Tu finis toujours…

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Cette œuvre est basée sur une œuvre originale sous licence art libre.

Source : http://www.okedomia.com/2007/09/19/tu-finis-toujours/

Auteurs de l'œuvre originale : Eleken Traski

Licences : N/A

Dans la nuit, marche la mort, cherchant sa prochaine victime, comme l’éclair dans la nuit, sa faux fouette l’air… Les têtes tombent. Elle erre telle l’ombre de chaque mort parmi les tombes et les tombeaux de se cimetière. C’est son antre, son lieu de repos. Après chaque âme prise, c’est là qu’elle vient se reposer, dormir de son sommeil qui n’en ai pas un, se repaître de sa dernière prise. Comme un nuage de misère, elle flotte dans les airs, sont corps vaporeux ne laissant se découpé clairement que ses bras squelettique, son crane aux orbites mortes et sa faux qui miroite sous la Lune. La Lune, témoin universelle de ses crimes. Séléné, déesse de la nuit, qui a un jour défiée Dieu en imposant au humain la mort et la douleur, qui à un jour envoyée ses émissaires, ses anges de mort, sur terre pour se repaître des âmes pécheresses et emmener les âmes sauvée jusqu’aux portes lumineuse de l’autre monde. Une mort par village, telle fut la règle imposée à l’humanité. L’on raconte que certains village n’ont jamais était trouvé par la mort et que ce qui y vivent n’y meurent jamais, mais cela n’est qu’un mythe. La mort, néanmoins, n’est pas assez rapide, et avec l’accroissement de la population, elle ne peut prendre autant d’âme, que d’âme qui viennent, d’où l’augmentation de la durée de vie dans les grandes villes. Mais ce petit village n’a pas ce problème. Ici, depuis le début des temps des mortels, il n’y a jamais eu plus de deux cents âmes à surveiller. Et ce soir, la mort est alléchée. Une âme est prête pour elle, elle l’a sent qui l’appelle, comme une lente pulsation qui fait vibrer d’envie son corps éthéré.

Lentement, elle sort des limbes obscure et arpente le cimetière, sort en survolant la grille et se dirige vers l’homme qui l’attend. Les vivants ne peuvent la voir, mais quand elle les frôle, elle se délecte de leur frisson et de la peur qui les paralyse soudainement. Certain vieux, proche de l’appeler ou les suicidaires, peuvent apercevoir son ombre ou sa silhouette dans l’angle mort de leur yeux ou rapidement dans un miroir, mais sans pouvoir la voir vraiment approcher, sans pouvoir vraiment la saisir de leur mains avide de cette mort attendue qui ne vient pas. Elle flotte ainsi jusqu’à une petit maison. Toutes les fenêtres sont noires et obscures à l’exception de la fenêtre de l’étage d’où la lueur vacillante d’une bougie s’échappe. La fenêtre est entre-ouverte, comme attendant son passage. Elle longe le mur tel un voleur et se laisse glisser, goûtant les aspérités du mur, vers la lumière. Elle ne l’aime guère, mais les hommes l’affectionne tellement qu’elle a finit par s’y habituer. Cela ne l’empêcha pas, en pénétrant dans la pièce, de provoquer un courant d’air glacial qui éteignit immédiatement toutes les bougies présentes. Telle la brume, elle rampe sur le sol, se dirigeant vers la masse sombre qui dort sous les couvertures. Elle se fige, l’homme ne dort pas. Malgré l’obscurité, les pupilles de l’homme la scrutent à la lueur lunaire qui pénètre par la fenêtre, la mort ressent les pensées de l’homme qui se tourne vers elle. Il tente de parler, s’étouffe, puis reprend d’une voix frêle. « Je t’attendais ». La mort se redresse de toute sa hauteur spectrale, son corps oblong fait presque la hauteur de la pièce. L’homme la suit des yeux. Cela veut dire qu’il l’a voit, cela veut dire qu’il l’attendait… Cet homme qui depuis trente ans vis avec un secret. Il a tué sa femme et sa fille dans un accès de folie et de colère. Il les a tuées avec ce même couteau qui lui sert depuis, tous les jours, à couper son pain rassis. Il a enterré les corps dans la cave puis et aller se saouler dans le seul bistrot du village où il a prétendu que sa femme « venait de partir avec sa gosse et leurs économies ». Fieffé mensonge que les habitants du village s’empressèrent de croire, plutôt que d’imaginer vivre à côté d’un meurtrier. Les années passèrent et l’homme continua de vivre comme si de rien n’était, mais ne quitta jamais la maison, devenue trop grande pour lui, et n’invita jamais plus personne, de peur que quelqu’un découvre la vérité.

La mort se rappela être venue voir les âmes de ses victimes. Comme beaucoup de ceux qui sont morts violemment, leur âme ne pourra trouver le repos éternel et la mort ne pu les prendre pour les guider. Elles étaient encore là. D’ailleurs, elle venait de pénétrer dans la pièce. Les années de souffrance les avaient complètement déformées. La femme n’était plus qu’une masse résiduelle de tentacule et d’yeux immonde. La petite fille, de son incompréhension d’enfant, avait encore une apparence humaine, bien que difforme et bossue, ses traits rappelaient encore celle qu’elle avait été. L’homme toussa, quand une des tentacules de sa femme vint se poser sur son torse décharné. L’homme ne la voyait pas, mais dans quelques secondes, il serait confronté à ses crimes. « Qu’attends-tu pour me prendre… Ne crois-tu pas que je t’ai assez attendu… »

La mort toise la faible créature, rarement elle ressentait quoique ce soit pour ses victimes, mais les ignobles, les meurtriers, les fous, l’intéressait toujours. Et celui-ci, bien que n’étant pas exceptionnel, avait l’âme sombre et corrompu par le mensonge et la traitrise. La mort abattît sa faux sur le ventre de sa victime. Les émanations spirituelles de l’homme jaillirent, tel le sang, de la blessure immortelle. Il devrait souffrir avant de disparaître dans le néant, telle était la punition réservée aux âmes corrompues. La lame remonta dans son abdomen, lentement, vers le cœur. L’homme tremblait et gémissait. Sa fin était douloureuse, la mort se régalait de cela. Puis elle se pencha en avant et saisit l’âme même du mort entre ses serres avant de l’extraire violemment du corps et de la jeter dans un coin.

Puis la mort ressortie par la fenêtre, un autre mourant l’appelait et elle allait s’en occuper. Celui-ci était honnête et bon, il méritait une fin tranquille. L’homme derrière elle hurla, il venait sans doute de voir ce qui restait de sa famille. La mort le laisserait au prise avec ses victimes jusqu’à la fin de la nuit et, juste avant l’aube, viendrait récupérer ce qui resterait de son âme et l’emmènerai aux portes sombres du néant. Là-bas sont âme se dissoudrait et des parcelles reviendrais à la vie, se mêlant aux plantes, aux cailloux et peut-être même à d’autres humains… La mort sourit, tout du moins, son visage squelettique découvrit ses dents…

C’était une belle nuit…

Sombre et mortelle…

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