Mario Vargas Llosa à Lima

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Mario Vargas Llosa à Lima

Mario Vargas Llosa( 28 mars 1936 à Arequipa) romancier et essayiste
Prix Nobel de littérature 2010
Le vendredi 18 mai 2012 par Christian Broussas.

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Mario et sa mère en 1940    Vargas Llosa et son    Vargas Llosa et sa femme  
fils Alvaro en 1978 Patricia en 2010

« Si nous ne voulons pas être une société de moutons 'domesticables' et manipulables par toutes les formes de pouvoir, y compris celui de la science, il faut défendre la littérature. »
Mario Vargas Llosa.

Mario Vargas Llosa quitte la ville de Piura située dans le nord du Pérou, où il a passé l’année 1952 chez la tante Olga et l’oncle Lucho, son oncle préféré, après une fête avec toute la famille réunie à Chimbote, petit village de pêcheurs, à l’hôtel des touristes au bord de la plage.

Dans les derniers jours de décembre 1952, il rejoint Lima, s’installe chez ses grands-parents dans la grande maison de la rue Porta. Il prépare son entrée à la faculté de lettres rue Padre Jéronimo. Il noue d’étroites relations avec deux étudiants de l’université San Marcos qu’il rejoint souvent rue Dupetit-Thouars chez Léa ou avenue d’Arequipa chez Félix, tout près d’Angamos, hantant la petite librairie de la rue Pando. [1]

Il se situe alors plutôt à gauche, opposant à la dictature, se réunissant avec ses amis dans un vieil immeuble de l’avenue Abancay, une maisonnette de Bajo el Puente ou une pension de Barrios Altos. [2] Son amitié avec le professeur Porras Barrenechea et ses amis donnent lieu à des réunions « qui se prolongeaient souvent tard dans la nuit pour finir dans quelque café de Miraflores… ou à El Triunfo de Surquillo, un troquet mal famé que Porras avait rebaptisé Montmartre. » Il participe à toutes les manifestations estudiantines autour de l’université, la chaussée de l’Union, la place Saints-Martin, La Colmena ou le parc universitaire.

C’est fin mai 1955 que la tante Julia, sœur cadette de sa tante Olga arrive à Lima et dans sa vie. Episode tragi-comique de leur liaison puis de leur mariage, face à l’opposition de toute la famille Llosa et surtout de son père qui va réagir assez violemment au coup de force de son fils. [3] Julia s’installe d’abord chez sa sœur Olga dans l’appartement de l’avenue Armandariz à Miraflores, à côté de la Quebrada où Mario se rend très souvent. Après le retour de Julia du Chili et leur mariage, ils emménagent rue Porta, « à l’endroit où elle se rétrécissait et tombait sur un mur qui la séparait de la Diagonale» . C’est en assistant à la maltraitance d’animaux dans un chenil qu’il eut l’idée du début de son roman " Conversation à la Cathédrale ". [4]

Durant l’été 1956, C’est grâce à son ami Porras Barrenechea [5] qu’on lui propose de devenir ‘nègre’ pour Hernando de Lavalle, candidat aux prochaines élections présidentielles. Pour cela, il prend un bureau dans un petit immeuble rue de la Colmena, en plein centre de Lima pour écrire communications et discours. Puis il trouve avec Julia un appartement plus spacieux à Las Acacias, à deux pas de chez l’oncle Lucho, tout près de Miraflores. Grâce à un autre ami Raul Deustua, il devient directeur des informations à Radio Panamericana, rue Belen, titre pompeux pas vraiment à la hauteur de ses émoluments. [6]

Rêvant de devenir écrivain et de partir pour la France, il fréquente certains de ses professeurs, Fernando Tola qu'il va souvent voir chez lui avenue Benavides à Miraflores ou Luis Alberto Sanchez spécialiste de littérature hispano-américaine, il retrouve aussi très souvent ses deux copains , les inséparables Lucho et Abelardo dans les "vieux bars" de la place d'armes ou de la Colmena.

En 1958, il obtint cette bourse qu'il convoitait sans trop y croire pour aller poursuivre en Espagne ses travaux sur le grand poète nicaraguayen Ruben Dario. Encore sous le choc de cette nouvelle inespérée, il parcourut la colmena en direction de la place San Martin pour prendre le taxi collectif de Miraflores afin d'annoncer au plus vite à Julia ce à quoi il rêvait : partir pour l'Europe. Il devait y restait 16 ans, surtout à Madrid et à Paris, sans penser alors revenir s'installer durablement au Pérou.

Mais la vie en décida autrement, qui le mènera à s'engager en politique et à briguer -sans succès- la présidence de la république aux élections de 1990. [7] En 2010, il reçut le prix Nobel de littérature « pour sa cartographie des structures du pouvoir et ses images aiguisées de la résistance de l’individu, de sa révolte, de son échec selon les termes du jury. »

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Vargas Llosa et Juan Carlos     Vargas Llosa en taxi à Lima       Avec BH Léy à Lima en 2001
à Lima en 2001

Notes et références

[1] Voir « Le poisson dans l’eau », chapitre XI "Camarade Alberto"
[2] Sur ces années, époque de l’université de San Marcos, voir son roman " Conversation à la Cathédrale "
[3] Mario Vargas Llosa ‘trafiqua’ sa date de naissance pour pouvoir se marier et son père voulait faire annuler le mariage
[4] Voir « Le poisson dans l’eau », chapitre XV "La tante Julia"
[5] Porras Barrenechea : futur sénateur et ministre des Affaires étrangères du gouvernement Prado
[6] « J’ai mis à profit maints souvenirs de Radio Panamericana dans mon roman "La tante Julia et le scribouillard" écrit-il dans Le poisson dans l’eau, chapitre XVII "L’oiseau-mitre"
[7] Voir "Le Poisson dans l'eau", dernier chapitre, éditions Gallimard, février 1995

Références bibliographiques

*La guerre de la fin du monde, éditions Gallimard, 1983 ;
*La fête du bouc, éditions Gallimard, 2002 ;
*De sabres et d'utopies : Visions d'Amérique latine, Gallimard, coll. « Arcades », 2011.
*Le poisson dans l’eau (El pez en el agua), éditions Gallimard, 1995)
*L’autofiction selon Vargas Llosa

Voir aussi, les écrivains latino-américains :

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