Rainer Maria Rilké (Duino)

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RAINER MARIA RILKE A DUINO

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tumb tumb tumbPortraits de Rilke

Rilke à Duino [1], évoque les élégies du poète Rainer Maria Rilke et à son séjour sur la presqu’île de Duino.

En 1912, du haut de la falaise de Duino, Rainer-Maria Rilke ébauche ses Élégies qu’il n’achèvera que dix ans plus tard. Elles transmettent la beauté de ce paysage écartelé entre plusieurs pays confronté aux tumultes de l’histoire.

Rilke à Duino perçoit de la falaise le souffle de la mer, conçoit ses deux premières élégies ainsi que des fragments de toutes les autres. La conception se fera petit à petit, la troisième à Paris en 1914, la suivante à Munich en 1915 pendant "les années de sang", jusqu’en 1922 où les rejoindront Les Sonnets à Orphée. La sérénité qu'a connu Rilke entre les deux baies –entre les lagunes de Grado et de Trieste- chez sa bienfaitrice Marie de Tour et Taxis est bien loin.

tumbRilke avec Baladine Klosssowska en 1923

Les combats de la première guerre mondiale ont détruit le château de Duino, la seconde partagera ce pays de Karst entre Italie et Yougoslavie qui, avec l’éclatement de la Yougoslavie, sera rattachée à la Slovénie. « Voix, voix, entends mon cœur, comme jadis seuls / Des saints écoutaient… / ainsi étaient-ils écoutant. Non que tu supportes de Dieu / La voix, loin de là. Mais écoute le souffle / La nouvelle ininterrompue qui se dessine du silence. / La rumeur monte maintenant de ces jeunes morts vers toi. »

Cet "invisible dire" comme il l’écrit, ouvre la seconde série des poèmes orphiques : « Muscle de fleur qui à l’anémone /peu à peu ouvre les matins de prairie / jusqu’à ce qu’en son sein la polyphone / lumière des cieux sonores soit jaillie. / Muscle de l’accueil infini. » La poésie se distancie de la réalité, l’ange devient le symbole de l’invisible, « Etre ici est splendeur. » [2]

Histoire terrible du siècle dont Rilke nous délivre d’un simple coup d’aile de son ange, d’un large souffle venu de Duino puis plus tard de Muzot [3] Un souffre réconfortant qu’il prend à témoin : « Plus qu’un souffle / est comme mon fils. / Air, me reconnais-tu ? »

tumb Le château de Duino

Bibliographie
- Jean-Pierre Faye, "L’écluse", éditions du Seuil, 1964
- Jean-Pierre Faye, "Langages totalitaires", éditions Hermann, 1972
- Jean-Pierre Faye, "La Raison narrative", éditions Balland, 1990
- Jean-Pierre Faye, "La Grande Nap", éditions Balland, 1992
- Jean-Pierre Faye, "Le livre de Lioube", éditions Fourbis, 1992

Notes et références

  1. d'après un texte de l’écrivain et philosophe Jean-Pierre Faye, fondateur de l’Université européenne
  2. « Hier sein ist herrlich  » (septième élégie)
  3. Muzot en Suisse où Rilke se retira vers la fin de sa vie
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