Les Honorables

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Les Honorables de Josette Pratte

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Référence : Les Honorables, Josette Pratte, éditions Robert Laffont, 292 pages, 1996 2-221-08258-3, couverture Xavier Prinet ‘Coin canapé’ (1926)

Les Honorables est un roman de l’écrivaine québécoise Josette Pratte, qui décrit la "bonne" société québécoise des années à l’aube et pendant la seconde guerre mondiale.

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Présentation et sommaire

Josette Pratte, originaire du Québec où elle est née en 1951 et qu’elle ne quitte qu’en 1978 pour venir en France, nous fait pénétrer dans la vie quotidienne d’une grande famille québécoise dans ces années quarante de la guerre en Europe. Elle brosse à travers cette saga un monde qu’elle a bien connu et croque avec bonheur des personnages plus vrais que nature.

1- De l’automne 1938 – l’hiver 1938-39
2- L’été 1939
3- Les temps de guerre : 1939-42
4- Les temps de guerre : de l’été 1942 à Octobre 1945

La famille Desrosiers

Cette famille, l’une des plus importantes du Québec, repose sur le patriarche –l’Honorable dit-on là-bas- Elzéar Desrosiers, un homme vieillissant, ancien magistrat qui règne encore sur son clan. De caractère autoritaire et plutôt râleur, aux idées bien arrêtées sur les devoirs et obligations de sa caste, il dirige d’une main ferme sa propriété de la Grande-Allée et sa domesticité, sa campagne du Bas-du-Fleuve ainsi que sa maisonnée, ses deux filles Virginie et Daphnée, son fils Ernest et son gendre, "l’honorable" Adjutor Duguay. Seuls ses trois petits-enfants Charles, François et surtout Gabrielle savent toucher son cœur et obtenir de lui ce qu’ils veulent.

Virginie est à son aise, se sent bien entre un mari, édile local qu’elle admire et ses trois enfants. Sa sœur Daphnée se sent plutôt à l’étroit dans cette société étriquée, à la recherche de quelque chose d’autre qu’elle a du mal à définir. Elle va tomber amoureuse d’un riche canadien anglais protestant. Il est tout ce que le clan Desrosiers n’est pas et Elzéar ne peut admettre ce qu’il considère comme une rébellion, une atteinte à ses prérogatives. Débat classique entre l’amour et la pression familiale qui va briser le cœur de Daphnée. Elle va finalement e résoudre à se fiancer à un jeune avocat qui plaît à la famille mais qui va rapidement s’engager et partir à la guerre pour la ‘vieille Europe’.

Les temps de guerre

Cette guerre lointaine qui ravage l’Europe puis va s’étendre au Pacifique, partage les Canadiens qui se demandent s’il faut aller se battre pour l’Europe, pour ces deux pays colonialistes qui les ont conquis et occupés.

La ‘Belle province’ renâcle puis finit par céder à l’effort de guerre. Elzéar Desrosiers reste assez insensible à toute cette agitation contraire à son tempérament, qui gagne peu à peu toute sa maisonnée et sa fille Delphine la première. Pour les représentants de cette génération, c’est aussi les assises de leur société qu’ils ont tant aidé à bâtir, que la guerre menace de remettre en cause.

La guerre et l’occasion de dépasser les clivages entre Canadiens français et anglais, qui aiment à ressasser le passé et à marquer leurs différences. La cohabitation est difficile mais Daphnée participe au mouvement et se lance à corps perdu dans l’effort de guerre, organisant des défilés de mode, action pédagogique visant à développer l’esprit civique de ses concitoyens et de dégager ainsi des fonds pour les industries d’armement.

La guerre à présent est finie et le 2 octobre 1945, c’est la fête au pays, Elzéar Desrosiers regarde le Royal 22e régiment qui revient triomphalement de la vieille Europe. Son futur gendre Maurice, le fiancé de Daphnée, en fait partie, lui l’engagé volontaire dès 1939, parti donc depuis quelque six années. Daphnée est ainsi rattrapée par son passé et voit l’ombre portée de son amour pour Frederick Dobell s’éloigner irrémédiablement.

Main il semble bien que la guerre ait impact durablement la stabilité de cette société et que désormais, rien ne puisse être comme avant.

Interview de l'auteure
« Je mets très longtemps à écrire quelque chose. J’ai mon propre rythme. Pour moi, il faut donner le temps au personnage et au monde d’exister. J’ai beaucoup de mal à accepter ce que je fais aussi. Ce sont des thèmes différents, d’écriture différente. Moi ce qui m’anime, c’est comprendre les êtres et donc, au fond, se comprendre, ou comprendre des morceaux de soi et les aimer. Pour moi l’essentiel est d’arriver à être soi; là est la force, arriver à trouver sa personnalité, l’affirmer, être soi et n’être que soi. »

Bibliographie

  • Josette Pratte, " Et je pleure ", éditions Robert Laffont, 1981
  • Josette Pratte, "Les Persiennes", éditions Robert Laffont, 1985
  • Josette Pratte, Bernard Clavel, Œuvres complètes de Bernard Clavel

Liens externes
BookNod Josette Pratte à Apostrophe en 1985

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