétique-Cahier puis directeur littéraire de la revue Gambrinus spécialisée dans la poésie contemporaine.

Comme expert en arts plastiques auprès de l’ambassade de France au Nigeria, il a dirigé un projet de développement avec échanges d’étudiants entre l’IMT (Institute of Management and Technology) et le Nigéria. Ses activités s'étendent à l'organisation de manifestations comme le Festival international de sculpture contemporaine Escaut, rives, dérives qui s'est tenu dans les pays de l'Escaut de mai à septembre 2011 et dont il est le commissaire d'exposition.

2- Portrait et engagements

Dans le ‘portrait en creux’ que lui a consacré Raymond Perrot, on pénètre dans son repaire, près de la place Saint-Sulpice, encombré de livres, de revues en tout genre, comprenant beaucoup d’œuvres ‘exotiques’. « Tout ici sentait l’écrivain » précise Raymond Perrot. Un personnage ambigu, prolifique, ajoute-t-il non sans humour, écrivain déjà dans ses gestes suprêmement exubérants qui venaient d’une nature pourtant secrète. » Sa voix feutrée, ses silences quand il bourrait sa pipe, étaient comme une confidence faite à un ami sur cette antinomie entre « la banalité du quotidien et la subtilité du choix des mots. »

Alain Georges Leduc a également participé à l’ouvrage "Le Clézio, passeur des arts et des cultures" consacré à l'écrivain et prix Nobel Jean-Marie Gustave Le Clézio avec un article intitulé "L’impact des arts picturaux sur Jean-Marie Gustave Le Clézio". En résidence à la Maison des Écritures de Lombez, Alain Georges Leduc a animé, pendant le dernier trimestre 2010, des ateliers d’écriture au centre pénitentiaire de Muret dans la Haute-Garonne, avec des détenus volontaires. A cette occasion, une brochure "Écrits, s’envisage" a été éditée, contenant un article de Alain-Georges Leduc intitulé "Sans tambours ni trompettes". Il y parle de l’expérience acquise à cette occasion, la façon de se préparer à un tel exercice littéraire, les jeux usuels de pastiche et de parodie, ‘mise en jambes’ nécessaire, évaluer « le poids de la forme disait un auteur qui m’est cher, Roger Vailland ».

3- L'écrivain, poète et prosateur

Comme écrivain, il excelle dans différents domaines, les romans où il exerce son analyse sociologique à partir d'histoires réelles, d'enquêtes qu'il fait sur le terrain, la poésie qui a été longtemps sa discipline préférée, les récits sur le portrait de villes, les enquêtes et les reportages.

En 1991, il obtient le prix Roger-Vailland pour son second roman, Les Chevaliers de Rocourt, puis publie La Grande Nuit et Calais, ville ouverte, respectivement édités chez Syros, en 1993, avec des photographies d'André Lejarre et une maquette d’Alex Jordan (Grapus), puis chez France Découvertes/Collectivités, en 1996, avec des photographies de François Van Heems.

Il publie également La Clef de Berne en 1998, roman qui se déroule dans le milieu des cheminots du Nord de la France, Dans la mélasse en 2000, libre policier qui se passe dans l’univers des betteraviers du Hainaut/Cambrésis ainsi que Le Grand diable Mammon d'argent, tout d'abord publié en feuilleton dans le quotidien régional Liberté avant d'être édité. Dans un autre genre, il se fait auteur d'un récit sur l'érotisme Vanina Hesse, qui paraît d’abord en recueil aux éditions Le Temps des Cerises, puis en 2004 à l’Atelier des Brisants puis biographe en 2007 pour un livre qu'il consacre à l'écrivain Roger Vailland intitulé Roger Vailland, un homme encombrant ?.

Il participe aussi activement avec des écrivains comme Christian Petr ou René Ballet à l'Association des Amis de Roger Vailland. De plus, avec sa collègue Élizabeth Legros, il a créé et dirige actuellement le site internet de Roger Vailland dont il assure les éditoriaux.

4- Le critique d'art

Son important dictionnaire des terminologies artistiques, Les mots de la peinture (éditions Belin, dans la collection Le français retrouvé), référence en la matière, a été présenté au Salon du Livre de Paris en mars 2002.

L’ouvrage consacré au peintre Paul Gauguin, pour son centenaire, intitulé Résolument moderne, Gauguin céramiste est paru en mars 2004. Il a également publié de nombreux articles et des ouvrages sur les arts plastiques contemporains, en particulier des monographies consacrées au peintre norvégien Kjell Pahr-Iversen en 2004, traduit en anglais, aux peintres Guiboyer et Cristian Sida ou aux peintres-plasticiennes et sculpteurs Odile Levigoureux et Céleste Bollack.

Il est aussi l’auteur d’un essai sur la présence de signes fascistes, racistes et sexistes dans l’art contemporain, intitulé Art morbide ? Morbid art, édité au Temps des Cerises puis réédité chez Delga en septembre 2007.

5- Bibliographie sélective

  • Recueils de poésie

- Écorces, éd. Succion, Toulouse, 1975 - Cobalt, éditions Quetzalcoatl, Liège, 1977
- Séracs, éditions du Castor Astral, Talence, 1978 - Torses, éditions Gambrinus, Proville, 1980
- Alors, lent, le cartulaire..., éditions Strass polymorphe, Lille, 1984
- Langues et langages pour un silence, éditions Althéa, Lille, 1984, 347 reproductions dont 157 quadrichromies. Préface d'Eugène Ionesco
- Miscellanées, Paris, 1986 - Les 13 meurtrières, éditions 10X13, 1988
- Les olives sucrées du Yang-tsé-Kiang, éditions Ecbolade, 1989 - Arums, éd. Gambrinus, 1989
- Géorgie, Georgie. Éditions du Faisan doré, 1992 - Géodes, 1997
- Portraits de pierre, 1999 - Les Oléandres, 2000

  • Essais, monographies

- Les Anges de mélancolie. Editions des Amis de l'Orgue baroque d'Arleux-du-Nord, Arleux, 1985 (en collaboration avec André Simon). Avec quarante-cinq photographies de Clotaire Deheul et de Christine Van Hauwaert.
- Liberté de presse. Musée de poche, Escaudœuvres/Haulchin, 1995.
- Les mots de la peinture. Éd. Belin, Paris, 2002. Coll. Le français retrouvé (dictionnaire de terminologie artistique).
- Jean Lafforgue, Alain Georges Leduc, Photographie Michel Dieuzaide, Éditeur Cadratins, 04/2001, ISBN 978-2-7588-0280-8

  • Articles parus sur le site Roger-Vailland.com

- La mise à nu du réel, 2006 - Roger Vailland et la fabrique de la peinture, 2006
- Apport de Roger Vailland, 2006 - Point d’ironie, 2006
- Commémorer : Ici, ailleurs, autrement, avril 2007 - Irrécupérable !, 2008
- L’ère du rutabaga…, octobre 2008
- Roger Vailland, un écrivain encombrant ?, 2008, commentaire de Marc Le Monnier sur son livre
- Le capitalisme, tel que l’éternité le fige, 2009 - Les jours heureux, 16 juin 2010

6- Liens externes

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