Ecrire est une enfance

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Philippe Delerm : Ecrire est une enfance

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Référence : "Ecrire est une enfance", éditions Albin Michel, 12 octobre 2011, ISBN 2226229825

Présentation et contenu
Dans cet essai autobiographique, Philippe Delerm, parvenu à la soixantaine, s'interroge sur son écriture et sa passion d'écrire, tente de percer les raisons secrètes, dans une quête introspective, de savoir ce que peut bien signifier l'acte de noircir jour après jour des feuilles de papier, au-delà des raisons habituelles qui tournent autour du besoin de reconnaissance et de l'ego.

Dans cette recherche qui le ramène à l'enfance, il traque la genèse de son écriture, le parcours d’homme et d’écrivain qu'il a suivi jusqu'alors, examinant avec soin le chemin parcouru. Retournant vers ses jeunes années, avec une grande lucidité mâtinée d'une certaine mélancolie, [1]il revient sur ses premiers tâtonnements d'écolier, le lien avec des parents instituteurs qui ont influencé dans une certaine mesure son penchant naturel pour cette forme d'expression, ce besoin de lire exaspéré par l’isolement lié à une longue maladie infantile, une timidité naturelle qui l'a gêné mais a sûrement aussi joué son rôle dans son rapport à l'écriture. [2]

Il poursuit avec ses difficultés, celles de ses relations féminines que n'arrange pas sa timidité [3], le renoncement final au journalisme sportif, [4] puis la rencontre avec Martine la femme de sa vie, sa décision d'être professeur de lettres, qui est encore une autre forme de relation à l'écriture. Il parle bien sûr des influences littéraires qu'il a subies, celle de Marcel Proust, de Paul Léautaud, Jules Renard parmi les plus notables, ses "parrains d'écriture" comme J.M.G. Le Clézio, Jean d’Ormesson, Pascal Quignard …

Il va connaître le succès qui vient enfin avec La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules. C'est un homme éclectique qui, outre son attachement à l'enfance et à la littérature, a une attirance pour le sport en général, [5] et aime aussi la chanson française, la peinture, le cinéma... tout ce qui tourne autour de l'expression artistique, ce mélange de mélancolie [6] de joie, de sérénité et de bonheur [7]qu'on retrouve souvent dans ses récits.

Sélection bibliographique

  • Rémi Bertrand, "Philippe Delerm et le minimalisme positif", Éditions du Rocher, 2005

Références critiques

  • "Philippe Delerm, un écrivain engorgé" par Philippe Lançon, Libération du 10 février 2011

Notes et références

  1. « Parfois on dit : "On aurait presque pu..." Là, c'est la phrase triste des adultes qui n'ont gardé en équilibre sur la boîte de Pandore que la nostalgie.» (La première gorgée de bière, p.28, Éd. L'Arpenteur)
  2. Il dit dans la Video AlbinMichel du 18 novembre 2011 que son besoin d'écrire vient surtout de : « sa façon singulière de regarder le monde qui nous entoure et à sa façon de la 'transfuser' dans des livres... » Propos sur le regard à rapprocher de ce qu'il dit dans son essai "Les chemins nous inventent en 1997 : « C'est le regard qui compte, et cette envie d'aller par les chemins. »
  3. « Les filles sont un autre monde, et je m'en souviendrai. Elles deviendront cet ailleurs difficile où je te reconnais, pays à inventer pour le bonheur de passer la frontière.» (Le Cinquième Saison, page 53, Éd. du Rocher)
  4. Renoncement qu'il traduira par l'écriture dans son récit La Tranchée d'Arenberg et autres voluptés sportives
  5. Féru d'athlétisme, il a collaboré au journal "L’Équipe" pendant les Jeux olympiques d'Athènes en 2004 et en 2008, il a commenté pour "France Télévisions" les épreuves d'athlétisme aux jeux de Pékin
  6. « J'aime la mélancolie de ce passant. Il n'a plus aucune de ces prétentions du paraître qui nous amenuisent tant dans la vraie vie, nous contraignent à cacher nos blessures, nos tristesses. » (L'envol, page 7, Éd. Librio n°280)
  7. Voir son recueil de nouvelles "Le trottoir au soleil" en 2011 où il évoque « ces petits éclats de vie qui font la trame des jours heureux. »

Liens externes
* Vidéo-interview de Delerm

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