Balade à Lugdunum

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Theatre antique Fourviere.jpg
Vue générale

Balade à LUGDUNUM

Après la montée depuis Saint-Jean, par la Monté Saint-Barthélémy par exemple ou plus sûrement par "la ficelle" jusqu'à Fourvière, on arrive devant la basilique de Fourvière (réservée sans doute à une autre balade).

Rendez-vous un peu plus loin rue Cléberg devant le musée de la Civilisation gallo-romaine. (voir petite présentation ci-dessous)

Dans un premier temps, la balade mène alors au jardin archéologique de Fourvière avec ses deux joyaux, les théâtres antiques.

Le jardin archéologique de Fourvière

On peut admirer les vestiges du jardin archéologique [1] :

  • le théâtre antique de Fourvière  ;
  • l' Odéon antique avec son superbe dallage de l' orchestra ;
  • l'ex sanctuaire de Cybèle , dont faute de mieux on a conservé le nom.

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    Le Théâtre antique                Théâtre de l'Odéon        Dallage 'orchestra' de l'Odéon 

Le musée de la Civilisation gallo-romaine de Lyon

Le musée de la civilisation gallo-romaine dispose d'une collection permanente venant des fouilles de la région, accueillant aussi des expositions.[2] On y trouve notamment les "trésors" découverts lors de fouilles :

  • les Tables Claudiennes  : En l'an 48, les Gaulois obtinrent de l'empereur Claude Ier la possibilité d'accès aux magistratures romaines et donc au Sénat Romain. Pour le remercier, ils firent graver sur plaque de bronze son discours, exposé ensuite au "sanctuaire des Trois Gaules". Il reste des fragments de cette plaque présentés au musée;
  • Trésor de Lyon-Vaise  : vaisselle, bijoux et statuettes d'argent ensevelis lors d'une invasion germanique au IIIe siècle;

tumb Trésor Vaise Buste tumb Autel-taurobolique tumb Sarcophage triomphe de bacchus

Parmi les autres pièces intéressantes, on peut citer également :

  • le Sarcophage du triomphe de Bacchus et l'Autel taurobolique ;
  • le trésor de Genas(découvert en 1826 avec ses quelque deux mille deniers d'Albinus et le trésor de Saint-Didier-au-Mont-d'Or découvert en 1844 avec des squelettes de soldats ;
  • la mosaïque des Jeux du cirque ainsi que celles retrouvées sur la presqu'île ;
  • des éléments du second atelier monétaire impérial quand Lugdunum frappait monnaie.

Balade dans le quartier de la Lugdunum antique

Outre L’ Amphithéâtre des Trois Gaules situé sur l'autre colline, celle de La Croix-Rousse, visible de la rue du jardin des plantes dans le 1er arrondissement et le parc archéologique de Saint-Jean , petit jardin public situé près de la cathédrale qui conserve les vestiges d'un baptistère paléochrétien, plusieurs sites sont dignes d'une petite promenade dans le quartier.

On peut encore citer le Sarcophage du triomphe de Bacchus actuellement au musée de la Civilisation gallo-romaine, découvert dans ce quartier vers 1800, lors des travaux de reconstruction de l'église Saint-Irénée (Voir photo ci-dessus) ainsi que la Grotte Bérelle : citerne d'eau gallo-romaine située sous l'esplanade du lycée Saint-Just, site classé mais non visitable.

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  Tombeau de Turpio            Grands thermes romains                 Aqueduc du Gier à Lyon
  • les grands thermes de Lugdunum  : les seuls découverts dans la ville haute, jouxtant des habitats en terrasses rue des Farges, Lyon 5 ème arrondissement ;[3]
Eglise st just Lyon5.JPG
L'église Saint-Just
  • Juste à côté, toujours sur la rue des Farges se trouve l'Église Saint-Just, reconstruite au XVIème siècle (1565-1663) après les guerres de religion environ 200 mètres plus bas que l'église d'origine dont il reste quelques traces des pierres du soubassement. La façade de style néoclassique ne sera rajoutée qu'au XVIIIème siècle avec une inscription rappelant la dédicace de l'ancienne basilique aux frères Macchabées : Machabaeis primo deinde sancto iusto (Aux Macchabées d'abord puis à Saint Just).
  • le tombeau de Turpio , un des cinq mausolées bordant l'une des voies romaines menant à la ville haute, qui a été, avec d'autres tombeaux en moins bon état, réinstallé le long de la montée de Choulans. Lors de travaux, cinq stèles furent installées sur la place Choulans (nommée depuis place Wernert) : celui de Julia, de Quintus Valerius, de Julius Severianus, de Satrius, et le plus intéressant, celui du prêtre provincial Turpio, qui lui avait été offert par ses affranchis avec cette inscritpion : « Q. Calvio, Quinti liberto, Palatina, Turpioni, seviro, Regillus, Chresimus, Murranus, Donatus, Chrestus, libertei, ex testamento. »
  • Sur le haut de la Place Wernert, 17 ter et 19 rue des Macchabées, on découvre La Fontaine du Taurobole , appelée ainsi en souvenir d'une pierre de taurobole -petit autel où étaient sacrifiés les animaux- exhumée lors de fouilles. Edifiées en 1828, ses 4 colonnes en pierre de Tournus supportent un entablement et une vasque rectangulaire surmontée d'une tête de taureau couronné.
  • l’aqueduc du Gier , qui mesure 75 kilomètres, est le plus long des quatre aqueducs de Lugdunum. Quelques arches sont visibles au bout de la rue Radisson à Lyon, toujours dans le 5ème arrondissement mais l'essentiel (quatre-vingt douze arches) est situé dans l'ouest lyonnais, sur la commune de Chaponost ; (photo de la partie droite de la chaussée)
  • Les fontaines . Un peu plus loin sur la place de Trion, trône maintenant une fontaine monumentale mise à jour en 1983 dans le jardin du Verbe Incarné à Fourvière et datant de l'époque de l'empereur Claude au 1er siècle après Jésus-Christ.
  • Deux autres fontaines beaucoup plus récentes agrémentent le quartier : la Fontaine du boeuf couronné ou Taurobole rue des Macchabées, conçue par l'architecte Louis Flacheron en 1828 avec de la pierre de Tournus, inspirée par le symbole du taurobole, petit autel où l'on sacrifiait des animaux et la Fontaine Pompe de la rue des Farges, créée par l'architecte René Darel en 1836 avec de la pierre calcaire, qui n'est plus en service.

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  Fontaine de Trion                         Fontaine du Torobole                Fontaine pompe des Farges

Références

  1. Voir le site archéologique
  2. voir le site du musée
  3. Des Thermes romains du IVème siècle furent découverts lors des travaux de la ligne D du métro sous l'avenue Adolphe Max (à deux pas de la cathédrale) mais le faible périmètre des fouilles n'a pas permis de se faire une idée exacte du site. L'ensemble a été détruit pour la construction du métro. (Voir Françoise Villedieu, Lyon St-Jean, les fouilles de l'avenue Adolphe Max, documents d'archéologie en Rhône-Alpes, 1990, pages 29 à 38)

Infos complémentaires

  • Amable Audin, "Gens de Lugdunum", Éditions Latomus, 1986, isbn 2870311303, 192 pages
  • Amable Audin, "Lyon, miroir de Rome", Éditions Fayard, 1979, isbn 2213006903, 301 pages
  • Amable Audin, "Retrouver Lugdunum", Éditions Réalisation, 1981, 80 pages

Lugdunum : plan et maquette

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  Plan des fouilles                  Maquette du musée gallo-romain
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